jeudi 10 octobre 2013

Devenir mère, ce que ça change



Tout le monde imagine assez facilement ce que "devenir mère" change au quotidien. 
Je crois qu'on en a toutes une idée avant de franchir le cap. 
Une fois qu'on y est, c'est quand même un peu différent. 

Au quotidien, on fait presque constamment passer les besoins d'un autre être avant les nôtres, parce qu'il est de nous, parce qu'il est sans défenses et totalement dépendant, et aussi, parce qu'il est trop mignon et que cela va de soi. 

Reste que parfois, un coup de main serait le bienvenu, parce qu'on aimerait prendre une douche tranquille sans l'entendre hurler dans son lit, parce qu'on aimerait manger sans l'avoir sur les genoux, parce qu'on aimerait du temps en amoureux, comme avant ... 

Et pourtant, les premiers mois, c'est si difficiles de le lâcher, de le confier ... 

Etre mère, nous pousse à mettre une bonne part de notre égoïsme de côté, et c'est plutôt une bonne chose. Bien sûr, il y a une limite à poser, il ne faudrait pas s'oublier totalement au profit de son enfant. Car un enfant, a besoin d'une mère (et d'un père aussi) heureuse, c'est à dire qui s'épanouit dans sa vie en dehors de lui. C'est plus sain pour l'enfant, ainsi il peut trouver en sa mère un modèle d'inspiration, et surtout cela le dispense d'une pression inutile. Car c'est bien connu, les parents qui vivent par procuration à travers leur enfant ont des attentes démesurées qui, si elles n'étouffent pas totalement l'enfant, l'empêchent de prendre sa vie en mains ! 

Devenir mère, cela nous rend donc par ricochet plus sensible aux besoins des autres, pas seulement ceux de notre enfant, mais ceux du reste du monde aussi. Cela change notre regard, et cela peut aussi nous permettre de faire un tri dans nos amis. 

Devenir mère, cela donne de la force, du courage, de la motivation, c'est curieux, mais c'est plus facile de se battre quand ce n'est pas seulement pour soi, mais quand c'est pour un des êtres à qui on tient le plus au monde. 

Devenir mère, cela réclame de mieux s'organiser, sinon impossible de tout gérer. Cela demande aussi de savoir lâcher-prise pour se concentrer sur le plus important. 


Devenir mère, cela fatigue, on ne peut le nier. Sauf peut-être pour les chanceuses qui ont des bébé marmottes qui se couchent à 19h30, se réveillent à 8h, font encore une sieste entre 10 et 11h et une autre entre 14h30 et 16h. Pourtant, à mon avis, ces bébés-là sont plutôt rares ! Toutes les autres mamans accumulent des nuits hachées, n'ont pas le temps de faire la sieste, les cernes se creusent. Heureusement, on trouve nos solutions pour survivre, et puis on parvient même à trouver un équilibre qui nous permet de récupérer un peu. 

Devenir mère, cela colore la vie. Oui parce que voir son enfant grandir, progresser, s'éveiller, c'est quelque chose de prodigieux. Surtout chez nous, je lui répète souvent : "la vie est plus belle en souriant". Alors on sourit souvent, et lui aussi, c'est contagieux. 
Quand j'étais célibataire, je commençais à ne plus savoir sourire tellement je me sentais seule et vide. Aujourd'hui, mon fils est ma meilleure raison de sourire, il est tout mignon, il est adorable, je l'aime, grâce à son papa, et grâce à lui, je ne me sens plus seule, je sais que je compte pour quelqu'un, et pour mon petit, je sais que je lui suis même indispensable. Cela me motive à m'épanouir aussi en dehors de mon rôle de mère, ma vie a plus de sens, plus de saveur. 

Je ne suis pas en train de vous dire de faire un enfant pour soigner votre mal-être. Ca ne marche pas comme ça. Comme je l'ai expliqué dans le premier post sur le désir d'enfant, vouloir un enfant, c'est un déclic, et vu l'investissement que cela demande, mieux vaut que ce désir soit profond et surtout partagé par le futur papa !
Ce que je veux dire, c'est que devenir mère est une expérience incroyablement enrichissante, qui nous oblige à nous dépasser, qui est exigeante, mais qui apporte tellement en retour que si on le souhaite, il ne faudrait surtout pas s'en priver ! 

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