mardi 15 octobre 2013

La "bonne" fessée - ou comment fabriquer un futur caïd !


Quand j'ai lu ceci : 
"Si elle a été administrée correctement, et même si cela vous paraît bizarre, la fessée peut être une expérience positive dans l’apprentissage de l’enfant. Bien que certains pensent que cela encourage la violence, la fessée n’apprend pas à votre enfant à résoudre ses problèmes par la violence. Une relation de confiance se créé entre les membres de la famille et la plupart des enfants méritent une bonne fessée au moins une fois dans leur vie pour corriger leur comportement. C’est normal. Vous vous sentirez peut-être mal intérieurement (ce qui est tout à fait normal), mais cela ne fait pas de vous un mauvais parent car si vous la donnez de la bonne manière (sans abus et pour les bonnes raisons), la fessée fait partie de l’éducation. Une fois que vous aurez terminé de le fesser, assurez-vous de rappeler à votre enfant que vous l’aimez toujours, faites-lui un câlin et un bisou. Il vous en voudra pendant quelques jours mais finira en général par vous pardonner."
sur ce blog : http://lesvendredisintellos.com/2013/09/06/le-how-to-de-la-bonne-fessee-ou-comment-bien-eduquer-son-enfant/

J'ai été abyssalement choquée, oui au plus profond de mon être !

Quelles inepties, quelle connerie ! N'est-ce pas trahir la confiance toute naturelle de son enfant que d'user de violence envers lui ? N'est-ce pas cruel de maltraiter volontairement et à froid un être sans défenses dont on est justement responsable, ainsi que de sa sécurité physique et affective ? 

Honnêtement, au travail, si vous faisiez une erreur et que votre patron use de violence ou d'humiliation publique envers vous, vous trouveriez ça normal ? Acceptable ? Et encore, vous n'êtes pas sans défense contre votre patron comme l'est un enfant devant son parent !

Il n'y a jamais de bonne raison de donner une fessée ! Et si, le parent qui ne connait pas d'autres moyens d'obtenir de son enfant un comportement adapté est un mauvais parent !

Qu'on se le dise !

Je comprends le parent poussé à bout qui laisse échapper une fessée sous le coup de la colère, c'est humain. 

Mais jamais au grand jamais je ne trouverais de circonstances atténuantes ou de justifications acceptables pour le parent qui la donne à froid ! Celui-là, pour moi, c'est juste un monstre ni plus ni moins. 

Et biensûr qu'il enseigne ainsi à l'enfant que les conflits se règlent dans la violence et l'abus de pouvoir et non dans le dialogue !

Les enfants sont bien moins sensibles à ce qu'on dit qu'à ce qu'on fait ! Ils calquent l'exemple plus qu'ils n'écoutent les mots !

Nul doute que l'auteur du paragraphe ci-dessus a reçu des fessées, qu'il en adonnées, sinon il n'éprouverait pas le besoin d'écrire de telles conneries, si infamantes ! 



La vraie question c'est comment faire autrement !

Déjà, garder son calme quand les enfants testent les limites, et quand on sent qu'on perd le contrôle, on peut de soi-même s'éloigner, respirer un bon coup, boire un grand verre d'eau, sortir au jardin marcher un peu ... 

Ensuite, dire clairement à son enfant ce qu'on attend de lui et pourquoi. 

Après écouter les raisons de son refus. 

Si il touche à ce qui est négociable, alors on négocie. Si il touche à ce qui est non-négociable (la sécurité, le respect d'autrui, de soi) alors on impose fermement et calmement sa volonté, avec des aménagements si c'est possible. 

Si il s'entête, rappeler la sanction prévue, sanction qui doit être une conséquence logique : par exemple celui qui renverse un verre doit nettoyer, celui qui rentre un jour en retard doit après rentrer plus tôt, celui qui dépasse son forfait de portable reçoit un forfait plus petit le mois suivant et doit rembourser la différence avec son argent de poche ... 

Si l'enfant est en crise, il a besoin qu'on pratique l'écoute active, qu'on l'aide à découvrir le véritable besoin non satisfait qui se cache sous la colère, la fatigue, les cris. 

Si l'enfant est trop "hors de lui" pour communiquer, et qu'il est encore petit, on peut le maintenir dans les bras le temps qu'il se calme. 

Si cela fait décupler sa colère, on peut l'emmener dans sa chambre, ou au jardin, et rester à côté de lui le temps qu'il se calme. 

L'idéal étant de désamorcer la colère avant qu'elle monte trop, par exemple en utilisant un signal qu'on a choisi ensemble et qu'on utilise quand on sent la crise arriver. 

Tout cela pour dire qu'il y a des moyens d'éduquer un enfant, et qu'on n'est pas obliger d'utiliser des techniques de dressage violentes ! 

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