mardi 8 octobre 2013

Le rôle du père

Les pères d'aujourd'hui, ne sont plus ceux d'hier, et pour ma part, je dis : tant mieux !

Pour moi, pères et mères sont des rôles différents, et pourtant totalement interdépendants, complémentaires. Je n'aime pas trop la vision de Freud du père séparateur, celui qui vient "interdire" la fusion entre maman et bébé. 

Et d'ailleurs, je ne l'ai jamais ressenti comme cela. 

C'est mon mari qui a tenu notre fils le premier quand il est sorti du ventre. Il a aussi coupé le cordon. Pour moi, le rôle du père, il est là : il s'est impliqué dans la grossesse dès le début, il n'est pas un spectateur, j'avais besoin de lui, de son soutien, de ses encouragements, et à l'instant T, il a pris les choses en mains, enfin, il a accueilli son fils dans ses mains. 
L'instant d'après, il posait notre fils contre moi, je l'entourais de toute ma chaleur. Cet enfant a deux parents, nous avons tous les deux participé à sa naissance, sans son père, je ne m'en serais pas aussi bien tirée. 

C'est vrai, c'est maman qui porte le bébé en elle, et puis c'est maman qui allaite. Pour que cela soit possible, il faut un père impliqué, conscient des besoins, disponible, désireux d'être là pour sa famille avant tout autre chose. Pendant les débuts de l'allaitement c'était comme ça, je nourrissais notre fils et mon mari me faisait la cuisine. 
Si je n'avais pas pu compter sur lui pour me préparer à manger, nul doute que mon fils aurait fini par en pâtir. 

C'est comme ce cliché du père qui incarne l'autorité et de la mère qui console et rassure. Pour moi, cela ne tient pas la route. Les consignes de la vie familiale s'établissent d'abord au sein du couple, et quand les enfants grandissent, on peut en négocier certaines avec eux. Quand il faut rappeler une consigne, le père, comme la mère sont là pour le faire, selon celui qui est présent aux côtés de l'enfant. 

Les pères d'aujourd'hui changent les couches, donnent le biberon, donnent le bain, portent en écharpe, jouent, vont à l'ONE faire le suivi des vaccins. Ils font tout ce qui, auparavant, était dévolu aux mères. Je trouve cela très bien. Cela leur permet à eux aussi de créer un lien solide avec leur enfant, de bien le connaître, de passer du temps avec lui. 

Nous avons tous nos sensibilités, nos goûts, notre expérience de vie, si un enfant est proche de ses deux parents, si il se sent compris des deux côtés, si il sait que personne ne le jugera, il aura d'autant plus confiance pour parler d'un souci, d'une bêtise, pour poser une question délicate qui le préoccupe. Qu'il puisse au choix se tourner vers son père ou vers sa mère, voilà qui est heureux ! 

Un homme et une femme, cela n'a pas la même vision de la vie, cela ne donne pas les mêmes conseils par rapport aux grandes décisions. Un enfant qui a la chance de pouvoir bénéficier des approches différentes de ses deux parents, a beaucoup à y gagner. 

Les pères d'aujourd'hui ont étendu leurs domaines de compétences, ils sont plus proches de leurs enfants, plus impliqués dans leur quotidien, sur cet aspect, les enfants ont beaucoup de chances. 

Quant à moi, je me félicite tous les jours du choix du père de mon fils. Pourtant, si je l'ai choisi, ce n'est pas parce que je cherchais un père pour mes enfants, non, je cherchais un homme à aimer pour partager ma vie, et c'est bien ce critère qui en fait en plus, un excellent père. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire