vendredi 25 octobre 2013

Les relations fraternelles



J'ai une nombreuse fratrie et j'en suis contente, je déplore seulement qu'on ne soit pas plus proches. 

Chaque famille a son histoire, la nôtre nous a mené là où nous sommes aujourd'hui, mon dernier petit frère est maintenant un jeune adulte, disons qu'on a encore une 50taine d'années dans ce monde-ci pour se rapprocher, ça devrait le faire ! 

Les relations fraternelles sont loin d'être évidentes, entre comparaisons, rivalités, concurrence, jalousies ... tisser des liens harmonieux n'est pas une mince affaire ! 

Pourtant, cela est possible. Et les parents ont un grand rôle à jouer là-dedans, et oui, encore eux ! 

Déjà, les parents devraient garder en tête que chaque enfant est différent et a des besoins et des goûts tout à fait spécifiques. Ils ne devraient jamais comparer, ou citer un enfant en exemple. Pourquoi ? Parce que cela suscite de la jalousie et c'est dénigrant pour celui qui "ne fait pas ce qu'ils attendent". Cela lui renvoie une mauvaise image de lui-même, et avoir une mauvaise opinion de soit n'a jamais aidé personne à s'améliorer. 

Chaque enfant, est un enfant unique. 

Une autre chose qui me semble importante et qui est un des principaux avantages de la fratrie selon moi, c'est d'apprendre à régler des conflits. Etant posé qu'on a pas le droit d'user de violence, d'insultes ou de cris, quand il y a un différent entre frères et soeurs, les parents n'ont pas un rôle d'arbitre, mais de médiateurs. Ils doivent poser le cadre propice à la négociation et à la limite suggérer des pistes quand les enfants n'en trouvent pas, mais en aucun cas ils ne devraient trancher dans le vif. Quand ils résolvent le problème à la place des enfants, les enfants n'ont rien appris. 

Or savoir résoudre un conflit de façon pacifique et respectueuse est un apprentissage très précieux dans la vie d'adolescent et d'adulte ! Plus tôt on l'apprend, plus tôt on développe une compétence de l'intelligence émotionnelle, et mieux c'est ! N'oublions pas que ce sont les êtres émotionnellement intelligents qui réussissent leur vie, en plus d'éventuellement réussir dans la vie ! 

Pour moi, une période délicate dans relations fraternelles, c'est l'arrivée d'un nouveau venu. Surtout quand il s'agit du 2e enfant. Le premier a été jusque là un enfant unique qui recevait 100% de l'attention disponible de ses parents. Tout d'un coup, l'arrivée du bébé lui en vole au moins 60%, car le bébé est d'office totalement dépendant, alors que le grand a déjà au moins un peu d'autonomie. 



Ce n'est pas parce qu'on a un peu d'autonomie qu'on a moins besoin d'attention. Le besoin d'attention nous poursuit à l'âge adulte jusque dans le mariage ! Combien de femmes ou d'hommes prennent un amant ou une maitresse parce que leur conjoint ne le voit plus ! 

C'est aussi le regard des parents sur eux qui poussent les enfants à grandir, qui leur donne la confiance nécessaire pour tenter de dépasser leurs limites, se surpasser, ce regard attentif et bienveillant, on en a besoin toute sa vie. En grandissant un jeune ado, ou un adulte est capable de s'en passer de temps en temps, ou de le réclamer simplement, en revanche, un petit enfant peut se sentir très délaissé sans avoir justement les moyens de se faire comprendre à l'arrivée du bébé. 

La qualité principale requise des parents à cet instant délicat est l'empathie. Si l'aîné se sent compris, valorisé, qu'il est impliqué dans les soins au bébé et que les parents collaborent pour toujours trouver du temps pour lui aussi, si on s'arrange pour que l'attention de l'entourage ne se focalise pas exclusivement sur le bébé, alors le rôle d’aîné peut être très bien vécu. 

Une fois les premiers mois passés, on veillera à ne jamais faire porter les responsabilités parentales à l'aîné, cela restera toujours un enfant, et peu importe l'écart d'âge, il n'a pas à être responsable des plus jeunes, il a droit à son enfance. 

Ceci posé, les parents ont toutes les cartes en mains pour que des relations épanouissantes se tissent entre leurs enfants. 

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