mardi 22 octobre 2013

Quand il y a un problème

J'ai découvert un site où on évoque une question sensible : que faire, si pendant la grossesse les médecins diagnostiquent de graves problèmes de santé, parfois même létaux chez l'enfant à naître. 

Beaucoup de médecins dans ce contexte recommandent une "interruption médicale de grossesse". Cela leur semble tellement logique. 

Pour beaucoup de parents, ce choix n'est pas acceptable, pas en accord avec leurs valeurs. 

Evidemment, quand j'étais enceinte, je n'ai jamais voulu penser à ce cas de figure, mon mari et moi sommes encore dans la force de l'âge, nos familles et nous sommes en bonne santé, il n'y avait pas de raisons de craindre ce genre de problème, et heureusement pour nous, notre fils est né en parfaite santé, plein d'énergie, grâce à Dieu. 

J'ai donc découvert des témoignages de parents qui ont choisi d'accompagner leur enfant jusqu'au bout de sa très courte vie, parfois quelques minutes après un accouchement par voie basse, parfois quelques mois. 

Pour ces parents, chaque instant avec leur bébé était un cadeau, ils ont fait des tas de photos, de films, ils ont gardé une boîte avec toutes les affaires du bébé, il a eu un prénom, un faire-part, un enterrement. 

Evidemment c'est horriblement triste et extrêmement douloureux à vivre, on sait qu'un jour on perdra nos grands-parents, puis nos parents, puis nos amis, mais perdre un enfant, ce n'est pas du tout normal, d'où la difficulté à s'en remettre. Ma cousine qui a accouché à 7 mois d'un bébé décédé dans son ventre (étranglé par le cordon) a mis 10 ans à s'en remettre. Elle aussi a pris des photos, et nous avons assisté à l'enterrement. 

Pourtant, dans ces témoignages de parents qui ont profité de chaque instant, on sent une joie, un soulagement, la sérénité d'avoir vécu tout ce qu'il était possible de vivre avec cet enfant-là. 

J'ai trouvé cela très courageux et très beau de respecter à ce point la nature. Bien sûr, le plus grand souci pour ces parents était que leur enfant ne souffre pas, et dans 95% des cas, dans le ventre de sa mère, même avec des malformations, il ne souffre pas. 

La majorité de ces petites merveilles se sont endormies paisiblement dans les bras de leurs parents pour ne jamais se réveiller, tout doucement. 

Bien sûr je souhaite à tous les parents qui me liront de ne jamais vivre ça, mais pour ceux qui malgré eux y sont confrontés, je crois que c'est important d'y réfléchir, de ne pas prendre une décision à la hâte en écoutant le médecin qui veut nous "débarrasser du problème". 

Le deuil est un lent processus que chacun doit pouvoir faire pour continuer à vivre après, et quand on veut bâcler, ou se convaincre de mensonges comme : "il n'a pas vraiment, vécu, c'était pas encore tout à fait notre enfant ..." à mon avis, on souffre bien plus longtemps ! 







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