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vendredi 20 avril 2018

Le livre "Médias : influence, pouvoir, et fiabilité. A quoi peut-on se fier ? " Julien Lecomte


Pour introduire ce billet, je voudrais d'abord vous en expliquer la Genèse. 

Si vous avez lu mon précédent article, vous savez que je suis un certificat en gestion positive des conflits, le coordinateur de cette formation, n'est autre que l'auteur de ce livre. Notre rencontre eu lieu en ces circonstances et c'est au détour d'une conversation que j'ai appris que notre coordinateur était également auteur, ma curiosité (pour le sujet, pour le travail d'auteur) me fera savourer, engloutir, digérer son opus ! 


Vous pouvez découvrir la présentation de Julien Lecomte sur son blog : 

La lisibilité du livre est augmentée grâce à une structure énoncée de façon limpide, histoire de ne pas se perdre en route. Il s'agit d'un livre solidement documenté, qui témoigne d'une réelle rigueur intellectuelle. Le vocabulaire précis est au service de phrases claires. 

Vraiment c'est un livre que je vous recommande, et que je recommande à tous les adolescents qui veulent être des citoyens autonomes critiques et responsables pour créer le monde de demain ! 

Sachant tout cela, moi qui n'aie pas l'habitude de nourrir des complexes, j'ai trouvé mon petit blog bien amateur en comparaison au sien, ma culture bien mince et mon niveau de langage définitivement plus bas que le sien, et surtout quand j'ai appris que la rédaction de ce livre avait pris plus de 18 mois, je me suis mis en tête que je ne pouvais pas me contenter d'un billet rédigé en quelques minutes, que ce serait presque irrespectueux ...

J'ai d'abord lu le livre en entier avant de le reprendre "en diagonale" pour reprendre les citations dont je voulais garder une trace. En vous les partageant, mon but est que certaines questions et réflexions me reviennent à l'esprit à chaque fois que je suis confrontée aux médias. 

Seulement voilà, en me créant un complexe et en me mettant la pression en me comparant, je ne parvenais pas à trouver l'énergie, l'élan pour l'écrire enfin ce billet ! Je ne saurais même plus dire depuis combien de temps je monopolise l'exemplaire de la bibliothèque de l'Université de Paix, il était temps que je me défasse de ces croyances limitantes pour commettre mon forfait. 
"Je fais de mon mieux, avec mes circonstances présentes, avec mes aptitudes, ma disponibilité, mes objectifs, nous sommes tous différents, alors me comparer à quelqu'un d'autre ne nourrit pas la vie, j'arrêtes ici." 

J'ai devant moi 6 pages A4 de notes, qui s'arrêtent à la page 107 de son livre qui en compte 250, je m'arrêtes là. 

Mes notes personnelles s'intitules "Ce que je retiens du livre Médias : influence, pouvoir et fiabilité. A quoi peut-on se fier ?

Je vous les recopie uniquement ici. Par moment ce que j'écris paraphrase légèrement, mais vous pourrez vérifier mon honnêteté intellectuelle, si j'ai fait l'un ou l'autre raccourci, je n'ai, j'espère, pas trahi son propos. 

"Le rejet radical comme la confiance aveugle sont des extrêmes à proscrire". 

Le plus important étant de se poser des question pour juger de la fiabilité de ce qu'on lit, et cela au moyen d'une matière que j'ai découverte au cours de mes études secondaires dans un certain collège réputé jésuite liégeois avec lequel Julien avait aussi quelques liens ! Il s'agit de la critique historique.

On distingue la critique interne de l'externe. 

L'interne interroge l'autorité de l'auteur, est-il validé par ses pairs, compétent, exact et sincère ? Elle tente aussi une interprétation. 

La critique externe vérifie l'authenticité, la provenance et l'originalité.

"Qui, Quand, Comment, Quoi, Pourquoi, autrement dit : 
Qui dit quoi à qui par quel moyen et avec quel effet? 

sont les question importantes à se poser devant n'importe quel document dont on questionne la fiabilité. On distingue donc un émetteur, un message (contenu), un canal, un récepteur (supposé ou réel) un contexte ainsi que des buts, intentions, et effets potentiels. 

P.33 Sachant qu'une majorité politique a un pouvoir sur une partie de l'argent que la télévision reçoit pour fonctionner, les journalistes ne vont-ils pas réfléchir à deux fois avant d'envisager de trop l'égratigner ?

P.37 Un sondage montre une tendance à la méfiance vis à vis des médias, en France en 2011, 63% des personnes sondées estiment que les journalistes ne sont pas indépendants des pressions politiques, et 58% su même avis sur les pressions financières. 

Posons-nous la question : Quelle est la confiance que j'accorde aux médias ? 

P.41 Les médias mettent en forme les contenus, ils fabriquent l'information. Trois idéologies sous-tendent cette fabrication : 
- la transparence : la communication refléterait parfaitement tous les points de vue et toutes les pensées sans les déformer.
- la critique spectaculaire du spectacle : beaucoup d'émissions proposent de décrypter les médias et leur système. 
- le règne de l'opinion : toutes les opinions devraient être traitées équitablement. 

Les raisons de cette mise en forme sont les suivantes : 
- séduire le public grâce à l'effet d'annonce et à la dramatisation. 
- paraître professionnel
- gérer les scoops et les urgences
- en presse écrite, respecter environ 3000 signes par page
- en télévision, respecter la durée d'une émission, avec parfois des interviews de quelques secondes. 
- choisir des événements à traiter en fonction du coût et de la proximité.  

P.44 La production médiatique se doit de prendre en compte son public dans sa conception. 

Par exemple, l'émission Bye Bye Belgium (alors que quand même, l'Union fait la force !!!! ) destinée à faire réfléchir aurait-elle eu un tel retentissement si elle avait été présentée sous la forme d'un débat traditionnel ? 
Jusqu'où peut-on édulcorer l'information pour la rendre plus digeste ?

P.45 Les médias se feraient l'écho d'idées préconçues [...] qui relèveraient moins d'erreurs ou de tentatives de tromper que de délits de bonne foi. 
Si le documentaire Bye Bye Belgium était un coup monté présenté comme tel au fil de l'émission, qu'en est-il des positionnements culturels et idéologies implicites qui orientent ou corroborent les vision du monde les moins remises en cause ? 

P.45 Pour Ricoeur, une idéologie fonctionne d'autant mieux que sa dissimulation d'elle-même est forte ! 

P.46 Lorsqu'un discours semble "neutre" "évident" et justement pour cette raison, il est intéressant de s'interroger en profondeur et de comprendre les présupposés qui l'animent. 

Interrogeons nos propres préconceptions du réel ! Ce qui sous-tend nos discours, plus on considère son avis comme allant de soi, plus il y a de chances qu'il se base sur des présupposés qu'on ne remet pas en doute. 

P.47 "Il est matériellement impossible d'informer sur tout ce qui se passe partout dans le monde", d'où la nécessité d'un CHOIX, d'un TRI, ce choix tient compte des contraintes du producteur du contenu ainsi que de celles du public à qui elle est destinée. Il en résulte une occultation des faits du monde à traiter. Les médias ne colportent jamais de l'information pure et complète, au contraire les médias nous suggèrent leurs sujets ; ce qui se dit dans les médias ce sont les sujets de conversations de leurs publics. 

P.48 Qu'est-ce qui justifie l'importance que les médias donnent à certains sujets ? 

Les prises de position implicites par rapport à l'information peuvent se traduire également par des généralisations, des raccourcis et autres glissements de sens via des effets de métaphore (soleil de plomb, puits de science, éclairer la réalité) et de métonymies (boire un verre, on en boit le contenu !) Le vocabulaire utilisé n'est pas anodin !

P.52 Il s'agit également d'identifier les failles logiques et la rhétorique. La rhétorique fait intervenir les interlocuteurs, leurs buts et relations, un argument est bon si il parvient à convaincre, la "vérité" importe peu. 

P.56 On ne traite pas l'information dans les médias de la même façon au Nord et au Sud du pays (Belgique) En 2011, dans les médias on assistait à un ping-pong basé sur les aspirations différentes des deux communautés : "Les Flamands demandent une réforme profonde du fonctionnement de l'état et les Wallons répondent qu'ils ne veulent pas la fin de la Belgique." 

P.63 Un petit détour par la sémiologie (l'étude des signes, c'est à dire la plus petite partie signifiante d'un langage, un mot est donc un signe, mais pas une lettre). 

P.64 La dénotation et la connotation correspondent à 2 niveaux de sens d'un même signe. La dénotation donne le sens explicite, la connotation évoque le sens figuré, le contexte est important. 

P.84 Les médias influencent le public, comme le public influence les médias, ils seraient le reflet de l'opinion et des valeurs qui font consensus à un moment donné. 

P.85 Afin de prolonger la réflexion critique on peut interroger la société dans laquelle émergent les faits et les événements et propos médiatiques ; on devrait prêter attention à la logique économique de certains médias qui ne font que véhiculer des clichés. 

P.87 La nouvelle propagande est économique, les pubs représentent un enjeu majeur des médias actuellement. 

Ce lien pose les questions du lobbying, des industries culturelles. Afin de critiquer une source, il serait approprier de répondre à la question : Qui dit quoi pourquoi ??? 

Il s'agit de discerner si l'auteur ne cherche pas à convaincre au lieu d'informer. 

P.100 En analysant des slogans publicitaires comme "demandez plus à votre argent" "demandez plus à la vie". On peut émettre l'hypothèse qu'on renforce ici la logique qui associe le bonheur au "toujours plus". En diffusant ces slogans, les médias alimenteraient le capitalisme. 

P.107 En France, les dépenses de communication des annonceurs semblent globalement diminuer en raison notamment de la connotation négative de la publicité dans le sens commun. Depuis les années 2000, de plus en plus de publicités insistent sur des valeurs non marchandes (création de sens, partage, solidarité) au profit du secteur marchand. 

En matière de pub, le public est une cible à qui plaire, il est une marchandise pour les annonceurs. Lorsque la source de financement d'un média (comme facebook) est la publicité, les chiffres de l'audience sont proportionnels à ceux des recettes. 


En guise de conclusion : 

P.223 "La pensée critique n'est pas un acquis une fois pour toutes [...] elle se travaille et s'expérimente." 

P.224 "Il s'agit d'être dans la nuance par rapport aux attitudes de confiance ou de méfiance vis-à-vis des médias." 

P.225 "Ce processus de prise de distance et d'évaluation de ses propres usages et prises de position suppose l'autonomie de la pensée critique, c'est à dire une pensée qui refuserait ses assertions simplistes au profit d'une démarche humble. Il s'agirait d'un esprit au clair avec ses propres jugements et partis pris, qui en tiendrait compte pour tâcher d'analyser l'information le plus honnêtement possible, en faisant droit à la complexité du monde." 

Sur ce, je vous souhaite à tous un questionnement constructif et une attitude ouverte et prudente vis à vis des médias. 





jeudi 17 mars 2016

Lecture - Le cerveau de votre enfant du Dr Dan Siegel et Tina Payne Bryson, préface d'I. Filliozat

Le livre " Le cerveau de votre enfant", manuel d'éducation positive pour les parents d'aujourd'hui est un joyaux, parmi d'autres, mais il vaut le détour. 

Une personne sensible à la langue française sent parfois qu'il a été traduit de l'anglais, mais globalement, il est très clair, très didactique, bien structuré et très agréable à lire. Le ton est celui de pairs, c'est à dire des auteurs qui se présentent avant tout comme des parents qui font part de leur expérience, de leurs découvertes, alors bien sûr, ils vulgarisent des données scientifiques récentes, mais sans la condescendance ou le verbiage assommant que d'autres se permettraient en pareilles circonstances !

Je vous recopie la page 243-244 Pense bête à coller sur le frigo ! 

  • Intégrer le cerveau gauche et le cerveau droit
Gauche + droit = clarté et compréhension : aidez votre enfant à utiliser en même temps son cerveau gauche (logique) et son cerveau droit (émotionnel), à les faire travailler en équipe !
Ce que vous pouvez faire : 
          - se connecter et rediriger : quand votre enfant est bouleversé, connectez-vous d'abord à lui sur le plan émotionnel, de cerveau droit à cerveau droit. Dès qu'il est calme et réceptif, faite appel au cerveau gauche pour parler discipline et règles de vie. 
           - le nommer pour l'apprivoiser : quand le cerveau droit de votre enfant est agité d'émotions incontrôlables, aidez-le à raconter ce qui le bouleverse pour que son cerveau gauche donne un sens à l'expérience qu'il vient de vivre et qu'il retrouve le contrôle de lui-même. 
  • Intégrer le cerveau d'en haut et le cerveau d'en bas
Développez le cerveau d'en haut : chercher à favoriser la construction du cerveau d'en haut, encore "en chantier" pendant l'enfance et l'adolescence, et qui peut être "piraté" par le cerveau d'en bas, (l'amygdale) en particulier dans des situations hautement émotionnelles. 
Ce que vous pouvez faire :
            - Sollicitez-le, ne le faites pas enrager : dans des mots très stressants, faites appel au cerveau d'en haut plutôt que provoquer le cerveau d'en bas. N'utilisez pas de suite la carte "parce que je te le dis !" Posez-lui des questions, demandez-lui de trouver des solutions, acceptez de négocier. 
            - S'en servir pour ne pas le perdre : donnez à votre enfant l'opportunité de faire travailler son cerveau d'en haut. Jouez à "que ferais-tu si ... ?" et ne venez pas à sa rescousse dès qu'il est en difficulté.
            - Bouger le corps pour ne pas perdre l'esprit : quand un enfant a perdu le contact avec son cerveau supérieur, aidez-le à retrouver l'équilibre et incitez-le à bouger. 
  • Intégrer la mémoire
Transformer l'implicite en explicite : aidez votre enfant à rendre ses souvenirs explicites, de sorte que ses expériences passées n'affectent pas négativement son présent. 
Ce que vous pouvez faire : 
Utilisez la télécommande de l'esprit : quand un enfant rechigne à raconter un évènement pénible, il peut, avec un télécommande interne, mettre son récit sur pause, le rembobiner, ou faire une avance rapide, afin de garder le contrôle de ce qu'il passe en revue. 
Souvenez-vous de vous souvenir : aidez votre enfant à travailler sa mémoire en lui donnant de nombreuses occasions de se rappeler les évènements importants : dans la voiture, pendant le diner, ect. 
  • Intégrer les multiples parties du soi
la roue de la conscience : quand votre enfant est fixé sur un point particulier de la roue de sa conscience, aidez-le à choisir où il va concentrer son attention afin qu'il regagne le contrôle de ses émotions. 
Ce que vous pouvez faire : 
Laissez passer l'orage émotionnel : rappelez à votre enfant que les émotions sont passagères. ce sont des états temporaires. 
SISP aidez votre enfant à identifier et comprendre les sensations corporelles, images, sentiments et pensées qui l'habitent. 
Exercez sa claire conscience (mindsight) le mindsight permet à votre enfant de se calmer et de concentrer son attention sur l'objet de son choix. 
  • Intégrer soi et autrui
Câblé pour le nous : profitez de la capacité intégrée du cerveau à bâtir des interactions sociales. Créez des modèles mentaux des relations humaines qui soient positifs. 
Ce que vous pouvez faire : 
Profitez les uns des autres : amusez-vous en famille, faites vivre à vos enfants des expériences positives et satisfaisantes avec les personnes qu'ils côtoient le plus. 
connectez-vous au travers du conflit : au lieu de le voir comme un obstacle, considérez le conflit comme une opportunité d’enseigner à votre enfant les compétences relationnelles essentielles, par exemple, voir le monde par le regard d'autrui, lire les indices non verbaux, faire amende honorable. 

dimanche 16 août 2015

Peps le magazine de la parentalité positive



Je ne sais pas si vous avez déjà eu l'occasion de découvrir le magazine Pep's. 

Sinon c'est ici : http://pepsmagazine.com/

Pour moi, c'est une vraie mine d'or ! Après avoir pu acheter quelques anciens numéros en soldes, j'ai décidé de m'abonner. Finalement, attendre trois mois le prochain numéro, cela me semble même un peu long. 

N'empêche, la qualité y est, et on comprend que pour obtenir une telle qualité, un travail sérieux et conséquent soit nécessaire, ce qui nécessite du temps à trouver dans les vies déjà bien remplies du comité de rédaction !

Je ne vais pas vous détailler la biographie de sa créatrice Catherine Dumonteil-Kremer, vous trouverez toutes les informations pertinences ici : http://www.cdumonteilkremer.com/2014/12/bienvenue-a-bisounoursland.html

Vous trouverez également plusieurs articles et évènements de son cru ici : http://www.wmaker.net/maisonenfant/La-Maison-de-l-Enfant_a101.html

Le seul livre que j'ai lu d'elle pour le moment est "éduquer sans punir". Très intéressant, très pratique, bien écrit. Je ferai un article consacré à ce livre prochainement. 

Revenons à Peps ! 

Son titre est amplement mérité, il donne en effet de la joie, de l'énergie, il fait pétiller la vie. 

Voici les différentes rubriques que vous pourrez y trouver : 

- Société : le regard de Peps
- Nourrir les liens
- Parentalité Positive
- Dossier en plusieurs articles
- Petits ruisseaux, grandes rivières
- Désir d'apprendre
- Simplifions-nous la vie

et bien sûr : un édito et des recommandations de lectures. 

Peps c'est aussi un slogan : Parler et Ecouter pour Pacifier les espaces Sociaux. Vaste entreprise ! 

Le prix est démocratique 8,25 par numéro. 

Et pour conclure, en guise d'amuse-bouche quelques titres d'articles : 

L'indifférence peut-elle être bienveillante ? (n°10)

Des pères se racontent : je dors avec mes enfants et je le vis bien. (n°10)

Se déprogrammer pour apprendre (n°5)

Celles qui ... portraits de femmes qui changent le monde : Isabelle Filliozat : une psy du côté des enfants. (n°5)

Dossier preux chevalier et douce princesse (n°6)

Faisons les fous, notre sélection de jeux (n°6)

Les jeux vidéos peuvent-ils changer le monde (n°4)

Initiative originale : apprendre dans la rue (n°4)

Alors, pas encore convaincus ? Il ne vous reste plus qu'à surfer sur les sites mentionnés ci-dessus, vraiment vous ne le regretterez pas !! 




mardi 21 juillet 2015

Le livre : J'arrête de râler sur mon conjoint et mes enfants de Christine Lewicki et Florence Leroy

Ce livre est juste fabuleux, et très bien écrit, jamais lourd, pas trop de répétitions comme j'en lis souvent dans tout ce qui touche au développement personnel, comme par exemple dans le livre de Thomas d'Ansembourg, cessez d'être gentils, soyez vrais. 

Et pour les parents pressés, à la fin de chaque chapitre, il y a un petit résumé des points pratiques à appliquer. 

Les extraits que je vais recopier, proviennent de ces résumés. 




Evidemment, la première étape consiste à faire un état des lieux et se demander : pourquoi on râle ! Le livre expose différentes raisons, les plus communes. 

Premier rappel p. 67.

Quand je râle, je veux satisfaire un de mes besoins, mais la stratégie que j'utilise amène les autres à me fuir (ou m'ignorer) ou à m'attaquer pour se défendre.

Si vous avez un peu de mal à situer la frontière entre "je râle pour dire ce que je pense" et "j'exprime mon opinion sans me laisser faire", souvenez-vous que si vous exprimez : 
- en étant victime de la situation et en cherchant un coupable (positionnement)
- en ruminant (ton)
- en n'ayant pas le mot juste, que vous exagérez, amplifiez vos propos avec des "toujours", des "jamais" (propos) ; 

alors vous râlez !

p.77 
Je ne râle pas pour ne pas ancrer mes frustrations dans ma réalité et pour apprendre à puiser dans mes ressources qui elles, pourront créer du vrai changement. Si je râle, je remets les compteurs à zéro. 

Je communique directement en face à face avec les personnes concernées par mon problème, sans accuser et sans dramatiser, j'apprends à avoir le mot juste. 

p.87
Les 4 phases du challenge sont : 
1- L'enthousiasme
2- Je prends conscience combien je râle et je commence à penser que je n'y arriverai jamais. 
3- Je réussis à passer quelques jours sans râler. 
4- Je ne râle plus jamais, je puise dans mes ressources ! 


p.96 Arrêtez de râler ne veut pas dire tout accepter. 
Quand une situation potentiellement à risque de râlerie se présente, prendre du recul et observer ce qui se passe en moi et en l'autre. 
Essayez différentes choses jusqu'à trouver celle qui marche. 
Traiter les problèmes au plus vite, dès la racine. 

p.102
L'insanité consiste à faire toujours la même chose et à espérer un résultat différent. A. Einstein. 
Choisissons nos batailles, tout traiter en même temps n'est pas possible, une chose à la fois !

p.116 
Quand une situation ne nous convient pas, il s'agit de décrire les choses précisément à la personne concernée, sans exagérer, de parler en "je", en exprimant le besoin qui n'est pas satisfait, en faisant une demande claire et en vérifiant que la personne accepte. 

p.119 La bienveillance est le langage qu'un sourd peut entendre et qu'un aveugle peut voir. M. Twain. 

p.123 Pour être bienveillant, il faut pouvoir discerner l'état émotionnel de l'autre, et avoir conscience du sien et en tenir compte. Semer la bienveillance amènera forcément une récolte de bienveillance. 
Apprenons à différer notre réponse pour pouvoir réfléchir et prendre tous les aspects en compte. 

p.129
Célébrer c'est utiliser nos mots pour ancrer nos joies dans notre vie. 
En célébrant nous donnons une nouvelles directions à toutes nos conversations. 
Une once de pratique vaut mieux qu'une tonne de théorie. Maitre Yoga. 

p.136
N'attendons pas que tout soit parfait pour reconnaître les efforts de chacun. 
Evitons les étiquettes sur les gens. 
Même quand un comportement qui ne nous convient se cachent des éléments qui vont dans le bon sens. 
Un enfant qui ne reçoit pas d'attention positive en cherchera de la négative parce que l'attention négative c'est mieux que l'indifférence. 
La reconnaissance est un élément crucial d'une vie familiale heureuse et sereine. 

p.141 
Se culpabiliser de nos échecs ne nous fait pas avancer, ce qui est important c'est ce qu'on décide de faire maintenant pour arranger les choses. 
Nous avons toujours une nouvelle opportunité de faire mieux. 

p.171
Faire un tableau avec les projets, les rêves et les valeurs familiales avant d'échanger sur des choses qui nous tiennent à coeur et colorent notre vie, et pas seulement sur la logistique du quotidien. 

p.176 Croire que nos proches font partie de la solution et non du problème. 

p.177 Oser demander l'aide et la reconnaissance dont on a besoin. 

p.186 Se rappeler que si notre enfant était capable de faire ce qu'on lui demande, il le ferait. Chercher ensemble ce qui bloque et trouver une solution. 


p.197 Quelques trucs à faire pour prendre soin de soi :
- donner la priorité au sommeil
- prévoir une virée seul ou en couple tous les 3 mois
- s'autoriser à se faire plaisir
- choisir une vie de famille imparfaite
- s'entourer aussi de familles qui nous ressemblent
- se fier à notre intuition profonde
- prendre rendez-vous avec son conjoint pour parler calmement des questions importantes


Voilà, c'est un livre formidable, j'espère que cette petite mise en bouche vous aura donné envie de le lire en entier. 

Pour ma part, j'ai commencé hier un défi : pas de sucre raffiné pendant 21 jours. Je vous dirai ce que ça donne. 

Pour le défi j'arrête de râler ... je me prépare encore un peu ! 



vendredi 10 juillet 2015

le DVD Etre et Devenir



J'avais commandé le DVD Etre et devenir, avant qu'il soit terminé, il s'agissait d'une souscription. 

Il a donc fallu longtemps avant que je le reçoive, pourtant mon intérêt ne s'est pas éteint avec le temps qui a passé, au contraire. 

Ce DVD raconte les rencontres qu'une femme a faites pendant sa grossesse et les premiers mois de la vie de son enfant. 

Elle a commencé à réfléchir au genre d'instruction qu'elle voulait pour lui, et au lieu de seulement lire des livres et regarder des reportages, elle est partie à la rencontre de gens qui avaient faits des choix de non scolarisation pour les leurs.

Elle a rencontré des familles aux modes de fonctionnement variés. D'une part, parce que chaque famille est unique, mais aussi parce que les contraintes sont différentes en fonction des pays. 

L'Angleterre, par exemple, a une culture plus ouverte vis à vis de l'instruction en famille, que la France où cela semble toujours assez marginal voir suspect. 

Ce DVD est donc une formidable aventure de rencontres. 

Pour ma part, les informations que j'ai davantage appréciées, sont celles des adultes qui ont grandi grâce à l'instruction en famille. 
De voir où ils étaient arrivés, en étant jamais allé à l'école traditionnelle, cela donne à rêver, cela alimente la réflexion. 

Ces adultes semblent être des gens très équilibrés et épanouis. Quand ils ont voulu apprendre quelque chose, y compris le solfège au conservatoire, leur grande motivation leur a permis de le faire facilement, car ils avaient un objectif précis et personnel à atteindre, sans aucune pression extérieure ! 

Il y avait aussi une femme qui a été recteur à l'université, et qui a choisi de ne pas scolariser ses propres enfants, elle a également constaté que les enfants non scolarisés qui arrivent au final à l'université sont plus avides d'apprendre, plus motivés et surtout plus créatifs que les autres étudiants. Par leurs questions, ils poussent les professeurs à sortir des sentiers battus. 

C'est Mandela qui disait que : 
« L’éducation est l’arme la plus puissante que vous puissiez utiliser pour changer le monde.  »

et Maria Montessori qui disait que : 
"« N’élevons pas nos enfants pour le monde d’aujourd’hui. Ce monde n’existera plus lorsqu’ils seront grands. Et rien ne nous permet de savoir quel monde sera le leur. Alors apprenons-leur à s’adapter »

Pour moi, ce sont les fondements d'une éducation réussie : parvenir à humaniser le monde affreux dans lequel nous vivons, ramener l'humain et la planète au centre des préoccupations, au détriment de l'argent qui règne en maître depuis environ 150 ans ! 
Et également, être capable de s'adapter, d'avancer, de continuer à explorer, à découvrir. 

Pour ceux qui en ont l'occasion, et qui se posent des questions sur l'instruction qu'ils souhaitent pour leurs enfants, ce DVD est vraiment riche d'enseignements. 

Et même si pour le moment, j'ai décidé d'envoyer mon fils à l'école, si il s'en plaint, si par malheur, cela se passe mal, il nous faudra trouver une alternative qui nous corresponde. 




samedi 13 juin 2015

Livre de Thich Nhat Hanh Prendre soin de l'enfant intérieur : faire la paix avec soi


J'ai lu ce livre en 2014, et comme j'ai décidé de m'abstenir de souligner dans les livres, je recopie des citations dans un carnet. 
Je pensais au départ pouvoir relire ce livre avant d'écrire cet article, mais je n'en ai pas eu l'occasion. 

Voici donc de quoi vous donner envie de le lire vous aussi, si vous êtes en recherche de sérénité intérieure, et de reconnection à soi. 



L'énergie de pleine conscience nous permet de soigner notre petit enfant intérieur. 

1- Reconnaitre la présence de l'enfant intérieur avec ses émotions
2- En prendre soin : le baigner de tendresse et de compassion, ainsi, même si la souffrance est là, elle est moindre, et l'apaisement vient. 
3- Soulager nos émotions difficiles
4- Pour les soulager, en percevoir les racines
5- Notre vision des choses s'élargit, s'approfondit, nous faisons une percée dans la réalité. 

L'énergie de pleine conscience nous permet de regarder en profondeur et d'acquérir la vision profonde dont nous avons besoin pour rendre possible toute transformation. 

A l'inverse, l'énergie d'habitude nous pousse à faire certaines choses, sans intention particulière, nous agissons sans conscience de ce que nous faisons, ou nous posons des actes que nous voulions éviter. 
L'énergie d'habitude vient des ancêtres, pour la neutraliser, nous devons le reconnaître, et faire le choix conscient d'agir autrement, mettant ainsi fin à la souffrance. 

A l'âge adulte, nous vivons encore avec la peur originelle d'être abandonné et avec le désir originel de survie. C'est parce que nous avons peur de mourir que nous désirons qu'une personne nous protège et nous aide à survivre. 
Or, reconnaissons que nous avons réellement besoin de peu pour être heureux, que toutes les conditions du bonheur sont réunies ici et maintenant et que maintenant, adultes, nous pouvons survivre par nous-même. 

Nous avons tendance à nous projeter sans arrêt le film de nos douleurs passées. Et bien que ce ne soit qu'un film, notre souffrance est réelle. Alors cessons de projeter le film, rassurons l'enfant intérieur sur le fait que les souffrances sont finies, nous avons grandis, nous sommes forts et capables de nous protéger ! 

Notre capacité à comprendre la souffrance permet de développer notre compassion et notre amour. La souffrance est notre maître. Elle nous enseigne énormément de choses si nous parvenons à la gérer. 

Si vous savez comment souffrir, la souffrance n'est plus un problème. 

Car en adoptant une attitude d'accueil véritable de la souffrance, on la sent nettement moins. 

La peur se fonde sur l'ignorance et ce manque de compréhension est lui-même source de colère. 

Il n'y a pas de chemin vers le bonheur, le bonheur est le chemin. 

Générer des sensations de joie et de bonheur est nécessaire dans le but de nous nourrir régulièrement avant de prendre soin des douleurs. 

En surface, l'océan est calme, mais il masque de nombreux courants dans ses profondeurs. Si notre pratique (de la joie et du bonheur) est superficielle, notre tranquilité le sera également. 

Comme nous ne connaissons pas toujours la nature de notre blessure, notre conscience n'est pas en mesure d'éclairer ni d'identifier sa présence cachée dans les profondeurs de l'inconscient. 

Lâcher-prise, c'est être dans l'ici et maintenant, en pleine conscience. 

La joie consiste à voir une oasis dans le désert, le bonheur serait de savourer l'eau de cette oasis ... 

La méditation doit apporter de la joie. 

Pour transformer la souffrance : 
1- semer et arroser des graines de joie et de bonheur
2- cultiver la pleine conscience en permanence
3- être en pleine conscience et inviter la souffrance à monter dans notre conscience mentale. 

Beaucoup restent prisonniers d'image du passé qui ne correspondent plus à la réalité d'aujourd'hui. 

L'amour n'est accessible que si nous comprenons notre souffrance et celle de l'autre. En acceptant de toucher notre souffrance, nous développons amour et compassion, indispensables au bonheur. 

Les cellules de notre corps coopèrent les unes avec les autres sans discrimination, avec équanimité. 

La nourriture et les divertissements sont des moyens de fuir la souffrance. Nous sentant vides et frustrés, nous vivons dans la peur et tentons de combler ces états d'âme, il s'agit de refoulant la douleur en consommant. 
Plus nous consommons, plus nous incorporons toxines et violence en nous, et plus la situation empire. 

Rien ne peut survivre sans nourriture, pas même la souffrance. 

Si nous voulons que notre amour survive, nous devons le nourrir. 
En mettant fin à la consommation d'images violentes et de conversations toxiques, nous alimentons un bon terreau pour la compréhension, la compassion, qui guérissent les souffrance en nous et autour de nous. 

Pour surmonter la peur : 
1- la reconnaître
2- être déterminé à la ne pas la fuir
3- observer notre réaction en l'absence de fuite. 
4- faire face avec gentillesse, acceptation et compassion envers nous-même. 

Tout cela demande de l'entrainement. 

Il est utile de dialoguer, d'écrire des lettres à l'enfant intérieur, des lettres d'amour. 

Elargissons notre coeur et nous pourrons alors étreindre la douleur sans en souffrir. 

Ce n'est qu'après avoir développé notre capacité à nous aimer et à prendre soin de nous que nous pourrons apporter une aide véritable aux autres. 

Devenons un ami pour nous-même, un ami, bon et aimant. 

Examiner nos sensations, notre corps, nos formations mentales, notre conscience, aspirer à l'amour, avec la pratique, l'aspiration devient une intention profonde. 

La pratique de l'amour développe notre tolérance, notre capacité à faire preuve de patience et à apprivoiser difficultés et douleurs. 

Notre traité de paix :
Je suis en colère, je souffre et je veux que tu le saches. 
Je fais de mon mieux. (c'est à dire, en colère, je me tais et n'agit pas) 
Svp, aide-moi. 

Dès que quelque chose va de travers, on voudrait que cela s'arrange immédiatement. 
1- Reconnaitre la difficulté
2- Faire parler la victime
3- Montrer de l'amour et de la compassion
4- La réconcilation et le soulagement viennent. 




dimanche 9 février 2014

Au coeur des émotions de l'enfant d'Isabelle Filliozat

Ce livre fut pour moi une révélation. Sa lecture a été assez difficile car il m'a beaucoup replongée dans ma propre enfance. Je peinais à mettre la distance nécessaire pour intégrer les principes à l'éducation que je veux donner. 

Ce que j'en ai gardé, c'est que les enfants vivent leurs émotions de façon souvent très intense, et cela a quelque chose de violent pour eux. Notre rôle est de les accompagner, de leur apprendre comment gérer leurs émotions, mais certainement pas de les réprimer ou de choisir pour eux celles qui sont "socialement acceptables" ou celles qui ne nous dérangent pas. 

Pour avoir cette capacité, il est indispensable d'avoir fait le point et pris la distance nécessaire avec sa propre enfance, sinon, ce que vit notre enfant va raisonner en nous de telle manière que nous ne distinguerons plus nos émotions des siennes, notre passé de son présent, et nous ne serons alors d'aucun secours pour lui, ce qui serait très dommage. 

Isabelle Filliozat vient en mai donner une conférence près d'ici, nous y sommes inscrits, j'ai hâte d'y être ! 

J'aime aussi beaucoup cette phrase de Filliozat qui dit que : les caprices, c'est tout ce que les parents ne comprennent pas. 

Je pense en effet qu'aucun enfant n'est "difficile" gratuitement. Mais c'est tellement plus simple de coller une étiquette comme ça vite fait que de se poser les bonnes questions (qui sont très bien décrites et expliquées dans le livre). 

L'autre aspect qui me semble primordial à comprendre, c'est que le regard qu'on porte sur l'enfant a un effet inducteur. Si un parent répète à longueur de journée à son enfant qu'il est comme ci ou comme ça, l'enfant va d'office finir par se conformer à cette image qu'on lui donne de lui, car naturellement l'enfant accorde une confiance aveugle et naïve à ses parents et à leur jugement : si il le dit, ça doit être vrai. C'est seulement plus tard qu'ils prennent conscience de nos erreurs, et même là, c'est parfois encore très difficile pour eux, même parfois devenus adultes, d'admettre les failles de leurs parents. 

Nous avons donc une grande responsabilité, la plus grande selon moi est d'être aussi exemplaire que possible. C'est la méthode d'enseignement la plus puissante et la plus durable. Donc occupons nous de nous même, soyons patients, calmes, respectueux, polis, bienveillants, empathiques et nul doute que nos enfants suivront nos traces, dans la paix et la bonne humeur ! 

Parents efficaces de Thomas Gordon


J'ai vraiment apprécié la lecture de ce livre, même si il date déjà, il contient quelque chose de révolutionnaire qui gagnerait à être enseigné à l'école, à tous ceux qui ont des métiers où ils sont en contact avec des jeunes et même aux autres ! 

La résolution des conflits via la méthode sans perdant, ou méthode win/win, est quelque chose de redoutablement efficace dans toute relation humaine !

Il s'agit déjà de situer le problème : appartient-il à l'enfant ? (il a besoin d'attention) au parent (il a besoin de calme) ou à la relation ? (les besoins sont opposés ou difficilement conciliables). 

Pouvoir prendre ce recul qui permet de situer le problème de façon précise est déjà un élément de réponse, on commence à avoir alors une idée de la bonne stratégie à adopter ! 
La méthode sans perdant suppose d'abord de garder son calme, d'exposer de façon factuelle et donc neutre ce qui se passe, se mettre d'accord sur la définition du problème, ensuite proposer toute les solutions plus farfelues les unes que les autres qui peuvent venir à l'esprit, ensuite éliminer celles qui sont inapplicables, pour enfin s'accorder sur une, que l'on va expérimenter. Un peu plus tard, il faudra un debriefing, un feedback, pour vérifier qu'elle donne entière satisfaction, ou pour l'adapter, ou pour en changer totalement. 

Le but étant que chacun y trouve son compte. 

Dans les exemples de situations concrètes que j'ai lu dans ce livre, j'ai été frappée de constater que la plupart du temps les besoins des uns et des autres peuvent se concilier très simplement à partir du moment où on explique vraiment le fond de sa pensée, son souci réel. 

J'ai remarqué aussi que les enfants sont d'autant plus capables d'entendre ce que le parent dit si le parent dit ce qu'il pense vraiment et pourquoi. 

C'est des ouvrages que je recommande à tous les parents, et à tous ceux qui souhaitent résoudre des conflits de façon efficace dans le calme. 

dimanche 22 décembre 2013

Les 4 accords Toltèques de Don Miguel Ruiz

J'ai aujourd'hui envie de vous parler d'une lecture intéressante que je fais en ce moment. 

Il s'agit d'un livre dont mon professeur de poésie (en 5e humanité) m'avait parlé, si mes souvenirs sont exacts, ou alors un autre professeur de la même époque. 
Ou alors c'était mon promoteur de stage à la Maison de la Poésie. Pourtant je penche plutôt pour JR. 

Quoi qu'il en soit, il m'aura fallu des années avant de l'acheter, peut-être que cela aurait changé ma vie de le lire plus tôt, peut-être que je n'aurai pas été prête à le recevoir comme il se doit. Nul ne saura jamais. 

Mis à part le fait qu'il écrive que tout le monde passe son temps à médire, et à mentir depuis son plus jeune âge, j'ai apprécié énormément cet ouvrage. Médire et mentir sont des travers que j'ai toujours préféré éviter, cela ne veut pas dire que cela ne m'est jamais arrivé, pourtant, j'ai cela en horreur, et j'ai eu le privilège de ne pas trop faire les frais de ces défauts chez les autres. Je pense avoir une sorte de radar intérieur qui me pousse inconsciemment à m'éloigner des gens que mon cerveau reconnait comme potentiellement nuisibles. Évidemment ce radar n'est pas infaillible et des circonstances particulières expliquent ses ratés. 

Sans plus tarder, voici quels sont les 4 accords Toltèques :

1) Avoir une parole impeccable. 

2) Ne pas faire de tout une affaire personnelle.

3) Ne pas faire de suppositions.

4) Faire toujours de son mieux.

Je ne vais pas trop détailler pour vous laisser le plaisir de découvrir à votre tour ce livre enrichissant.

Moi qui suis une fervente lectrice de la Bible, j'ai bien entendu savouré avec délices les nombreuses similitudes qu'on peut trouver autour de ces 4 thèmes entre la Bible et le livre de Ruiz.

Concernant, "ne pas faire de tout une affaire personnelle", j'ai trouvé une phrase qui va dans le même sens et aborde l'éducation des enfants dans cet article : "Quoi que vous disiez sur l’éducation et les soins aux enfants, il y aura donc toujours quelqu’un pour se sentir accusé et culpabilisé par vos propos."

Je pense l'avoir déjà mentionné dans d'autres articles sur ce blog, que mes lectrices (lecteurs) me pardonnent si mes propos font parfois résonner en eux des jugements, des reproches ou des critiques.

Mon but est de participer à diffuser des idées qui vont à contre-courant de ce qu'on entend trop souvent notamment sur l'éducation. Je crois à la théorie de l'attachement, au maternage proximal, je défends l'allaitement, je plaide pour une plus grande intelligence émotionnelle dans la société car je pense que c'est ce qui pourrait contribuer à diminuer la violence, le malheur, la criminalité.

Je pense également que si l'on sature son esprit avec ce qu'on considère comme positif, ce vers quoi on souhaite aller, il y a de moins en moins de place pour tout ce dont on souhaite se débarrasser, de façon plus concise est poétique : Aucun nid de haine ne parasitera un cerveau saturé d'amour véritable.

J'adhère aussi à l'idée selon laquelle, il faut régulièrement et longuement baigner son cerveau dans une idée si on veut parvenir à la mettre en pratique, puis à se l'approprier de manière à ce qu'elle fasse partie de nous.

Mon blog a donc cette fonction, me permettre de digérer, d'intégrer des idées, des points de vue qui m'intéressent et sont pour moi des outils pertinents sur le chemin d'une vie heureuse, et de partager cela avec ceux qui le souhaitent.

Il y a de plus en plus de gens qui réfléchissent sur ces thèmes, ma voix, c'est une parmi des milliers. Il y a tellement de gens qui usent constamment leur langue et leurs doigts avec des propos malveillants. Ma cible, c'est la parole impeccable. Il est possible que je trébuche, pourtant toujours je me relèverai et poursuivrai mes efforts, parce qu'on a pas le droit de rendre sa vie décevante ! Rien qu'en décidant chaque jour de faire de son mieux, on gagne une joie intérieure qui peut nous habiter et nous protéger contre les vicissitudes de l'existence.

Maintenant, je voudrais également mettre en dialogue ce bon livre, avec le plus excellent qui a jamais été écrit : la Bible. 

Pour cela, je vais citer des passages des Quatre accords toltèques et les versets bibliques qui vont dans le même sens. 

On trouvera les citations du livre dans un ordre chronologique, il me sert de fil conducteur. 

Page15 Je suis fait de lumière, je suis constitué d'étoiles. 
Ici, c'est Hubert Reeves que je cite, qui dit que nous sommes des poussières d'étoiles. Il explique en effet que les mêmes atomes se retrouvent dans la composition des étoiles et celle du corps humain. 
(Matthieu 5:14-16) 14 “ Vous êtes la lumière du monde. Une ville ne peut être cachée quand elle est située sur une montagne. 15 On allume une lampe pour la mettre, non pas sous le panier à mesurer, mais sur le porte-lampe, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. 16 De même, que votre lumière brille devant les hommes, pour qu’ils voient vos belles œuvres et rendent gloire à votre Père qui est dans les cieux.

Page 24 Une part de notre esprit juge toute chose et chacun. [...] Tout est soumis à la tyrannie de ce juge intérieur. 
(Matthieu 7:1, 2) [...] Cessez de juger, afin de ne pas être jugés ; 2 car c’est avec le jugement dont vous jugez que vous serez jugés ; et c’est avec la mesure dont vous mesurez qu’on mesurera pour vous. 

Page 27 Si l'on regarde la société humaine, on constante que la raison pour laquelle il est si difficile d'y vivre est qu'elle est régie par la peur. 
(1 Jean 4:18) [...] Il n’y a pas de crainte dans l’amour, mais l’amour parfait jette dehors la crainte, parce que la crainte est un frein. En fait, celui qui vit dans la crainte n’a pas été rendu parfait dans l’amour. 

Page 28 Toute l'humanité est à la recherche de la vérité et de la justice. 

(Jean 8:31, 32) [...] Jésus donc dit encore aux Juifs qui l’avaient cru : “ Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples, 32 et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous libérera.  [...] 

(Job 19:7) [...] sans cesse je crie au secours, mais il n’y a pas de justice.
(Proverbes 10:2) [...] Les trésors du méchant ne serviront à rien, mais la justice délivrera de la mort. 

(Proverbes 11:19) 19 Celui qui prend fermement position pour la justice va à la vie, mais celui qui poursuit ce qui est mauvais va vers sa mort.
(Ecclésiaste 8:11) [...] Parce que la sentence contre une œuvre mauvaise n’a pas été exécutée rapidement, voilà pourquoi le cœur des fils des hommes s’est pleinement enhardi en eux à faire le mal.

Page 31 La manière dont on se juge est la plus sévère qui soit. 
(Romains 12:3) [...] ne pas penser de lui-même plus qu’il ne faut penser ; mais de penser de manière à être sain d’esprit [...] 

Page 32 On a besoin d'être aimé et accepté par autrui mais on est incapable de s'accepter et de s'aimer soi-même. 
(Matthieu 22:39) [...] Tu dois aimer ton prochain comme toi-même [...] 

Page 37 Que votre parole soit impeccable. 
(Colossiens 4:6) [...] Que votre parole soit toujours accompagnée de charme, assaisonnée de sel, pour savoir comment vous devez répondre à chacun.
(Proverbes 15:1, 2) [...] Une réponse, lorsqu’elle est douce, détourne la fureur, mais une parole qui cause de la douleur fait monter la colère. 2 La langue des sages fait du bien avec la connaissance [...] 
(Jacques 4:11, 12) [...] Cessez de parler les uns contre les autres, frères. [...]12 Il n’y a qu’un seul législateur et juge, celui qui peut sauver et détruire. Mais toi, qui es-tu pour juger ton prochain ?
(Jacques 3:2) Si quelqu’un ne trébuche pas en parole, celui-là est un homme parfait, capable de tenir aussi tout [son] corps en bride.
(Psaume 141:3)  Établis, ô Dieu, une garde pour ma bouche ; établis une surveillance à la porte de mes lèvres.
(Psaume 19:14) Que les paroles de ma bouche et la méditation de mon cœur deviennent agréables devant toi, ô Dieu mon Rocher et mon Rédempteur !
(Proverbes 17:27) 27 Quiconque retient ses paroles possède de la connaissance, et un homme de discernement a l’esprit calme.

Page 41 Le mot "impeccable" vient du latin pecatus qui signifie péché et du radical im, qui signifie sans, impeccable signifie donc "sans péché". Un péché est quelque chose que vous commettez contre vous-même. 
it-2 p. 511 Le terme hébreu courant traduit par péché est ḥatta’th ; en grec, le mot usuel est hamartia. Dans les deux langues, les formes verbales (héb. : ḥata’ ; gr. : hamartanô) signifient “ manquer ”, dans le sens de manquer ou de ne pas atteindre ou trouver un objectif, un chemin, une cible (un but) ou le bon endroit. 
 => Ainsi une parole "peccable" participe au désordre généralisé, soit on parle en mal de soi, soit on parle en mal d'autrui dans un cas comme dans l'autre, on ne pourra moissonner que la désolation. A l'inverse, avec une parole impeccable, le boomerang renvoie du bien-être, de la joie, de l'amour véritable. 

Page 48 Vous ne pouvez recevoir une idée négative que si votre esprit y est ouvert. 
(Proverbes 14:15) Quiconque est inexpérimenté ajoute foi à toute parole, mais l’homme astucieux est attentif à ses pas.
(Actes 17:11) Ils reçurent la parole avec le plus grand empressement, examinant soigneusement les Écritures chaque jour [pour voir] si ces choses étaient ainsi.

Je vais continuer cette mise en perspective des citations de ce livre, avec ce que je trouve de lié dans la Bible. Ce sera donc un sujet en plusieurs parties, afin de ne pas retenir mon lecteur trop longtemps d'un coup ...

La suite, au prochain épisode.