vendredi 5 octobre 2018

Ma vie où tout est enfin à sa place

Maintenant que l'année scolaire est bien entamée, j'ai un peu de recul sur ma nouvelle vie. 

Mon fils a deux instits formidables, l'ambiance à l'école est top. Les activités extra-scolaires : théâtre, musique, football et judo, sont justement dosées. 

Mes loisirs aussi : bachata, yoga, salsa.  

J'ai pris des contacts pour mes stages de Mise en Situation Professionnelle encadrés par le Forem, cela m'enthousiasme. 

Je suis inscrite à la formation Graines de médiateurs qui se tiendra fin novembre - début décembre à l'Université de Paix. 

J'ai répondu à 3 offres d'emploi vraiment intéressantes dont j'espère des réponses dans les semaines à venir. 

Je suis en train de chercher à acheter ma première voiture à moi toute seule. 

J'ai de formidables amis. 

Le départ à l'école et le coucher de mon fils se déroulent de mieux en mieux. 

Je me sens bien dans mon nouvel appartement, ma nouvelle ville : Tubize. 

J'ai entamé un coaching avec une femme exceptionnelle, qui maitrise l'art des questions pertinentes. 

J'ai donc toutes les raisons d'être heureuse, et je le suis et pourtant, il me manque ce que j'ai toujours voulu, ce que j'ai toujours cherché à construire, ce qui donne sens et saveur à toute mon existence : un couple épanoui. 



Bien sûr l'art d'être heureux ensemble longtemps est périlleux et pourtant j'y crois toujours, je crois toujours en notre potentiel. 
Je sais aujourd'hui combien cela peut être difficile de sortir de schémas de fonctionnement délétères, je sais combien le poids du passé peut être lourd à porter, je sais que certaines blessures prennent du temps pour cicatriser et je sais que réussir cela demandera efforts, patience, et abnégation, pourtant je veux y croire encore, avec toi, même si c'est une folie, même si ce serait certainement plus simple de recommencer à 0 avec quelqu'un d'autre ...  
Ce que j'ignore aujourd'hui c'est si toi tu y crois et si toi tu es prêt à t'engager vraiment et à ne pas reculer à la première déception. 
Parce que je peux te garantir que des déceptions il y en aura encore, certainement minimes, et en même temps personne n'est parfait, et je ne peux pas nier être quelqu'un de parfois impulsif et irréfléchi, seulement je me soigne, je ne me suis jamais engagée à la légère et pratiquement toute ma vie j'ai honoré mes promesses, alors c'est vrai, il y a des moments où j'ai échoué, parce que je ne suis qu'un être humain, seulement je refuse d'être réduite à mes erreurs. 

Et malgré toute la souffrance que notre relation nous a causée, j'ai envie de croire encore à des lendemains qui chantent ... 

Je crois que la foi c'est cela, c'est continuer de croire et d'espérer, et de se battre, alors qu'un lourd passé nous crie que ce n'est que pure folie ... 

mercredi 1 août 2018

Les vacances scolaires - l'avenir - les choses à faire


Les vacances sont des vacances surtout pour les enfants ... pour les adultes qui les entoure, c'est surtout beaucoup d'organisation ... Enormément de parents travaillent, certains essayent de négocier avec leur patron pour avoir 2 semaines au même moment et emmener toute la famille à l'étranger, mer, montagne, dépaysement, repos, visites ... 

Et le reste du temps, les enfants sont répartis entre les grands-parents et les stages ! Heureusement qu'ils sont là ces fameux stages ! Sans cela les parents seraient vraiment dans l'embarras. 

Pour ma part, cet été, comme l'été dernier, je ne travaille pas, je n'ai donc pas l'obligation de le mettre en stage chaque semaine, ni de l'envoyer chez ses grands-parents ... et pourtant, je l'y mets ! Pas toutes les semaines c'est vrai, il va un mois en stage, 2 semaines en juillet et surtout les deux dernières semaines d'août, histoire de prendre le rythme de l'école et d'y être prêt ! 

J'estime que moi aussi j'ai droit à des moments tranquilles, et puis surtout, mon fils est un enfant unique, alors tout seul à la maison, souvent il s'ennuie, au moins en stage il est avec d'autres enfants et il fait plein de choses super sympas : initiation à la musique, jeux de société, sport, anglais ... perfectionnement vélo. 

Et puis mes parents n'habitent pas tout près, 80km, donc ils ne viennent pas nous voir juste une heure par ci par là ou pour une après midi, quand on se voit c'est toujours un peu plus long, et surtout quand j'y amène mon fils c'est pour 3 jours minimum ... sauf nécessité. Il est content de passer une semaine avec eux, surtout en été avec la piscine. 

Cette année, je dois en plus préparer mon déménagement, faire ça l'été le plus chaud en Belgique depuis 100 ans, c'est pas une super idée ... pourtant c'est ainsi. Alors il va vraiment falloir que je me mette à faire des cartons. 

J'avais déjà l'art de l'essentiel, j'ai aussi acheté la magie du rangement de Marie Kondo, j'espère vraiment que cela va me motiver, me donner l'élan dont j'ai besoin. 

Je n'ai pas encore retrouvé de boulot, par contre j'ai trouvé une formation de médiateur en promotion sociale, au Ceria à Bruxelles, non seulement elle me dispenserait de chercher du travail, mais en plus en tant que demandeuse d'emploi, je serais dispensée de payer les frais, qui même si je devais le faire, sont beaucoup moins élevés que pour la formation que j'avais trouvée précedemment. 

Je suis vraiment enchantée de cette nouvelle, et je compte bien me rendre au secrétariat dès sa réouverture pour prendre toutes les informations. 

A côté de cela, je continue également à me former en communication non violente. Sur leur site belge, j'ai découvert 3 modules donnés par Anne Bruneau, formatrice certifiée. Je me suis inscrit également. 

J'occuperai aussi 3 mercredi après midi avec la formation graine de médiateurs. 

Mon mois de septembre sera bien rempli, il commencera en beauté avec l'entrée à l'école primaire de mon fils ! 

Et oui, en novembre ce petit aura déjà 6 ans ! Cela passe tellement vite. 

Son instit de maternelle, Mme Céline a vraiment été super avec lui tout au long de l'année, en fin d'année, elle nous a rapporté tous ses progrès, et aussi ses difficultés, d'après son expérience, il aurait un certain retard au niveau grapho-moteur, écrire n'est pas la chose qu'il préfère, et cela semble difficile pour lui, peut-être plus difficile que pour d'autres enfants ... 

Elle nous a conseillé de le faire tester par des professionnels ... j'avoue que je trouve que c'est encore très tôt. 

J'attends de voir ce qu'en pensera l'institutrice primaire. Je pense que chaque enfant a son rythme et qu'il ne faut pas trop les comparer. Alors c'est vrai qu'à l'école, quand les instit ont des groupes de 25, c'est difficile de faire de la différenciation, et d'adapter le travail à chacun ... 

Pourtant, les enfants sont tous différents, chacun a ses préférences, ses forces et ses faiblesses. A côté de cela, Manoah a une très bonne mémoire, un très bon niveau de vocabulaire, il connait déjà pas mal de choses en anglais, il est doué en judo, créatif, il adore chanter, il roule à deux roues en respectant le code de la route ... 

Sa grand-mère lui a offert des cahiers d'exercices pour la lecture et l'écriture, il a été d'accord de les compléter, il montre de la bonne volonté, et fait des efforts, c'est peut-être cela le plus important, qu'il soit disposé à faire des efforts, à persévérer et surtout qu'il y prenne plaisir. 

Voici donc un post melting-pot ... où je donne des nouvelles de ce qui me préocuppe et des changements qui s'annoncent durant ces vacances scolaires. 

 

 

jeudi 7 juin 2018

Petit Bambou - Mindfulness

En 2016, j'étais en dépression en burn-out, j'avais perdu le goût de vivre, j'étais angoissée, nerveuse et épuisée.

J'ai commencé une psychothérapie, je me suis forcée à refaire des activités qui me plaisaient avant : me balader avec mon appareil photo, chanter, danser, colorier, aller chez l'esthéticienne ... Et puis j'ai télécharger l'application Petit Bambou pour pratiquer la méditation de pleine conscience.

J'ai d'abord écouté les 8 séances découvertes, puis j'ai fait quelques recherches sur les bienfaits à long terme de la mindfulness, j'ai lu des livres, et je me suis dit qu'il fallait essayer d'inclure ça dans chaque journée.

Le meilleur moment pour moi est, juste avant de dormir. Je ne m'endors pas facilement, donc même si je médite couchée, parce que c'est plus confortable pour moi, je reste consciente jusqu'à la fin de la chaque séance.

J'ai finalement acheté l'abonnement pour une année, et c'était une excellente chose. La durée des méditations a augmenté jusqu'à 20 min pour moi. 20 min ça ne m'est pas encore confortable, il y a encore souvent un moment où je commence à être impatiente et à souhaiter que cela finisse, mais c'est une question d'entrainement. Quand l'abonnement s'est achevé à l'été 2017, je n'avais pas les moyens de me réabonner directement. Donc j'essayais de revenir aux séances découvertes, gratuites, de temps en temps ... 

Mais cet été, j'ai souhaité reprendre l'abonnement. Et je compte bien m'habituer à 20 min par jour, et plus si possible. 

J'ai mesuré l'impact de la méditation sur ma vie, suite au weekend de formation en gestion de conflit consacré à l'écoute et à l'accueil des émotions. 

Alexandre, le formateur, entrecoupait les périodes où nous devions écouter, de brèves séances de méditation de pleine conscience, et même si il répétait les mêmes mots à chaque fois, et que que cela m'agaçait un peu au moment même, à la fin de ce weekend, j'étais beaucoup plus zen, centrée, détendue. A la fois je m'étais rendue très disponible pour écouter l'autre, à la fois j'avais aussi été pleinement entendue, et cela fait un bien fou ! 


Je suis donc arrivée à la conclusion que la méditation augmentait beaucoup ma qualité de vie et mon bien-être, par contre, je devrais faire de brèves méditations pendant la journée, en plus de ma séance du soir, et peut être aussi ajouter une séance matinale. 

Vivre en étant centrée, disponible pour les autres, et à l'écoute de moi-même, apporte de la paix, et lutte ainsi contre les effets négatifs du stress, et de la dépression. 

Je recommande donc la méditation de pleine conscience, non seulement aux working mum surchargées, mais aussi aux étudiants qui préparent leurs examens, à toutes les personnes stressées, nerveuses, anxieuses, aux gens qui ont une maladie chronique, et aux enfants qui ont trop d'énergie et ne savent pas quoi en faire !

D'ailleurs, Petit Bambou a aussi un cycle pour les 5-12 ans donc mon fils profite aussi à l'occasion. 

L'application est conviviale, les séances de qualité, les voix agréables. Je n'ai pas testé d'autres applications que celle-là, c'est parce que j'en suis pleinement satisfaite. Pour 60 euros par an, le rapport qualité-prix est vraiment avantageux ! 


De l'hospitalité

On ne peut pas dire que l'hospitalité soit encore une valeur importante de la société où je vis. 
Bien sûr on invite chez soi ses amis, sa famille, éventuellement son patron et les camarades de jeu de ses enfants ...

Mais qu'en est-il de l'étranger ? Du pauvre ? De l'inconnu ? 

On assiste à une croissance des suicides, or, la solitude est un des sentiments qui fragilise le plus les personnes qui vivent des moments difficiles dans leur vie. 

J'ai lu un article qui expliquait clairement que les gens bien intégrés dans une communauté se suicident moins, et succombent moins à la dépression. 

Les prix des logements augmentent, les emplois stables se raréfient, les familles se disloquent, au final on vit de plus en plus seul, avec tout le stress supplémentaire, toutes les frustrations et difficultés que cela génère. 

Quand on peine déjà à nouer les deux bouts et à rester sur ses pieds, comment penser à se montrer hospitalier ?

Ce ne sont pas toujours les plus riches les plus généreux ! 

Je dirais même qu'on trouve dans les pays pauvres une générosité et une solidarité, un souci des autres dont nous devrions tous prendre de la graine ! Un rien qu'on partage apporte plus de joie qu'un beaucoup qu'on garde pour soi seul. 

Si je songe à cette question d'hospitalité, c'est qu'après avoir joué les gendarmes du monde aux côtés des Etat-Unis, l'Europe s'est mis "dans de beaux draps". 

En effet, en semant le chaos en Syrie, et avant cela en Libye, les états européens ont ouvert la boite de Pandore. Trop de gens, lassés de vivre sous les bombes quittent leurs pays pour tenter leur chance ailleurs.

Et comment sont-ils reçu ? On ne va pas se fier aux propos de Théo Franken car franchement, il ferait mieux de se taire, il fait honte à la Belgique. 

Je sais qu'il y a autour de moi des gens généreux et compatissants qui partagent ce qu'ils ont avec ces migrants qui ont fui la mort, en la croisant parfois de très près. 

Alors c'est vrai, la petite Belgique ne peut pas accueillir toute la misère du monde, et ici aussi il y a des chômeurs, des pauvres, des enfants qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, et en effet,il ne faut oublier personne. 

Seulement il y a certainement de la place et de l'aide pour tout le monde. Le problème en Europe ce n'est pas le manque de moyens, c'est la mauvaise répartition de ces moyens. 

On paye trop de politiques à rien faire, on ne taxe pas assez les riches parce qu'on préfère presser comme un citron la classe moyenne, même si elle s'essouffle. 

Des sommes astronomiques sont gaspillées par la complexité absurde de l'administration. 

Des propriétaires disposent de bâtiments salubres qu'ils préfèrent laisser vides plutôt que d'y loger des personnes qu'on pourrait sortir de la rue et de la précarité. 

Et je ne vous parle même pas des sommes folles que nous coûtent les prisons ! Les prisons, ces fabriques de terroristes et autres criminels en tous genres. Le meilleur moyen pour transformer un petit délinquant, un bandit de bas étages, en terroriste, parrain de la mafia ou autre, c'est de le mettre en prison, là il rencontrera plus durs que lui, plus impitoyable et plus tordus, il recevra une formation pour devenir un caïd plus performant, un meilleur poseur de bombe ! 

Et pendant ce temps, les honnêtes chômeurs ne trouvent pas de travail et crèvent de faim, les pensionnés ne payent plus leurs factures, et les migrants sont parqués comme des bêtes dans des camps provisoires. 

Mais à part cela, Dutroux nous coûte 3000 euros par mois ! Et oui, logé, nourri, blanchi, télé à disposition pour ne pas s'ennuyer, aux frais non pas de la princesse, mais du contribuable belge ! On préfère l'entretenir lui, que l'honnête père de famille qui a été licencié, mais qu'il n'a aucun meurtre ou crime atroce sur la conscience !

Alors je vous le demande, qu'est-ce que cette société qui marche sur la tête ?

On cajole l'abominable criminel, et on laisse périr le pauvre migrant ? Pour être logé mieux vaut être un pédophile qu'un étranger ... 

Je ne trouve pas cela acceptable. Je vais réfléchir à quoi faire pour contribuer à mon niveau, au fait de construire une société plus humaine, et hospitalière ! 

Si vous avez des idées, je prends ! 


vendredi 20 avril 2018

Le livre "Médias : influence, pouvoir, et fiabilité. A quoi peut-on se fier ? " Julien Lecomte


Pour introduire ce billet, je voudrais d'abord vous en expliquer la Genèse. 

Si vous avez lu mon précédent article, vous savez que je suis un certificat en gestion positive des conflits, le coordinateur de cette formation, n'est autre que l'auteur de ce livre. Notre rencontre eu lieu en ces circonstances et c'est au détour d'une conversation que j'ai appris que notre coordinateur était également auteur, ma curiosité (pour le sujet, pour le travail d'auteur) me fera savourer, engloutir, digérer son opus ! 


Vous pouvez découvrir la présentation de Julien Lecomte sur son blog : 

La lisibilité du livre est augmentée grâce à une structure énoncée de façon limpide, histoire de ne pas se perdre en route. Il s'agit d'un livre solidement documenté, qui témoigne d'une réelle rigueur intellectuelle. Le vocabulaire précis est au service de phrases claires. 

Vraiment c'est un livre que je vous recommande, et que je recommande à tous les adolescents qui veulent être des citoyens autonomes critiques et responsables pour créer le monde de demain ! 

Sachant tout cela, moi qui n'aie pas l'habitude de nourrir des complexes, j'ai trouvé mon petit blog bien amateur en comparaison au sien, ma culture bien mince et mon niveau de langage définitivement plus bas que le sien, et surtout quand j'ai appris que la rédaction de ce livre avait pris plus de 18 mois, je me suis mis en tête que je ne pouvais pas me contenter d'un billet rédigé en quelques minutes, que ce serait presque irrespectueux ...

J'ai d'abord lu le livre en entier avant de le reprendre "en diagonale" pour reprendre les citations dont je voulais garder une trace. En vous les partageant, mon but est que certaines questions et réflexions me reviennent à l'esprit à chaque fois que je suis confrontée aux médias. 

Seulement voilà, en me créant un complexe et en me mettant la pression en me comparant, je ne parvenais pas à trouver l'énergie, l'élan pour l'écrire enfin ce billet ! Je ne saurais même plus dire depuis combien de temps je monopolise l'exemplaire de la bibliothèque de l'Université de Paix, il était temps que je me défasse de ces croyances limitantes pour commettre mon forfait. 
"Je fais de mon mieux, avec mes circonstances présentes, avec mes aptitudes, ma disponibilité, mes objectifs, nous sommes tous différents, alors me comparer à quelqu'un d'autre ne nourrit pas la vie, j'arrêtes ici." 

J'ai devant moi 6 pages A4 de notes, qui s'arrêtent à la page 107 de son livre qui en compte 250, je m'arrêtes là. 

Mes notes personnelles s'intitules "Ce que je retiens du livre Médias : influence, pouvoir et fiabilité. A quoi peut-on se fier ?

Je vous les recopie uniquement ici. Par moment ce que j'écris paraphrase légèrement, mais vous pourrez vérifier mon honnêteté intellectuelle, si j'ai fait l'un ou l'autre raccourci, je n'ai, j'espère, pas trahi son propos. 

"Le rejet radical comme la confiance aveugle sont des extrêmes à proscrire". 

Le plus important étant de se poser des question pour juger de la fiabilité de ce qu'on lit, et cela au moyen d'une matière que j'ai découverte au cours de mes études secondaires dans un certain collège réputé jésuite liégeois avec lequel Julien avait aussi quelques liens ! Il s'agit de la critique historique.

On distingue la critique interne de l'externe. 

L'interne interroge l'autorité de l'auteur, est-il validé par ses pairs, compétent, exact et sincère ? Elle tente aussi une interprétation. 

La critique externe vérifie l'authenticité, la provenance et l'originalité.

"Qui, Quand, Comment, Quoi, Pourquoi, autrement dit : 
Qui dit quoi à qui par quel moyen et avec quel effet? 

sont les question importantes à se poser devant n'importe quel document dont on questionne la fiabilité. On distingue donc un émetteur, un message (contenu), un canal, un récepteur (supposé ou réel) un contexte ainsi que des buts, intentions, et effets potentiels. 

P.33 Sachant qu'une majorité politique a un pouvoir sur une partie de l'argent que la télévision reçoit pour fonctionner, les journalistes ne vont-ils pas réfléchir à deux fois avant d'envisager de trop l'égratigner ?

P.37 Un sondage montre une tendance à la méfiance vis à vis des médias, en France en 2011, 63% des personnes sondées estiment que les journalistes ne sont pas indépendants des pressions politiques, et 58% su même avis sur les pressions financières. 

Posons-nous la question : Quelle est la confiance que j'accorde aux médias ? 

P.41 Les médias mettent en forme les contenus, ils fabriquent l'information. Trois idéologies sous-tendent cette fabrication : 
- la transparence : la communication refléterait parfaitement tous les points de vue et toutes les pensées sans les déformer.
- la critique spectaculaire du spectacle : beaucoup d'émissions proposent de décrypter les médias et leur système. 
- le règne de l'opinion : toutes les opinions devraient être traitées équitablement. 

Les raisons de cette mise en forme sont les suivantes : 
- séduire le public grâce à l'effet d'annonce et à la dramatisation. 
- paraître professionnel
- gérer les scoops et les urgences
- en presse écrite, respecter environ 3000 signes par page
- en télévision, respecter la durée d'une émission, avec parfois des interviews de quelques secondes. 
- choisir des événements à traiter en fonction du coût et de la proximité.  

P.44 La production médiatique se doit de prendre en compte son public dans sa conception. 

Par exemple, l'émission Bye Bye Belgium (alors que quand même, l'Union fait la force !!!! ) destinée à faire réfléchir aurait-elle eu un tel retentissement si elle avait été présentée sous la forme d'un débat traditionnel ? 
Jusqu'où peut-on édulcorer l'information pour la rendre plus digeste ?

P.45 Les médias se feraient l'écho d'idées préconçues [...] qui relèveraient moins d'erreurs ou de tentatives de tromper que de délits de bonne foi. 
Si le documentaire Bye Bye Belgium était un coup monté présenté comme tel au fil de l'émission, qu'en est-il des positionnements culturels et idéologies implicites qui orientent ou corroborent les vision du monde les moins remises en cause ? 

P.45 Pour Ricoeur, une idéologie fonctionne d'autant mieux que sa dissimulation d'elle-même est forte ! 

P.46 Lorsqu'un discours semble "neutre" "évident" et justement pour cette raison, il est intéressant de s'interroger en profondeur et de comprendre les présupposés qui l'animent. 

Interrogeons nos propres préconceptions du réel ! Ce qui sous-tend nos discours, plus on considère son avis comme allant de soi, plus il y a de chances qu'il se base sur des présupposés qu'on ne remet pas en doute. 

P.47 "Il est matériellement impossible d'informer sur tout ce qui se passe partout dans le monde", d'où la nécessité d'un CHOIX, d'un TRI, ce choix tient compte des contraintes du producteur du contenu ainsi que de celles du public à qui elle est destinée. Il en résulte une occultation des faits du monde à traiter. Les médias ne colportent jamais de l'information pure et complète, au contraire les médias nous suggèrent leurs sujets ; ce qui se dit dans les médias ce sont les sujets de conversations de leurs publics. 

P.48 Qu'est-ce qui justifie l'importance que les médias donnent à certains sujets ? 

Les prises de position implicites par rapport à l'information peuvent se traduire également par des généralisations, des raccourcis et autres glissements de sens via des effets de métaphore (soleil de plomb, puits de science, éclairer la réalité) et de métonymies (boire un verre, on en boit le contenu !) Le vocabulaire utilisé n'est pas anodin !

P.52 Il s'agit également d'identifier les failles logiques et la rhétorique. La rhétorique fait intervenir les interlocuteurs, leurs buts et relations, un argument est bon si il parvient à convaincre, la "vérité" importe peu. 

P.56 On ne traite pas l'information dans les médias de la même façon au Nord et au Sud du pays (Belgique) En 2011, dans les médias on assistait à un ping-pong basé sur les aspirations différentes des deux communautés : "Les Flamands demandent une réforme profonde du fonctionnement de l'état et les Wallons répondent qu'ils ne veulent pas la fin de la Belgique." 

P.63 Un petit détour par la sémiologie (l'étude des signes, c'est à dire la plus petite partie signifiante d'un langage, un mot est donc un signe, mais pas une lettre). 

P.64 La dénotation et la connotation correspondent à 2 niveaux de sens d'un même signe. La dénotation donne le sens explicite, la connotation évoque le sens figuré, le contexte est important. 

P.84 Les médias influencent le public, comme le public influence les médias, ils seraient le reflet de l'opinion et des valeurs qui font consensus à un moment donné. 

P.85 Afin de prolonger la réflexion critique on peut interroger la société dans laquelle émergent les faits et les événements et propos médiatiques ; on devrait prêter attention à la logique économique de certains médias qui ne font que véhiculer des clichés. 

P.87 La nouvelle propagande est économique, les pubs représentent un enjeu majeur des médias actuellement. 

Ce lien pose les questions du lobbying, des industries culturelles. Afin de critiquer une source, il serait approprier de répondre à la question : Qui dit quoi pourquoi ??? 

Il s'agit de discerner si l'auteur ne cherche pas à convaincre au lieu d'informer. 

P.100 En analysant des slogans publicitaires comme "demandez plus à votre argent" "demandez plus à la vie". On peut émettre l'hypothèse qu'on renforce ici la logique qui associe le bonheur au "toujours plus". En diffusant ces slogans, les médias alimenteraient le capitalisme. 

P.107 En France, les dépenses de communication des annonceurs semblent globalement diminuer en raison notamment de la connotation négative de la publicité dans le sens commun. Depuis les années 2000, de plus en plus de publicités insistent sur des valeurs non marchandes (création de sens, partage, solidarité) au profit du secteur marchand. 

En matière de pub, le public est une cible à qui plaire, il est une marchandise pour les annonceurs. Lorsque la source de financement d'un média (comme facebook) est la publicité, les chiffres de l'audience sont proportionnels à ceux des recettes. 


En guise de conclusion : 

P.223 "La pensée critique n'est pas un acquis une fois pour toutes [...] elle se travaille et s'expérimente." 

P.224 "Il s'agit d'être dans la nuance par rapport aux attitudes de confiance ou de méfiance vis-à-vis des médias." 

P.225 "Ce processus de prise de distance et d'évaluation de ses propres usages et prises de position suppose l'autonomie de la pensée critique, c'est à dire une pensée qui refuserait ses assertions simplistes au profit d'une démarche humble. Il s'agirait d'un esprit au clair avec ses propres jugements et partis pris, qui en tiendrait compte pour tâcher d'analyser l'information le plus honnêtement possible, en faisant droit à la complexité du monde." 

Sur ce, je vous souhaite à tous un questionnement constructif et une attitude ouverte et prudente vis à vis des médias. 





lundi 5 mars 2018

Mon chemin en gestion de conflits

Depuis septembre 2017, j'ai l'immense privilège d'avoir été acceptée dans le certificat en gestion positive des conflits interpersonnels de l'Université de Paix à Namur. 

C'est un privilège car nous ne sommes que 20 participants par an à pouvoir bénéficier de cette formation. 

L'intérêt de cette formation est triple. Evidemment le contenu est passionnant, jugez vous-mêmes : 
1°) Comprendre et expérimenter nos attitudes en conflit
2°) Agir sur nos croyances limitantes
3°) Accueillir les émotions et pratiquer l'écoute
4°) Introduction à la Communication Non violente
5°) Pouvoir s'affirmer
6°) Le pouvoir et moi
7°) Pratique de négociation
8°) Être tiers dans un conflit (sur base de techniques de la médiation)
9°) Training

https://www.universitedepaix.org/formations/certificats-longue-duree/certificat-en-gestion-positive-des-conflits-interpersonnels



Le 2e bénéfice se situe au niveau de la qualité des formateurs, ils ont tous atteint un haut niveau de maîtrise de leur sujet, et cela se mesure surtout en savoir être, c'est bien entendu crucial pour ce genre de contenu. 

Et enfin le 3e avantage et non des moindres :  nous ! Les participants, nous avons tous investis dans cette formation, nous sommes tous en chemin pour améliorer nos relations humaines, nous venons tous avec nos histoires, nos attentes, mais aussi notre souhait de construire un monde avec plus de bienveillance, et donc nous nous l'offrons les uns aux autres et cela, c'est une vraie force. 

Nous avons tous des vies bien remplies et parfois éprouvante, la météo du moral qu'on fait le samedi est parfois mitigée, certains vivent des deuils et autres moments difficiles, mais chaque dimanche quand on se retrouve, ceux qui étaient dans le trouble se retrouvent reboostés. 

C'est réellement une formidable aventure humaine, de l'argent bien investi. 

Je ne vais pas partager ici tous les outils que j'ai pu découvrir, je ne voudrais pas tout dévoiler et ainsi vous faire croire qu'il n'est pas utile d'aller en formation car apprendre la théorie sur un outil ne remplacera jamais ce qui se vit en temps réel, avec les formateurs, avec le groupe. 

Je voudrais simplement partager quelques bribes qui occupent souvent mes pensées et ont ainsi permis des améliorations dans mes relations, et ainsi augmenter ma joie de vivre au quotidien. 

La distinction faits - jugements 

Distinguer les faits des jugements est effet capital pour amorcer une discussion sereinement, ou pour formuler une demande claire à son enfant qui laisse trainer ses jouets ou à son collègue qui vous envoie des e-mails avec des notes soulignées en rouge ! 

Si j'écris : "Tu laisses toujours traîner tes affaires partout." ou "J'en ai assez que tu m'infantilises". Vous n'aurez aucun mal à identifier qu'il s'agit de jugements, alors comment les transformer en faits, en observations les plus objectives possibles. 

" Je vois ton manteau sur le sol de l'entrée et ta paire de basket en travers du paillasson." 
" Quand tu écris des remarques soulignées en rouge dans un e-mail j'ai l'impression de recevoir une note de la part de mon institutrice à l'école primaire."  

Cela parait simple comme cela, mais on a tellement l'habitude d'utiliser des adverbes très définitifs (toujours, jamais) ou très imprécis (parfois, souvent) qu'on n'y prête même plus attention. Quand on prend un peu de recul on prend conscience que c'est assez injuste d'infliger de telles évaluations et bien souvent, cela n'apporte pas les résultats souhaités. 

L'écoute et la reformulation

Ecouter est un art difficile quand on est soi-même en prises avec de vives émotions. Pour ma part, je peux admettre que lorsque que ce que dit l'autre vient appuyer sur des points sensibles, je dois faire un énorme effort sur moi-même pour rester dans l'écoute. L'objectif de devoir reformuler (et que donc l'autre fasse des pauses pour me le permettre) m'aide à rester concentrée, à rester dans son monde en essayant tant bien que mal de faire abstraction du mien pour un moment. Ecouter attentivement et le coeur ouvert est un cadeau magnifique. Je pense qu'offrir cette qualité d'écoute est trop rare dans nos vies quotidiennes surbookées, je me surprend bien souvent à n'écouter mon fils que d'une oreille, alors je me ramène à la raison, j'éteins mon écran, je lève les yeux de mon smartphone et je m'applique à l'écouter vraiment. Je repense souvent à cette petite histoire lue sur facebook d'un enfant qui avait expliqué dans sa rédaction qu'il rêvait d'être un smartphone pour recevoir davantage d'attention de la part de ses parents, c'était tellement triste. 

Une reformulation pas en mode "perroquet" mais en synthétisant les points importants montre que l'on a vraiment compris ce que l'autre a dit, et cette compréhension amène souvent un grand soulagement. 

Le cône de disponibilité 



Pouvoir situer où  nous en sommes dans ce cône permet aussi de remettre une discussion à plus tard, ou de mesurer précisément où l'autre en est pour être prêt ce qui est nécessaire pour lui en cet instant. C'est vraiment un formidable outil. Même si on l'utilise mentalement et seul. 

Identification des besoins selon la communication non violente

Les besoins en CNV sont assimilés à des souhaits, des aspirations profondes, ces besoins sont partagés par tous les humains quelque que soit leur âge, leur culture, leur milieu social, et quand on met le doigt sur le besoin réel de l'autre, il se détend et on peut alors vivre une connexion, de cœur à cœur qui vivifie nos relations et colore notre vie. 

Ce qui diffère ce sont les stratégies que chacun adopte pour nourrir ses aspirations profondes, l'intensité de tel ou tel besoin à l'instant T et la personne qu'on rend responsable de combler notre besoin. En CNV, on est conscient que notre besoin nous appartient et que si on peut faire une demande claire à l'autre pour qu'il contribue à le nourrir, il n'y est nullement contraint. 

En guise de conclusion, je dirais que si on parvient à 'écouter attentivement, qu'on vérifie dans quelle mesure l'autre et moi sommes disponibles pour la conversation, qu'on parvient à distinguer les faits des jugements et qu'on discerne les aspirations profondes des uns et des autres, on construit jours après jours des relations saines, authentiques, enrichissantes qui guérissent le monde et propagent des ondes positives. 

"Le meilleur moyen de poursuivre un conflit, 
c'est de chercher qui a raison et qui a commencé". 

mardi 19 septembre 2017

Les malheurs des enfants d'aujourd'hui

Tout à l'heure, je suis tombée sur un article qui parlait des dangers qui guettent les enfants d'aujourd'hui. 

J'ai commencé à le lire, et je n'ai pas du tout aimé le ton. 

Bien qu'il mette en garde contre des pièges qu'il serait bon d'éviter. 

Nos enfants sont trop tôt et trop longtemps confrontés aux écrans, ils ont besoin de grand air, de jeux en famille, de participer aux tâches de la vie quotidienne avec nous. Ils ont besoin de créer de leurs mains. 

Nos enfants apprécient facilement la nourriture industrielle et tombent dans le panneau d'un packaging attrayant, alors qu'ils devraient manger davantage de fait-maison et cuisiner avec nous, ainsi nous pouvons leur transmettre les principes de diététique de base, ainsi que des connaissances de recette pour ne pas être affamés quand un jour, ils vivront seuls ! 

Nos enfants n'ont pas assez souvent notre attention exclusive, et non, nous aussi nous sommes occupés à mille choses et surtout devant trop d'écrans aussi. 

Sur facebook circulait une petite histoire d'une instit qui avait demandé aux enfants d'écrire une rédaction pour expliquer quel est leur plus grand souhait. Un enfant avait écrit qu'il rêvait d'être un smartphone, parce que le smartphone recevait bien plus d'attention de la part de ses parents que lui !

Cette anecdote est là pour nous rappeler que le temps passé avec nos enfants devrait aussi régulièrement être du temps de qualité, où ils reçoivent notre attention exclusive, cette attention qui remplit leur réservoir affectif et nourrit la complicité, la joie ! 

Une autre vidéo demandait aux enfants ce qu'ils voulaient recevoir comme cadeau, la majorité des enfants n'ont pas demandé de nouveaux jouets coûteux, ils ont demandé du temps en famille ! 

J'aime le proverbe qui dit que "nos enfants sont nos maîtres", maîtres en sagesse, ils sont plus proches du sens de la vie que nous le sommes, ils sentent ce qui est le plus important, et ça ne s'achète pas ! 

Cela ne sert à rien de culpabiliser les parents avec tout ce qu'ils font de mal parce qu'ils sont trop épuisés, occupés, et parfois même dépassés. 

Les parents ont beaucoup sur leurs épaules car la société ne leur facilite pas la vie. Alors si vous voyez un gosse devant un écran, ou un parent en train de hurler, au lieu de juger, offrez un peu d'empathie, quelques heures de baby-sitting ... c'est ce dont ils ont besoin, car aussi imparfaits qu'ils soient, la majorité des parents font de leur mieux, et préfèreraient ne pas utiliser de dessins animés ou de plats préparés !  

Pourquoi je n'en peux plus des jobs "alimentaires"


En revenant sur mon blog, je n'avais pas dans l'idée d'écrire sur le travail, mais bien sur la parentalité. 

Reste que le dernier article publié m'impose d'écrire celui-ci, avant de passer à autre chose. 

J'avais donc repris le travail fin mars. Puis j'ai encore eu 15 jours de vacances de Pâques avec mon fils avant de trouver une mission d'intérim plus longue. 

C'était une mission temps plein, dans le businesscredit center d'une banque, bien payé, pas trop loin de chez moi et avec des collègues sympas. 

Pourtant, je n'aurais pas du accepter cette mission. Et ce pour plusieurs raisons, que j'identifie maintenant avec clarté. 

La première c'est qu'un temps plein, en ce moment, c'est trop pour moi. J'ai besoin de temps pour ma thérapie, pour réfléchir, me centrer, et me reposer. 8h par jour au boulot plus les trajets, ça m'oblige à courir constamment, mon fils a de longues journées, ce n'est pas vivre ça, c'est une course contre la montre, métro - boulot - dodo. Ca ne me nourrit pas, ça m'épuise. 

La deuxième, un job hyper sédentaire, ben oui quand on dispatch des e-mails toutes les journées, on n'a pas beaucoup de raisons de se lever, de marcher, de bouger un peu ... ce n'est définitivement plus pour moi non plus. Depuis presqu'un mois que cette mission s'est achevée, à raison d'une séance par semaine, ma kiné n'a pas encore réussi à m'enlever tous le stress qui partait de ma main droite pour monter jusqu'à mon épaule ! Affligeant non ? 

La troisième, accepter un job très répétitif et un peu ennuyeux simplement parce que c'est dans mes possibilités, et que mon expérience professionnelle et mon diplôme m'offrent ce genre de perspectives, cela ne me permet pas de trouver la motivation de me lever le matin suffisamment tôt, suffisamment longtemps pour que mon patron soit satisfait. 

Je ne suis pas en train de dire que je n'accepterai jamais plus rien d'autre que le job de mes rêves. Et à vrai dire, je ne sais pas exactement ce que c'est le job de mes rêves. Par contre, je sais au moins ce que je ne veux plus ! 

C'est déjà cela. Il y a quelques temps, j'avais retrouvé un petit questionnaire facebook qui me demandait, si vous pouviez faire le job de vos rêves, quel serait-il ? Et j'avais répondu que si je pouvais faire ce que je voulais, j'essayerais différentes choses, jusqu'à trouver ce qui me correspond vraiment, et certainement que ce serait plusieurs métiers différents, et pas un seul ! 

Je sais aujourd'hui, que j'ai besoin d'une activité qui me permet de rendre le monde meilleur, et que je n'aime pas la sédentarité, c'est mauvais pour moi. Quand je regarde le travail de Marshall Rosemberg, le père de la communication non violente, et l'aide qu'il a apportée partout dans le monde, en accompagnant des ennemis à se comprendre et à se rapprocher pour faire éclore la paix, cela me fait vraiment envie. 


mercredi 22 mars 2017

Reprendre le chemin du travail


Aujourd'hui, je reprends le travail, que j'avais laissé de côté depuis un peu plus d'un an.

Et je dois dire que ce matin, je me sentais légère, heureuse, impatiente, presque euphorique.

Le ciel était bleu, j'avais commencé en musique avec Shape on you d'Ed Sheeran, la journée s'annonçait très bien.

Jusqu'à ce que j'arrive à la gare de Bruxelles Midi, et que je vois les militaires. Là tout d'un coup, je me suis rappelé qu'on était le 22 mars, et que le monde avait changé, mon monde, ma ville. 

Cela ne change rien au fait que je suis contente de reprendre le travail, même si ce n'est que pour, a priori, 3 jours d'intérim. Mais je n'ai pas trop envie de rester longtemps sur Bruxelles. 

Ici c'est vrai, c'est décentré, et je traverse un parc pour arriver, l'ambiance est détendue. 

Pourtant, les militaires dans les rues, non vraiment, cela me plombe le moral, et bien entendu, cela ne sert à rien, j'ai entendu un colonel le dire aux infos. 

Aujourd'hui, c'est pour moi l'heure du bilan. Qui suis-je après l'épisode burn-out ?

Et bien je suis plutôt contente de qui je deviens, une femme connectée à elle-même, qui a toujours envie d'être dans les relations, mais qui n'en a plus un besoin viscéral. 
Quelqu'un qui aime mieux, qui s'aime mieux elle-même, qui tente de faire le deuil de ce qu'elle n'a pas reçu enfant, et de se l'offrir à elle-même, vu qu'elle a pris conscience qu'elle est capable de donner à son fils, ce qu'elle n'a pas reçu. Et ca me rend fière, fière de faire mieux, pas pour me sentir supérieure, mais pour sentir que j'avance, que je romps la chaine de la souffrance et ça, ça me remplit de joie. 

Donc je suis davantage moi-même, plus construite à l'intérieur, plus équilibrée, plus ancrée. Le travail n'est pas encore achevé, bien sûr, il y aura encore des étapes à franchir, mais je sais que j'avance dans le bon chemin, mon chemin, celui que je ressens, celui que je choisis, pas celui sur lequel autrui voudrait que j'aille. Donc je me sens légère et joyeuse. 

La reprise du travail intervient dans la même logique, au moment opportun, au moment où j'étais prête, pas au moment où le médecin conseil de la mutuelle a décidé que je devrais. 




samedi 18 mars 2017

Formations à l'Université de Paix


L'université de paix est une association fondée par Dominique Pire, celui qui a aussi inventé les îles de Paix. 




Elle propose de nombreuses formations axées sur la communication, la médiation, la gestion des émotions. Notamment le programme "Graines de médiateurs" à destination des enfants de primaire.

Cela faisait déjà longtemps que je souhaitais suivre des formations chez eux.

En janvier 2017, j'ai enfin franchi le pas. 

Le premier module de 2 jours que j'ai suivi s'intitule : Comprendre et Expérimenter les attitudes en conflit. 

Pour quelqu'un comme moi, qui a grandi au milieu d'un conflit parental insoluble, les échanges entre participantes, ainsi que les grilles d'analyse fournies par la formatrice étaient vraiment éclairants. 

Comme je le sentais sans y mettre de mots, le conflit est à la fois un risque (de briser la relation) et une opportunité (de grandir, de s'affirmer, de consolider le lien). 

Tout dépend de la façon dont on parvient à le gérer.

Il y a principalement 5 Attitudes en conflit, aucune n'est bonne au mauvaise, chacune a son utilité, et bien souvent à travers un même conflit, on tentera les différentes attitudes,  jusqu'à trouver celle qui rencontre le mieux nos objectifs du moment : obtenir ce que l'on veut ou renforcer la relation. 

Ces attitudes peuvent être placée sur un graphique avec deux axes, l'axe de la relation celui de notre objectif. 



La collaboration, en plus de nécessiter du temps, demande le concours des deux parties, ce qui n'est pas toujours simple à obtenir. 

Le repli peut être nécessaire pour prendre du recul, éclaircir la situation et envisager les différentes possibilités, retrouver son calme et ainsi être dans de meilleures conditions pour rentrer à nouveau dans le conflit. 

L'accommodation finit par générer des frustrations s'il s'agit d'une attitude automatique et récurrente, ce qui au final peut gangrener une relation, alors qu'on cherche à la préserver. 

La compétition risque d'abîmer une relation, pourtant elle est parfois la seule option lorsque l'urgence ou l'importance de l'objectif la réclame. 

Enfin, le compromis est l'attitude la plus sensée quand obtenir un accord, même mauvais, est mieux que de rester bloqué dans une impasse. 

J'ai vraiment trouvé très utile cette grille d'analyse, justement pour nous pousser à adopter des attitudes autres que celles qu'on privilégie habituellement. Et c'est d'ailleurs très déstabilisant pour l'entourage, qui s'attend à une réponse identique. 

Mon fils de 4 ans s'est retrouvé tout à fait perdu quand j'ai lâcher prise dans l'accommodation, alors qu'il s'attendait à ce que je rentre dans une opposition farouche ... il s'est trouvé tellement déstabilisé qu'au final j'ai obtenu ce que je souhaitais mais sans bras de fer et sans éclats de voix. C'était grisant de sortir d'un reflex automatique, pour entrer dans un champ d'expérimentation. 

Ce sont les exercices de drill pendant la formation qui nous ont permis de reconditionner notre cerveau à cette forme d'analyse. Cette formation était vraiment concrète et le dosage entre la théorie et la pratique était parfait. 

J'ai aussi pu bénéficier de l'ambiance bienveillante du groupe, c'était un vrai cadeau, pour nous toutes. 

Pour terminer, la technique de l'intervision est une méthode dont je me souviendrai, la prochaine fois qu'un gros conflit, vraiment épineux se présentera à moi. 

Le deuxième module que j'ai suivi était une Introduction à la Communication non Violente. 

C'était également au module auquel je m'étais déjà inscrite, en étant obligée d'annuler au dernier moment. Là aussi, j'ai eu le privilège de faire partie d'un groupe profondément bienveillant, avec des formateurs formidables. 

Je m'intéressais à cette forme de communication depuis plusieurs années, donc la partie théorique n'avait que peu de secrets pour moi. Par contre, les échanges et les exercices étaient extrêmement profitables. Ils m'ont fait comprendre à quel point changer de façon de communiquer est un exercice qui demande de la concentration, et des tâtonnements, au début, quand on commence, on a besoin de faire ses gammes. 

Par bonheur, mon mari avait accepté de faire également ce module, 2 semaines avant moi, avec les mêmes formateurs. Cela nous a vraiment rapproché, aussi grâce au fait qu'en formation, il a pu dialogué avec une femme dont le parcours présentait de nombreuses similitudes avec le mien. 

J'engage toutes les personnes motivées pour avoir de meilleures relations dans leur vie à s'initier à la communication non violente, c'est un outil de connexion à soi et aux autres très puissant, qui pour moi, pourrait réellement réenchanter le monde, et bâtir une société pacifique. 


Marshall Rosemberg est décédé il y a déjà plusieurs années, cependant cet outil qu'il nous a laissé lui survivra, à nous tous de l'utiliser à bon escient. 



lundi 9 janvier 2017

Adopter une posture d'observateur pour tenir son ego en respect


J'ai découvert récemment un nouveau blog "Heureux dans sa vie" qui proposait un article qui m'a vivement intéressée : 

comment-prendre-conscience-de-son-ego-et-de-son-etre

Ce fameux mot "ego", je l'avais déjà rencontré à plusieurs reprises dans mes lectures, et je me demandais ce qu'il signifiait réellement. L'article de ce blog est assez détaillé à ce sujet. 

J'ai d'ailleurs aussi grandement apprécié un 2e article : 

3-habitudes-pour-etre-plus-heureux-au-quotidien

Je ne vais pas vous copier/coller le contenu de ces articles, vous irez les lire si ils vous intéressent. 

Je voulais surtout partager ce que j'en garde, ce qui a attiré mon attention. 

On a tous une petite voix intérieure qui malheureusement est plus souvent là pour nous "casser", nous décourager, nous juger, être dure avec nous, apparemment, c'est ça, notre ego, la part de nous qui a peur, qui rentre dans des colères noires, c'est en fait, notre part blessée et souffrante qu'on a refusé d'écouter, de soigner. 

Ca m'a vraiment fait penser à l'enfant intérieur dont parle Thich Nhat Hanh, peut-être que je me trompe. 

Pourtant, il donne des clés similaires à celles proposées dans ces articles : adopter une posture d'observateur : de nos pensées, de nos émotions, de nos ressentis, de nos actes, afin de prendre du recul et ainsi ne plus être dans la réaction automatique mais dans l'action consciente, adéquate, juste et motivée par la compassion et la bienveillance. 



La part souffrante en nous a besoin d'être reconnue et considérée, quand on se sent compris et accepté, réellement entendu, on souffre déjà moins. 

La question que je me pose aujourd'hui c'est pourquoi est-ce plus facile pour moi d'écouter, être en empathie, rassurer, soutenir mon enfant, plutôt que de m'offrir ces choses à moi-même ? 

Quand mon enfant est débordé par ses émotions, souvent (pas toujours) je trouve en moi la compassion et le calme nécessaire pour l'aider à traverser tristesse, douleur et colère et pourtant quand moi-même je suis débordée par mes émotions, je ressens viscéralement le besoin de quelqu'un d'autre que moi pour me rassurer, compatir ... et si je ne le trouve pas, je finis bien sûr par me calmer, mais en me sentant tellement vide, tellement seule et vulnérable ... 

C'est un mystère pour moi ... comment est-ce possible de donner à autrui ce qu'on ne parvient pas à se donner à soi-même ... si vous avez des pistes, je suis preneuse. 

Il est vrai que la maternité est un tel bouleversement, qu'elle nous donne parfois une force et une audace de faire pour nos enfants des choses dont on se croit incapable et qu'on ne ferait pas pour nous-même ... j'imagine qu'il y a là-dedans un genre d'instinct de préservation de l'espèce à travers notre progéniture, seulement à mon sens, il y plus que cela. 

Au final, plus les choses tournent dans ma tête en écrivant, plus j'en arrive encore à la même conclusion : j'aime mon fils plus que je m'aime moi-même, inconsciemment, à mes yeux il est plus digne que moi (il mérite plus que moi) de recevoir soutien et compassion. 
Et puis nécessité fait loi, si je ne lui apporte pas soutien et compassion pour traverser ses émotions désagréables, personne ne le fera, il en a un besoin vital, donc je donne, quitte à puiser profondément dans mes ressources, quitte à ce que cela finisse par m'épuiser, parce que je suis comme ça, formatée à essayer de combler les besoins des gens que j'aime ... dans l'espoir (inconscient) qu'ils me donnent l'amour dont j'ai moi aussi tant besoin et que je ne parviens pas à me donner à moi-même. 
Et les enfants ont cette générosité, cette spontanéité d'aimer leurs parents de façon inconditionnelle, du moins quand ils sont petits ! 
C'est une bonne chose, seulement ça ne règle pas mon problème, parce que mon fils, je l'élève pour qu'il soit autonome, épanoui et construise sa propre vie, pas pour qu'il soit une béquille dans la mienne. 



mercredi 16 novembre 2016

Le changement

Je pense que le changement, c'est quelque chose d'inévitable, je dirais presque un mal nécessaire. 

Sauf que non, le changement, ce n'est pas un mal, bien au contraire. 

Souvent, au premier abord, le changement fait peur, il y a cette plongée dans l'inconnu qui nous insécurise, qui nous sort de notre zone de confort ! Et pourtant, le changement nous révèle à nous-même, nous confronte à des idées différentes, à des rencontres, à des remises en question. 

Le changement nous oblige à développer de nouvelles aptitudes, à découvrir en nous de nouvelles ressources. 

Dans la nature c'est ainsi, rien ne se crée, ni ne se perd, tout se transforme. 

Je pense que pour nous c'est pareil, nos cellules se renouvellent, mais à l'identique ou presque, donc on change, très peu en réalité. 

L'idée pour nous ce n'est pas tellement de changer, mais plutôt d'évoluer, de devenir ...
La meilleure version de soi-même, j'aime beaucoup cette expression. 

Pour moi elle emporte l'idée d'une fine connaissance de soi, d'une bienveillance envers soi-même, et d'un profond désir de s'améliorer, d'aimer plus, d'aimer mieux, d'aimer plus concrètement et donc de semer du bonheur autour de soi. 

J'ai l'impression d'être à un carrefour de ma vie, dans une période pleine de changements. 

Et pour une fois, cela ne me fait pas peur, pas le moins du monde. 

Je sais que tout ne sera pas facile et rose. Je sais qu'il y aura des moments durs, décourageants. 



Je sais aussi que j'ai des ressources en moi, et surtout, j'ai enfin trouver ce truc "LE" truc, MON truc, cette activité qui fait que je me déconnecte des problèmes, je recharge mes batteries, je suis dans l'instant présent et uniquement là : dans un regard, un mouvement une musique : la danse !

En réalité, j'ai commencé les stages de danses que j'étais encore à l'école primaire, mais c'était réservé aux vacances, maman trouvait la prof "vulgaire" donc elle tolérait que je fasse un stage de temps en temps, pas que je sois inscrite pour toute l'année. 
J'étais trop jeune pour m'imposer. 

Plus tard, j'ai pris des cours de danse de salon, avec ma soeur : chacha, rumba, valse anglaise, tango, djive, ça nous plaisait bien, mais on était entourées de couples, on se sentait un peu comme des intruses. 

Et puis j'ai fait ma vie, j'ai rencontré un homme et je lui ai dit qu'on devrait faire ça ensemble, il m'a dit : oui plus tard ... 
Puis un bébé est arrivé, on était le nez dans le guidon, je n'y pensais plus ... 

Le bébé a grandi, j'ai senti à nouveau l'appel de la danse, et cette fois, il m'a suivi. 

Je venais pour la salsa, j'ai découvert la kizomba, pour lui ce fut un coup de foudre, pour moi, du moment qu'on dansait, à la limite peu importait quoi. 

Et puis j'ai découvert la bachata, et je me suis aussi mise à la salsa. 

Aujourd'hui, les cours que je prends sont les soleils de ma semaine, des moments privilégiés que j'attend avec impatience et que je ne manquerait pour rien au monde si cela ne dépendait que de moi ! 

Je pense que lorsqu'on trouve "LA" chose qui nous épanouit, on peut encaisser beaucoup plus facilement tous les changements qui se présentent à nous. On a une ancre, un repère, un refuge, et cela nous renforce pour affronter tout ce qui peut nous sembler difficile, angoissant ou terrorisant ! 

Si vous n'aviez qu'une seule chose à retenir de ce post, ce serait celle-ci : 

Avez-vous trouver VOTRE truc ? Cette chose qui vous épanouit et recharge vos batteries ?

Sinon, il est plus que temps de le chercher.