mercredi 10 avril 2019

Pourquoi prendre le baptême Témoin de Jéhovah était la plus belle erreur de ma vie


Cela fait quelque jours que j'ai envie de vous parler de mon cheminement religieux. 

Ceux qui me connaissent le savent, quand j'avais 7 ans, ma maman catholique a rencontré les témoins de Jéhovah ... au bout de 5 ans, elle a pris le baptême. 

Ma mère a été mère au foyer durant tout son mariage (et d'ailleurs elle l'est toujours), vous imaginez donc tout le temps qu'elle passait avec nous 5, et comme j'étais très proche d'elle, et que selon ce que j'ai découvert dans le Test de l'Ennéagramme grâce à ma super coach, je me suis construite autour de la blessure selon laquelle il fallait que je fasse tout mon possible pour mériter l'amour de ma mère ... 

Et donc après avoir déçu et peiné ma marraine, mon père, ma grand-mère, après avoir déçu le seul homme qui a toujours été de mon côté et m'a soutenue en croyant en moi ... j'ai moi aussi pris le baptême à 19 ans ... 

Le plus drôle dans l'histoire est que ma mère ne me sentait pas prête, et elle avait raison ! Seulement n'ayant aucun argument clair et convaincant à me proposer ... c'est le premier choix que j'ai fait sans son approbation .... Et en l'écrivant je me dis que c'est carrément fou, de faire un choix que ma mère désapprouve pour mériter son amour ... 

Vu que j'ai fait ce choix pour de mauvaises raisons ... il était clair que je ne pouvais pas tenir sur la longueur ... j'ai donc été excommuniée une première fois deux ans plus tard, puis j'ai fait une pause pour vivre mon premier mariage, puis j'ai voulu revenir, et c'est là, à Schaerbeek, que j'ai rencontré mon mari actuel ... un homme que j'ai vite eu dans la peau, tellement que cet amour m'a donné envie d'un bébé avec lui, alors que je n'en voulais pas spécialement ...

Et là j'ai encore été excommuniée, puis lui aussi, puis il a pu être réintégré, puis moi plus tard ... 

Et puis est arrivée la dépression et là j'ai décidé de quitter cette organisation une fois pour toute. 

Pour ceux qui l'ignorent, les témoins de Jéhovah ont une morale très stricte et donc quand on y déroge, on est mis à l'écart, excommunié, cela signifie qu'à moins de travailler avec vous ou de vivre sous le même toit, les autres membres de la communauté sont censés réduire au maximum tous les contacts avec vous. Par ce chantage affectif, ils espèrent vous pousser à vous humilier suffisamment, vous confondre sincèrement en regrets et manifester un repentir qui vous vaudra la réintégration. Seuls les anciens de la congrégation sont autorisés à vous encourager spirituellement. Vous êtes censés venir aux deux réunions hebdomadaire et vous asseoir discrètement pour écouter attentivement et suivre les versets dans votre Bible, chanter, tout cela sans que personne d'autre que les anciens ne puisse vous adresser un bonjour. Evidemment certains plus tendres vous sourient, ou manifeste leur soutien sans paroles. Et il s'agit d'endurer cela pendant des mois ... ce que j'ai fait, deux fois. 

Après réflexion, je me suis dit que c'était une procédure indigne d'un Dieu d'amour ... et que les TJ comme beaucoup trop de religieux réduisent Dieu à beaucoup de mesquinerie et qu'il est certainement horrifié de ce que des gens osent dire et faire en son nom. La cohérence reste quelque chose d'important à mes yeux car elle me simplifie énormément la vie. Sauf que pour concilier les différents versets de la Bible qui sont sensés s'équilibrer et se répondre, et bien pour moi, c'était une sacrée prise de tête ! 

Pour moi le commandement fondamental et suffisant c'est d'aimer son prochain comme soi même ... et c'est pour moi la seule façon d'aimer Dieu. Je pense que son Amour couvre toutes les mesquineries et que son acceptation est inconditionnelle car il comprend tellement mieux qui nous sommes et pourquoi nous agissons. 

En conséquences, je vis ce que les témoins de Jéhovah proscrivent, je prends dans la Bible ce qui me convient, et je laisse de côté ce qui me tracasse l'esprit, ce qui m'apporte culpabilité, conflits intérieurs et contradictions inconciliables. 

Et j'en suis bien plus heureuse et épanouie, je trouve ma place. 

Et cela, je le dois à Marianne Williamson, et son livre :"Un retour à l'Amour", qui m'a énormément inspiré. 


Depuis que je sais lire la Bible, mon verset préféré, dont ma chère maman trouvait que je pervertissais le sens est : " Il n'y a pas de crainte dans l'amour, l'amour parfait jette dehors la crainte, parce que la crainte est un frein." 

Vous imaginez bien que lorsque j'ai rencontré Williamson qui écrit : "L'amour est ce avec quoi nous sommes nés, la peur est ce que nous avons appris, tout le parcours spirituel consiste à désapprendre la peur pour faire à nouveau régner l'amour dans nos cœurs", cela ne pouvait que faire écho. 

Je ne nie pas l'impact positif que cette religion peut avoir dans la vie d'autres personnes, d'ailleurs mon cher mari en est un exemple vibrant car il a utilisé la Bible pour se connaître lui-même et travailler sa personnalité, se débarrasser de ce qu'il considère comme défauts ou traits de caractères indésirables. 

Les publications des TJ ne m'ont pas aidée à faire cela, certainement que mon cœur était fermé, mes oreilles sourdes à cause du vocabulaire utilisé, à cause de tout ce : "fais cela pour mériter l'amour de Dieu, des autres ..." a posteriori, je pense que cela me traumatisait tellement comme sous-entendu, que je ne pouvais juste pas l'entendre. 

Ce qui m'a permit de faire ce travail sur moi, et qui n'est pas encore terminé, c'est la Communication Non Violente (ou CNV) de Marshall Rosemberg, dont j'ai déjà grandement parlé sur mon blog. 

Par contre, il est certain que lorsque l'on fait quelque chose pour de mauvaises raisons, et que notre choix manque de conscience, c'est à dire qu'on ne mesure pas précisément de tout son être les implications à long terme ... il est difficile qu'il en résulte uniquement des choses positives. 

Aujourd'hui, je revendique donc le droit de me tromper, de changer d'avis, de m'orienter un peu différemment et pourtant d'être acceptée telle que je suis. Il paraît que cela fait de moi quelqu'un d'orgueilleux, égoïste, et exigeant. Je suis ok avec le fait que c'est exigeant, mais pas avec l'étiquette orgueilleuse, ou égoïste, car pour moi, pour ma survie psychique, ce choix est vital, et je pense que si ma mère se souvient de la nécessité qu'elle a ressentie jadis à prendre son baptême, il s'agissait pour elle de quelque chose de vital, et c'est d'ailleurs pour cela qu'elle n'a jamais dérogé à son choix et qu'elle est toujours restée cohérente vis-à-vis de ses convictions malgré leur impact sur la vie familiale au sens large. 

Il reste qu'elle avait environ 39 ans, (j'en aurai bientôt 34), quand elle a pris cet engagement, elle avait déjà vécu un mariage, 5 grossesses, le monde du travail, la vie de mère au foyer, elle avait suffisamment vécu, comme moi aujourd'hui, pour faire un choix plus conscient, plus raisonnable, avec de meilleures motivations et répondant à des nécessités qu'elle avait déjà pu explorer patiemment. 

En écrivant cela, je me rends compte à quel point, je l'ai imitée malgré moi, et surtout pas sur les aspects qu'elle aurait souhaité. 

Je pense que ma mère est un être libre qui a choisi le cadre dans lequel sa liberté s'épanouit, et en réalité, là dessus, je suis exactement pareille, nos différences résident dans le cadre que je me choisis. 

Au final, je pense que c'est pour cela que je vis si mal le fait qu'elle ne parvienne pas à accepter que mon bonheur est possible en dehors de son cadre, celui qu'elle s'est choisi, et qu'elle ne puisse pas se réjouir de me voir heureuse et pourtant différente et en même temps pas si différente que cela. 

Elle comme moi, nous restons des femmes entières, qui allons jusqu'au bout de nos convictions, et des personnes honnêtes n'ayant rien à cacher, mais se soustrayant aux autorités que nous ne reconnaissons pas sans culpabiliser. Nous restons des femmes aimantes et généreuses, serviables et conciliantes ... jusqu'à un certain point, celui qui met en péril notre intégrité psychique. 

Je sais qu'au fond nous nous aimons, parce qu'elle est faite d'un bois tendre, et intérieurement, je reste cette petite fille qui souhaite juste une famille unie et heureuse autour d'elle, alors quand je vois les souffrances morales qu'elle s'inflige à cause des croyances limitantes qu'elle peut avoir, cela me rend triste et provoque en premier l'élan de vouloir l'aider, malgré elle. Heureusement, je suis aussi adulte, alors j'ai appris à lâcher-prise pour me rappeler que chacun construit sa vie et ouvre les yeux quand il est prêt et comme il veut ... ou pas ! 

Chacun moissonnera ce qu'il aura semé, et sincèrement je moissonne déjà et je n'ai aucune peur pour la récolte finale ! 







mardi 19 mars 2019

Un nouveau tournant professionnel

Si vous me suivez depuis un certain temps déjà .... vous savez qu'en 2016 je suis passée par la case dépression, burn-out, ce qui m'a amené à interrompre mon activité professionnelle pour être en maladie. 

En 2017 et 2018, j'ai accepté des postes par nécessité économique. Je cherchais quelque chose que je pouvais faire un certain temps pour renflouer mon compte en banque. 

C'est seulement depuis fin 2018 que je suis plutôt en train de chercher un poste qui pourrait me convenir sur du plus long terme et m'apporter un certain épanouissement professionnel. 


J'ai commencé à travaillé comme étudiante en boulangerie quand j'avais 16 ans, pour les "vrais" boulots, c'était juste après mes études de bibliothécaire, soit 5 ans plus tard ... 


En juin 2019, j'aurai 34 ans, cela fait donc 13 ans que je suis sur le marché du travail. 


J'ai eu l'immense privilège d'avoir pour la plupart des collègues sympathiques qui ont accepté de me former et de me venir en aide à chaque fois que j'en avais besoin. 


Je garde un excellent souvenir de mes premiers mentors : Marc, Solange et Belinda, à l'agence Fortis Magnanerie. J'ai beaucoup appris à leurs côtés, et c'est important pour la confiance en soit d'avoir une première expérience professionnelle où on est apprécié et où on parvient à donner satisfaction. 


Ce contrat arrivant à son terme, j'ai dégoté le poste de documentaliste à l'ONDRAF, c'est le poste que j'ai occupé le plus longtemps : 17 mois d'intérim avec Secretary Plus, avant de signer un contrat de 4 ans, j'ai terminé 3 mois avant l'échéance. 


Et là aussi j'ai eu le grand privilège d'avoir des collègues formidables : William qui a commencé le même jour que moi, Maarten un super chef, Stéphane, Manuel, Annick, Robert, Danièle, et puis les petits nouveaux, qui sont arrivés après moi : Christophe, Xavier, Emma, Hervé et d'autres encore. J'ai aussi pu compter sur le support d'une équipe informatique de choc : Ludo, Michel, Pablo, Claude. Mes années ONDRAF restent une expérience professionnelle et humaine solide et formatrice. J'ai pu y relever des défis qui m'ont donné confiance en mes compétences. 


Après une brève incursion dans le notariat, j'en suis revenue à mon métier de base : bibliothécaire, en écoles fondamentales. Travailler avec les enfants est quelque chose qui m'a beaucoup plu, et que j'aurais bien voulu poursuivre ... mais dans d'autres conditions de travail : courir dans tous les sens après les horaires et les enfants, ce n'était pas simple. Et là aussi j'ai rencontré de fantastiques collègues, passionnées par le travail, qui se donnent à fond pour les enfants, pour les faire progresser, et cela malgré, pour elles aussi, des conditions de travail parfois épouvantables. Je sais qu'elles continuent à donner le maximum et je ne cesserai jamais de militer pour une revalorisation complète du métier d'enseignant. 


Tout cela pour dire quoi ? 


Et bien que par chance, pour le moment, je suis en lice pour différents postes de bibliothécaire dans plusieurs communes belges. J'espère vraiment qu'une de ces offres me permettra d'obtenir une nouvelle opportunité professionnelle, un poste où je pourrai donner le meilleur de moi et m'épanouir. 


Quand nous étions en secondaire, mon papa nous disait toujours : vous pouvez choisir le métier que vous voulez, mais soyez parmi les meilleurs dans ce que vous faîtes. 


Il avait raison, cela ne sert à rien de choisir une vocation en fonction des métiers en pénuries si ils ne nous intéressent pas. On passe au moins 8h par jour au travail, pendant 40 ans si tout va bien, ce serait un non sens total de consacrer autant de temps à quelque chose d'inepte et pénible. 


Pourtant, j'envisage aussi une reconversion professionnelle ... en réalité ce mot n'est pas exact dans mon cas, je ne cherche pas à fuir le métier de bibliothécaire, car je l'aime ce métier, non, je dirais plutôt que je cherche à ajouter une corde à mon arc, pour pouvoir aussi aller dans d'autres directions : la médiation, et la transmission des outils de la gestion de conflits aux jeunes et moins jeunes. 


Ce que je voulais partager avec vous aujourd'hui c'est ceci : suivez vos rêves, ne limitez pas vos ambitions et surtout continuer d'apprendre, de découvrir et de vous amuser !!! 


Quand on a un peu étudié le latin et qu'on sait que l'origine du mot "travail" signifie torture, on se dit qu'il est bien mal choisi, le mot métier est bien plus beau : "ministerium" en latin classique, signifiant à l'origine1«besoin», puis «service de détail». 


Si l'oisiveté est la mère de tous les vices, je dirais comme Jean-Luc, mon maître de stage de 2e année : si tu choisis un métier que tu aimes, tu n'auras pas à travailler un seul jour de ta vie. Il disait toujours que le jour où il aurait l'impression de travailler, il serait temps de changer d'occupation, et je pense que c'est ce qu'il a fait. 


Et il n'est jamais trop tard pour faire le point et se demander ce que sont devenus nos rêves d'enfants. 



vendredi 5 octobre 2018

Ma vie où tout est enfin à sa place

Maintenant que l'année scolaire est bien entamée, j'ai un peu de recul sur ma nouvelle vie. 

Mon fils a deux instits formidables, l'ambiance à l'école est top. Les activités extra-scolaires : théâtre, musique, football et judo, sont justement dosées. 

Mes loisirs aussi : bachata, yoga, salsa.  

J'ai pris des contacts pour mes stages de Mise en Situation Professionnelle encadrés par le Forem, cela m'enthousiasme. 

Je suis inscrite à la formation Graines de médiateurs qui se tiendra fin novembre - début décembre à l'Université de Paix. 

J'ai répondu à 3 offres d'emploi vraiment intéressantes dont j'espère des réponses dans les semaines à venir. 

Je suis en train de chercher à acheter ma première voiture à moi toute seule. 

J'ai de formidables amis. 

Le départ à l'école et le coucher de mon fils se déroulent de mieux en mieux. 

Je me sens bien dans mon nouvel appartement, ma nouvelle ville : Tubize. 

J'ai entamé un coaching avec une femme exceptionnelle, qui maitrise l'art des questions pertinentes. 

J'ai donc toutes les raisons d'être heureuse, et je le suis et pourtant, il me manque ce que j'ai toujours voulu, ce que j'ai toujours cherché à construire, ce qui donne sens et saveur à toute mon existence : un couple épanoui. 



Bien sûr l'art d'être heureux ensemble longtemps est périlleux et pourtant j'y crois toujours, je crois toujours en notre potentiel. 
Je sais aujourd'hui combien cela peut être difficile de sortir de schémas de fonctionnement délétères, je sais combien le poids du passé peut être lourd à porter, je sais que certaines blessures prennent du temps pour cicatriser et je sais que réussir cela demandera efforts, patience, et abnégation, pourtant je veux y croire encore, avec toi, même si c'est une folie, même si ce serait certainement plus simple de recommencer à 0 avec quelqu'un d'autre ...  
Ce que j'ignore aujourd'hui c'est si toi tu y crois et si toi tu es prêt à t'engager vraiment et à ne pas reculer à la première déception. 
Parce que je peux te garantir que des déceptions il y en aura encore, certainement minimes, et en même temps personne n'est parfait, et je ne peux pas nier être quelqu'un de parfois impulsif et irréfléchi, seulement je me soigne, je ne me suis jamais engagée à la légère et pratiquement toute ma vie j'ai honoré mes promesses, alors c'est vrai, il y a des moments où j'ai échoué, parce que je ne suis qu'un être humain, seulement je refuse d'être réduite à mes erreurs. 

Et malgré toute la souffrance que notre relation nous a causée, j'ai envie de croire encore à des lendemains qui chantent ... 

Je crois que la foi c'est cela, c'est continuer de croire et d'espérer, et de se battre, alors qu'un lourd passé nous crie que ce n'est que pure folie ... 

mercredi 1 août 2018

Les vacances scolaires - l'avenir - les choses à faire


Les vacances sont des vacances surtout pour les enfants ... pour les adultes qui les entoure, c'est surtout beaucoup d'organisation ... Enormément de parents travaillent, certains essayent de négocier avec leur patron pour avoir 2 semaines au même moment et emmener toute la famille à l'étranger, mer, montagne, dépaysement, repos, visites ... 

Et le reste du temps, les enfants sont répartis entre les grands-parents et les stages ! Heureusement qu'ils sont là ces fameux stages ! Sans cela les parents seraient vraiment dans l'embarras. 

Pour ma part, cet été, comme l'été dernier, je ne travaille pas, je n'ai donc pas l'obligation de le mettre en stage chaque semaine, ni de l'envoyer chez ses grands-parents ... et pourtant, je l'y mets ! Pas toutes les semaines c'est vrai, il va un mois en stage, 2 semaines en juillet et surtout les deux dernières semaines d'août, histoire de prendre le rythme de l'école et d'y être prêt ! 

J'estime que moi aussi j'ai droit à des moments tranquilles, et puis surtout, mon fils est un enfant unique, alors tout seul à la maison, souvent il s'ennuie, au moins en stage il est avec d'autres enfants et il fait plein de choses super sympas : initiation à la musique, jeux de société, sport, anglais ... perfectionnement vélo. 

Et puis mes parents n'habitent pas tout près, 80km, donc ils ne viennent pas nous voir juste une heure par ci par là ou pour une après midi, quand on se voit c'est toujours un peu plus long, et surtout quand j'y amène mon fils c'est pour 3 jours minimum ... sauf nécessité. Il est content de passer une semaine avec eux, surtout en été avec la piscine. 

Cette année, je dois en plus préparer mon déménagement, faire ça l'été le plus chaud en Belgique depuis 100 ans, c'est pas une super idée ... pourtant c'est ainsi. Alors il va vraiment falloir que je me mette à faire des cartons. 

J'avais déjà l'art de l'essentiel, j'ai aussi acheté la magie du rangement de Marie Kondo, j'espère vraiment que cela va me motiver, me donner l'élan dont j'ai besoin. 

Je n'ai pas encore retrouvé de boulot, par contre j'ai trouvé une formation de médiateur en promotion sociale, au Ceria à Bruxelles, non seulement elle me dispenserait de chercher du travail, mais en plus en tant que demandeuse d'emploi, je serais dispensée de payer les frais, qui même si je devais le faire, sont beaucoup moins élevés que pour la formation que j'avais trouvée précedemment. 

Je suis vraiment enchantée de cette nouvelle, et je compte bien me rendre au secrétariat dès sa réouverture pour prendre toutes les informations. 

A côté de cela, je continue également à me former en communication non violente. Sur leur site belge, j'ai découvert 3 modules donnés par Anne Bruneau, formatrice certifiée. Je me suis inscrit également. 

J'occuperai aussi 3 mercredi après midi avec la formation graine de médiateurs. 

Mon mois de septembre sera bien rempli, il commencera en beauté avec l'entrée à l'école primaire de mon fils ! 

Et oui, en novembre ce petit aura déjà 6 ans ! Cela passe tellement vite. 

Son instit de maternelle, Mme Céline a vraiment été super avec lui tout au long de l'année, en fin d'année, elle nous a rapporté tous ses progrès, et aussi ses difficultés, d'après son expérience, il aurait un certain retard au niveau grapho-moteur, écrire n'est pas la chose qu'il préfère, et cela semble difficile pour lui, peut-être plus difficile que pour d'autres enfants ... 

Elle nous a conseillé de le faire tester par des professionnels ... j'avoue que je trouve que c'est encore très tôt. 

J'attends de voir ce qu'en pensera l'institutrice primaire. Je pense que chaque enfant a son rythme et qu'il ne faut pas trop les comparer. Alors c'est vrai qu'à l'école, quand les instit ont des groupes de 25, c'est difficile de faire de la différenciation, et d'adapter le travail à chacun ... 

Pourtant, les enfants sont tous différents, chacun a ses préférences, ses forces et ses faiblesses. A côté de cela, Manoah a une très bonne mémoire, un très bon niveau de vocabulaire, il connait déjà pas mal de choses en anglais, il est doué en judo, créatif, il adore chanter, il roule à deux roues en respectant le code de la route ... 

Sa grand-mère lui a offert des cahiers d'exercices pour la lecture et l'écriture, il a été d'accord de les compléter, il montre de la bonne volonté, et fait des efforts, c'est peut-être cela le plus important, qu'il soit disposé à faire des efforts, à persévérer et surtout qu'il y prenne plaisir. 

Voici donc un post melting-pot ... où je donne des nouvelles de ce qui me préocuppe et des changements qui s'annoncent durant ces vacances scolaires. 

 

 

jeudi 7 juin 2018

Petit Bambou - Mindfulness

En 2016, j'étais en dépression en burn-out, j'avais perdu le goût de vivre, j'étais angoissée, nerveuse et épuisée.

J'ai commencé une psychothérapie, je me suis forcée à refaire des activités qui me plaisaient avant : me balader avec mon appareil photo, chanter, danser, colorier, aller chez l'esthéticienne ... Et puis j'ai télécharger l'application Petit Bambou pour pratiquer la méditation de pleine conscience.

J'ai d'abord écouté les 8 séances découvertes, puis j'ai fait quelques recherches sur les bienfaits à long terme de la mindfulness, j'ai lu des livres, et je me suis dit qu'il fallait essayer d'inclure ça dans chaque journée.

Le meilleur moment pour moi est, juste avant de dormir. Je ne m'endors pas facilement, donc même si je médite couchée, parce que c'est plus confortable pour moi, je reste consciente jusqu'à la fin de la chaque séance.

J'ai finalement acheté l'abonnement pour une année, et c'était une excellente chose. La durée des méditations a augmenté jusqu'à 20 min pour moi. 20 min ça ne m'est pas encore confortable, il y a encore souvent un moment où je commence à être impatiente et à souhaiter que cela finisse, mais c'est une question d'entrainement. Quand l'abonnement s'est achevé à l'été 2017, je n'avais pas les moyens de me réabonner directement. Donc j'essayais de revenir aux séances découvertes, gratuites, de temps en temps ... 

Mais cet été, j'ai souhaité reprendre l'abonnement. Et je compte bien m'habituer à 20 min par jour, et plus si possible. 

J'ai mesuré l'impact de la méditation sur ma vie, suite au weekend de formation en gestion de conflit consacré à l'écoute et à l'accueil des émotions. 

Alexandre, le formateur, entrecoupait les périodes où nous devions écouter, de brèves séances de méditation de pleine conscience, et même si il répétait les mêmes mots à chaque fois, et que que cela m'agaçait un peu au moment même, à la fin de ce weekend, j'étais beaucoup plus zen, centrée, détendue. A la fois je m'étais rendue très disponible pour écouter l'autre, à la fois j'avais aussi été pleinement entendue, et cela fait un bien fou ! 


Je suis donc arrivée à la conclusion que la méditation augmentait beaucoup ma qualité de vie et mon bien-être, par contre, je devrais faire de brèves méditations pendant la journée, en plus de ma séance du soir, et peut être aussi ajouter une séance matinale. 

Vivre en étant centrée, disponible pour les autres, et à l'écoute de moi-même, apporte de la paix, et lutte ainsi contre les effets négatifs du stress, et de la dépression. 

Je recommande donc la méditation de pleine conscience, non seulement aux working mum surchargées, mais aussi aux étudiants qui préparent leurs examens, à toutes les personnes stressées, nerveuses, anxieuses, aux gens qui ont une maladie chronique, et aux enfants qui ont trop d'énergie et ne savent pas quoi en faire !

D'ailleurs, Petit Bambou a aussi un cycle pour les 5-12 ans donc mon fils profite aussi à l'occasion. 

L'application est conviviale, les séances de qualité, les voix agréables. Je n'ai pas testé d'autres applications que celle-là, c'est parce que j'en suis pleinement satisfaite. Pour 60 euros par an, le rapport qualité-prix est vraiment avantageux ! 


De l'hospitalité

On ne peut pas dire que l'hospitalité soit encore une valeur importante de la société où je vis. 
Bien sûr on invite chez soi ses amis, sa famille, éventuellement son patron et les camarades de jeu de ses enfants ...

Mais qu'en est-il de l'étranger ? Du pauvre ? De l'inconnu ? 

On assiste à une croissance des suicides, or, la solitude est un des sentiments qui fragilise le plus les personnes qui vivent des moments difficiles dans leur vie. 

J'ai lu un article qui expliquait clairement que les gens bien intégrés dans une communauté se suicident moins, et succombent moins à la dépression. 

Les prix des logements augmentent, les emplois stables se raréfient, les familles se disloquent, au final on vit de plus en plus seul, avec tout le stress supplémentaire, toutes les frustrations et difficultés que cela génère. 

Quand on peine déjà à nouer les deux bouts et à rester sur ses pieds, comment penser à se montrer hospitalier ?

Ce ne sont pas toujours les plus riches les plus généreux ! 

Je dirais même qu'on trouve dans les pays pauvres une générosité et une solidarité, un souci des autres dont nous devrions tous prendre de la graine ! Un rien qu'on partage apporte plus de joie qu'un beaucoup qu'on garde pour soi seul. 

Si je songe à cette question d'hospitalité, c'est qu'après avoir joué les gendarmes du monde aux côtés des Etat-Unis, l'Europe s'est mis "dans de beaux draps". 

En effet, en semant le chaos en Syrie, et avant cela en Libye, les états européens ont ouvert la boite de Pandore. Trop de gens, lassés de vivre sous les bombes quittent leurs pays pour tenter leur chance ailleurs.

Et comment sont-ils reçu ? On ne va pas se fier aux propos de Théo Franken car franchement, il ferait mieux de se taire, il fait honte à la Belgique. 

Je sais qu'il y a autour de moi des gens généreux et compatissants qui partagent ce qu'ils ont avec ces migrants qui ont fui la mort, en la croisant parfois de très près. 

Alors c'est vrai, la petite Belgique ne peut pas accueillir toute la misère du monde, et ici aussi il y a des chômeurs, des pauvres, des enfants qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, et en effet,il ne faut oublier personne. 

Seulement il y a certainement de la place et de l'aide pour tout le monde. Le problème en Europe ce n'est pas le manque de moyens, c'est la mauvaise répartition de ces moyens. 

On paye trop de politiques à rien faire, on ne taxe pas assez les riches parce qu'on préfère presser comme un citron la classe moyenne, même si elle s'essouffle. 

Des sommes astronomiques sont gaspillées par la complexité absurde de l'administration. 

Des propriétaires disposent de bâtiments salubres qu'ils préfèrent laisser vides plutôt que d'y loger des personnes qu'on pourrait sortir de la rue et de la précarité. 

Et je ne vous parle même pas des sommes folles que nous coûtent les prisons ! Les prisons, ces fabriques de terroristes et autres criminels en tous genres. Le meilleur moyen pour transformer un petit délinquant, un bandit de bas étages, en terroriste, parrain de la mafia ou autre, c'est de le mettre en prison, là il rencontrera plus durs que lui, plus impitoyable et plus tordus, il recevra une formation pour devenir un caïd plus performant, un meilleur poseur de bombe ! 

Et pendant ce temps, les honnêtes chômeurs ne trouvent pas de travail et crèvent de faim, les pensionnés ne payent plus leurs factures, et les migrants sont parqués comme des bêtes dans des camps provisoires. 

Mais à part cela, Dutroux nous coûte 3000 euros par mois ! Et oui, logé, nourri, blanchi, télé à disposition pour ne pas s'ennuyer, aux frais non pas de la princesse, mais du contribuable belge ! On préfère l'entretenir lui, que l'honnête père de famille qui a été licencié, mais qu'il n'a aucun meurtre ou crime atroce sur la conscience !

Alors je vous le demande, qu'est-ce que cette société qui marche sur la tête ?

On cajole l'abominable criminel, et on laisse périr le pauvre migrant ? Pour être logé mieux vaut être un pédophile qu'un étranger ... 

Je ne trouve pas cela acceptable. Je vais réfléchir à quoi faire pour contribuer à mon niveau, au fait de construire une société plus humaine, et hospitalière ! 

Si vous avez des idées, je prends ! 


vendredi 20 avril 2018

Le livre "Médias : influence, pouvoir, et fiabilité. A quoi peut-on se fier ? " Julien Lecomte


Pour introduire ce billet, je voudrais d'abord vous en expliquer la Genèse. 

Si vous avez lu mon précédent article, vous savez que je suis un certificat en gestion positive des conflits, le coordinateur de cette formation, n'est autre que l'auteur de ce livre. Notre rencontre eu lieu en ces circonstances et c'est au détour d'une conversation que j'ai appris que notre coordinateur était également auteur, ma curiosité (pour le sujet, pour le travail d'auteur) me fera savourer, engloutir, digérer son opus ! 


Vous pouvez découvrir la présentation de Julien Lecomte sur son blog : 

La lisibilité du livre est augmentée grâce à une structure énoncée de façon limpide, histoire de ne pas se perdre en route. Il s'agit d'un livre solidement documenté, qui témoigne d'une réelle rigueur intellectuelle. Le vocabulaire précis est au service de phrases claires. 

Vraiment c'est un livre que je vous recommande, et que je recommande à tous les adolescents qui veulent être des citoyens autonomes critiques et responsables pour créer le monde de demain ! 

Sachant tout cela, moi qui n'aie pas l'habitude de nourrir des complexes, j'ai trouvé mon petit blog bien amateur en comparaison au sien, ma culture bien mince et mon niveau de langage définitivement plus bas que le sien, et surtout quand j'ai appris que la rédaction de ce livre avait pris plus de 18 mois, je me suis mis en tête que je ne pouvais pas me contenter d'un billet rédigé en quelques minutes, que ce serait presque irrespectueux ...

J'ai d'abord lu le livre en entier avant de le reprendre "en diagonale" pour reprendre les citations dont je voulais garder une trace. En vous les partageant, mon but est que certaines questions et réflexions me reviennent à l'esprit à chaque fois que je suis confrontée aux médias. 

Seulement voilà, en me créant un complexe et en me mettant la pression en me comparant, je ne parvenais pas à trouver l'énergie, l'élan pour l'écrire enfin ce billet ! Je ne saurais même plus dire depuis combien de temps je monopolise l'exemplaire de la bibliothèque de l'Université de Paix, il était temps que je me défasse de ces croyances limitantes pour commettre mon forfait. 
"Je fais de mon mieux, avec mes circonstances présentes, avec mes aptitudes, ma disponibilité, mes objectifs, nous sommes tous différents, alors me comparer à quelqu'un d'autre ne nourrit pas la vie, j'arrêtes ici." 

J'ai devant moi 6 pages A4 de notes, qui s'arrêtent à la page 107 de son livre qui en compte 250, je m'arrêtes là. 

Mes notes personnelles s'intitules "Ce que je retiens du livre Médias : influence, pouvoir et fiabilité. A quoi peut-on se fier ?

Je vous les recopie uniquement ici. Par moment ce que j'écris paraphrase légèrement, mais vous pourrez vérifier mon honnêteté intellectuelle, si j'ai fait l'un ou l'autre raccourci, je n'ai, j'espère, pas trahi son propos. 

"Le rejet radical comme la confiance aveugle sont des extrêmes à proscrire". 

Le plus important étant de se poser des question pour juger de la fiabilité de ce qu'on lit, et cela au moyen d'une matière que j'ai découverte au cours de mes études secondaires dans un certain collège réputé jésuite liégeois avec lequel Julien avait aussi quelques liens ! Il s'agit de la critique historique.

On distingue la critique interne de l'externe. 

L'interne interroge l'autorité de l'auteur, est-il validé par ses pairs, compétent, exact et sincère ? Elle tente aussi une interprétation. 

La critique externe vérifie l'authenticité, la provenance et l'originalité.

"Qui, Quand, Comment, Quoi, Pourquoi, autrement dit : 
Qui dit quoi à qui par quel moyen et avec quel effet? 

sont les question importantes à se poser devant n'importe quel document dont on questionne la fiabilité. On distingue donc un émetteur, un message (contenu), un canal, un récepteur (supposé ou réel) un contexte ainsi que des buts, intentions, et effets potentiels. 

P.33 Sachant qu'une majorité politique a un pouvoir sur une partie de l'argent que la télévision reçoit pour fonctionner, les journalistes ne vont-ils pas réfléchir à deux fois avant d'envisager de trop l'égratigner ?

P.37 Un sondage montre une tendance à la méfiance vis à vis des médias, en France en 2011, 63% des personnes sondées estiment que les journalistes ne sont pas indépendants des pressions politiques, et 58% su même avis sur les pressions financières. 

Posons-nous la question : Quelle est la confiance que j'accorde aux médias ? 

P.41 Les médias mettent en forme les contenus, ils fabriquent l'information. Trois idéologies sous-tendent cette fabrication : 
- la transparence : la communication refléterait parfaitement tous les points de vue et toutes les pensées sans les déformer.
- la critique spectaculaire du spectacle : beaucoup d'émissions proposent de décrypter les médias et leur système. 
- le règne de l'opinion : toutes les opinions devraient être traitées équitablement. 

Les raisons de cette mise en forme sont les suivantes : 
- séduire le public grâce à l'effet d'annonce et à la dramatisation. 
- paraître professionnel
- gérer les scoops et les urgences
- en presse écrite, respecter environ 3000 signes par page
- en télévision, respecter la durée d'une émission, avec parfois des interviews de quelques secondes. 
- choisir des événements à traiter en fonction du coût et de la proximité.  

P.44 La production médiatique se doit de prendre en compte son public dans sa conception. 

Par exemple, l'émission Bye Bye Belgium (alors que quand même, l'Union fait la force !!!! ) destinée à faire réfléchir aurait-elle eu un tel retentissement si elle avait été présentée sous la forme d'un débat traditionnel ? 
Jusqu'où peut-on édulcorer l'information pour la rendre plus digeste ?

P.45 Les médias se feraient l'écho d'idées préconçues [...] qui relèveraient moins d'erreurs ou de tentatives de tromper que de délits de bonne foi. 
Si le documentaire Bye Bye Belgium était un coup monté présenté comme tel au fil de l'émission, qu'en est-il des positionnements culturels et idéologies implicites qui orientent ou corroborent les vision du monde les moins remises en cause ? 

P.45 Pour Ricoeur, une idéologie fonctionne d'autant mieux que sa dissimulation d'elle-même est forte ! 

P.46 Lorsqu'un discours semble "neutre" "évident" et justement pour cette raison, il est intéressant de s'interroger en profondeur et de comprendre les présupposés qui l'animent. 

Interrogeons nos propres préconceptions du réel ! Ce qui sous-tend nos discours, plus on considère son avis comme allant de soi, plus il y a de chances qu'il se base sur des présupposés qu'on ne remet pas en doute. 

P.47 "Il est matériellement impossible d'informer sur tout ce qui se passe partout dans le monde", d'où la nécessité d'un CHOIX, d'un TRI, ce choix tient compte des contraintes du producteur du contenu ainsi que de celles du public à qui elle est destinée. Il en résulte une occultation des faits du monde à traiter. Les médias ne colportent jamais de l'information pure et complète, au contraire les médias nous suggèrent leurs sujets ; ce qui se dit dans les médias ce sont les sujets de conversations de leurs publics. 

P.48 Qu'est-ce qui justifie l'importance que les médias donnent à certains sujets ? 

Les prises de position implicites par rapport à l'information peuvent se traduire également par des généralisations, des raccourcis et autres glissements de sens via des effets de métaphore (soleil de plomb, puits de science, éclairer la réalité) et de métonymies (boire un verre, on en boit le contenu !) Le vocabulaire utilisé n'est pas anodin !

P.52 Il s'agit également d'identifier les failles logiques et la rhétorique. La rhétorique fait intervenir les interlocuteurs, leurs buts et relations, un argument est bon si il parvient à convaincre, la "vérité" importe peu. 

P.56 On ne traite pas l'information dans les médias de la même façon au Nord et au Sud du pays (Belgique) En 2011, dans les médias on assistait à un ping-pong basé sur les aspirations différentes des deux communautés : "Les Flamands demandent une réforme profonde du fonctionnement de l'état et les Wallons répondent qu'ils ne veulent pas la fin de la Belgique." 

P.63 Un petit détour par la sémiologie (l'étude des signes, c'est à dire la plus petite partie signifiante d'un langage, un mot est donc un signe, mais pas une lettre). 

P.64 La dénotation et la connotation correspondent à 2 niveaux de sens d'un même signe. La dénotation donne le sens explicite, la connotation évoque le sens figuré, le contexte est important. 

P.84 Les médias influencent le public, comme le public influence les médias, ils seraient le reflet de l'opinion et des valeurs qui font consensus à un moment donné. 

P.85 Afin de prolonger la réflexion critique on peut interroger la société dans laquelle émergent les faits et les événements et propos médiatiques ; on devrait prêter attention à la logique économique de certains médias qui ne font que véhiculer des clichés. 

P.87 La nouvelle propagande est économique, les pubs représentent un enjeu majeur des médias actuellement. 

Ce lien pose les questions du lobbying, des industries culturelles. Afin de critiquer une source, il serait approprier de répondre à la question : Qui dit quoi pourquoi ??? 

Il s'agit de discerner si l'auteur ne cherche pas à convaincre au lieu d'informer. 

P.100 En analysant des slogans publicitaires comme "demandez plus à votre argent" "demandez plus à la vie". On peut émettre l'hypothèse qu'on renforce ici la logique qui associe le bonheur au "toujours plus". En diffusant ces slogans, les médias alimenteraient le capitalisme. 

P.107 En France, les dépenses de communication des annonceurs semblent globalement diminuer en raison notamment de la connotation négative de la publicité dans le sens commun. Depuis les années 2000, de plus en plus de publicités insistent sur des valeurs non marchandes (création de sens, partage, solidarité) au profit du secteur marchand. 

En matière de pub, le public est une cible à qui plaire, il est une marchandise pour les annonceurs. Lorsque la source de financement d'un média (comme facebook) est la publicité, les chiffres de l'audience sont proportionnels à ceux des recettes. 


En guise de conclusion : 

P.223 "La pensée critique n'est pas un acquis une fois pour toutes [...] elle se travaille et s'expérimente." 

P.224 "Il s'agit d'être dans la nuance par rapport aux attitudes de confiance ou de méfiance vis-à-vis des médias." 

P.225 "Ce processus de prise de distance et d'évaluation de ses propres usages et prises de position suppose l'autonomie de la pensée critique, c'est à dire une pensée qui refuserait ses assertions simplistes au profit d'une démarche humble. Il s'agirait d'un esprit au clair avec ses propres jugements et partis pris, qui en tiendrait compte pour tâcher d'analyser l'information le plus honnêtement possible, en faisant droit à la complexité du monde." 

Sur ce, je vous souhaite à tous un questionnement constructif et une attitude ouverte et prudente vis à vis des médias. 





lundi 5 mars 2018

Mon chemin en gestion de conflits

Depuis septembre 2017, j'ai l'immense privilège d'avoir été acceptée dans le certificat en gestion positive des conflits interpersonnels de l'Université de Paix à Namur. 

C'est un privilège car nous ne sommes que 20 participants par an à pouvoir bénéficier de cette formation. 

L'intérêt de cette formation est triple. Evidemment le contenu est passionnant, jugez vous-mêmes : 
1°) Comprendre et expérimenter nos attitudes en conflit
2°) Agir sur nos croyances limitantes
3°) Accueillir les émotions et pratiquer l'écoute
4°) Introduction à la Communication Non violente
5°) Pouvoir s'affirmer
6°) Le pouvoir et moi
7°) Pratique de négociation
8°) Être tiers dans un conflit (sur base de techniques de la médiation)
9°) Training

https://www.universitedepaix.org/formations/certificats-longue-duree/certificat-en-gestion-positive-des-conflits-interpersonnels



Le 2e bénéfice se situe au niveau de la qualité des formateurs, ils ont tous atteint un haut niveau de maîtrise de leur sujet, et cela se mesure surtout en savoir être, c'est bien entendu crucial pour ce genre de contenu. 

Et enfin le 3e avantage et non des moindres :  nous ! Les participants, nous avons tous investis dans cette formation, nous sommes tous en chemin pour améliorer nos relations humaines, nous venons tous avec nos histoires, nos attentes, mais aussi notre souhait de construire un monde avec plus de bienveillance, et donc nous nous l'offrons les uns aux autres et cela, c'est une vraie force. 

Nous avons tous des vies bien remplies et parfois éprouvante, la météo du moral qu'on fait le samedi est parfois mitigée, certains vivent des deuils et autres moments difficiles, mais chaque dimanche quand on se retrouve, ceux qui étaient dans le trouble se retrouvent reboostés. 

C'est réellement une formidable aventure humaine, de l'argent bien investi. 

Je ne vais pas partager ici tous les outils que j'ai pu découvrir, je ne voudrais pas tout dévoiler et ainsi vous faire croire qu'il n'est pas utile d'aller en formation car apprendre la théorie sur un outil ne remplacera jamais ce qui se vit en temps réel, avec les formateurs, avec le groupe. 

Je voudrais simplement partager quelques bribes qui occupent souvent mes pensées et ont ainsi permis des améliorations dans mes relations, et ainsi augmenter ma joie de vivre au quotidien. 

La distinction faits - jugements 

Distinguer les faits des jugements est effet capital pour amorcer une discussion sereinement, ou pour formuler une demande claire à son enfant qui laisse trainer ses jouets ou à son collègue qui vous envoie des e-mails avec des notes soulignées en rouge ! 

Si j'écris : "Tu laisses toujours traîner tes affaires partout." ou "J'en ai assez que tu m'infantilises". Vous n'aurez aucun mal à identifier qu'il s'agit de jugements, alors comment les transformer en faits, en observations les plus objectives possibles. 

" Je vois ton manteau sur le sol de l'entrée et ta paire de basket en travers du paillasson." 
" Quand tu écris des remarques soulignées en rouge dans un e-mail j'ai l'impression de recevoir une note de la part de mon institutrice à l'école primaire."  

Cela parait simple comme cela, mais on a tellement l'habitude d'utiliser des adverbes très définitifs (toujours, jamais) ou très imprécis (parfois, souvent) qu'on n'y prête même plus attention. Quand on prend un peu de recul on prend conscience que c'est assez injuste d'infliger de telles évaluations et bien souvent, cela n'apporte pas les résultats souhaités. 

L'écoute et la reformulation

Ecouter est un art difficile quand on est soi-même en prises avec de vives émotions. Pour ma part, je peux admettre que lorsque que ce que dit l'autre vient appuyer sur des points sensibles, je dois faire un énorme effort sur moi-même pour rester dans l'écoute. L'objectif de devoir reformuler (et que donc l'autre fasse des pauses pour me le permettre) m'aide à rester concentrée, à rester dans son monde en essayant tant bien que mal de faire abstraction du mien pour un moment. Ecouter attentivement et le coeur ouvert est un cadeau magnifique. Je pense qu'offrir cette qualité d'écoute est trop rare dans nos vies quotidiennes surbookées, je me surprend bien souvent à n'écouter mon fils que d'une oreille, alors je me ramène à la raison, j'éteins mon écran, je lève les yeux de mon smartphone et je m'applique à l'écouter vraiment. Je repense souvent à cette petite histoire lue sur facebook d'un enfant qui avait expliqué dans sa rédaction qu'il rêvait d'être un smartphone pour recevoir davantage d'attention de la part de ses parents, c'était tellement triste. 

Une reformulation pas en mode "perroquet" mais en synthétisant les points importants montre que l'on a vraiment compris ce que l'autre a dit, et cette compréhension amène souvent un grand soulagement. 

Le cône de disponibilité 



Pouvoir situer où  nous en sommes dans ce cône permet aussi de remettre une discussion à plus tard, ou de mesurer précisément où l'autre en est pour être prêt ce qui est nécessaire pour lui en cet instant. C'est vraiment un formidable outil. Même si on l'utilise mentalement et seul. 

Identification des besoins selon la communication non violente

Les besoins en CNV sont assimilés à des souhaits, des aspirations profondes, ces besoins sont partagés par tous les humains quelque que soit leur âge, leur culture, leur milieu social, et quand on met le doigt sur le besoin réel de l'autre, il se détend et on peut alors vivre une connexion, de cœur à cœur qui vivifie nos relations et colore notre vie. 

Ce qui diffère ce sont les stratégies que chacun adopte pour nourrir ses aspirations profondes, l'intensité de tel ou tel besoin à l'instant T et la personne qu'on rend responsable de combler notre besoin. En CNV, on est conscient que notre besoin nous appartient et que si on peut faire une demande claire à l'autre pour qu'il contribue à le nourrir, il n'y est nullement contraint. 

En guise de conclusion, je dirais que si on parvient à 'écouter attentivement, qu'on vérifie dans quelle mesure l'autre et moi sommes disponibles pour la conversation, qu'on parvient à distinguer les faits des jugements et qu'on discerne les aspirations profondes des uns et des autres, on construit jours après jours des relations saines, authentiques, enrichissantes qui guérissent le monde et propagent des ondes positives. 

"Le meilleur moyen de poursuivre un conflit, 
c'est de chercher qui a raison et qui a commencé". 

mardi 19 septembre 2017

Les malheurs des enfants d'aujourd'hui

Tout à l'heure, je suis tombée sur un article qui parlait des dangers qui guettent les enfants d'aujourd'hui. 

J'ai commencé à le lire, et je n'ai pas du tout aimé le ton. 

Bien qu'il mette en garde contre des pièges qu'il serait bon d'éviter. 

Nos enfants sont trop tôt et trop longtemps confrontés aux écrans, ils ont besoin de grand air, de jeux en famille, de participer aux tâches de la vie quotidienne avec nous. Ils ont besoin de créer de leurs mains. 

Nos enfants apprécient facilement la nourriture industrielle et tombent dans le panneau d'un packaging attrayant, alors qu'ils devraient manger davantage de fait-maison et cuisiner avec nous, ainsi nous pouvons leur transmettre les principes de diététique de base, ainsi que des connaissances de recette pour ne pas être affamés quand un jour, ils vivront seuls ! 

Nos enfants n'ont pas assez souvent notre attention exclusive, et non, nous aussi nous sommes occupés à mille choses et surtout devant trop d'écrans aussi. 

Sur facebook circulait une petite histoire d'une instit qui avait demandé aux enfants d'écrire une rédaction pour expliquer quel est leur plus grand souhait. Un enfant avait écrit qu'il rêvait d'être un smartphone, parce que le smartphone recevait bien plus d'attention de la part de ses parents que lui !

Cette anecdote est là pour nous rappeler que le temps passé avec nos enfants devrait aussi régulièrement être du temps de qualité, où ils reçoivent notre attention exclusive, cette attention qui remplit leur réservoir affectif et nourrit la complicité, la joie ! 

Une autre vidéo demandait aux enfants ce qu'ils voulaient recevoir comme cadeau, la majorité des enfants n'ont pas demandé de nouveaux jouets coûteux, ils ont demandé du temps en famille ! 

J'aime le proverbe qui dit que "nos enfants sont nos maîtres", maîtres en sagesse, ils sont plus proches du sens de la vie que nous le sommes, ils sentent ce qui est le plus important, et ça ne s'achète pas ! 

Cela ne sert à rien de culpabiliser les parents avec tout ce qu'ils font de mal parce qu'ils sont trop épuisés, occupés, et parfois même dépassés. 

Les parents ont beaucoup sur leurs épaules car la société ne leur facilite pas la vie. Alors si vous voyez un gosse devant un écran, ou un parent en train de hurler, au lieu de juger, offrez un peu d'empathie, quelques heures de baby-sitting ... c'est ce dont ils ont besoin, car aussi imparfaits qu'ils soient, la majorité des parents font de leur mieux, et préfèreraient ne pas utiliser de dessins animés ou de plats préparés !  

Pourquoi je n'en peux plus des jobs "alimentaires"


En revenant sur mon blog, je n'avais pas dans l'idée d'écrire sur le travail, mais bien sur la parentalité. 

Reste que le dernier article publié m'impose d'écrire celui-ci, avant de passer à autre chose. 

J'avais donc repris le travail fin mars. Puis j'ai encore eu 15 jours de vacances de Pâques avec mon fils avant de trouver une mission d'intérim plus longue. 

C'était une mission temps plein, dans le businesscredit center d'une banque, bien payé, pas trop loin de chez moi et avec des collègues sympas. 

Pourtant, je n'aurais pas du accepter cette mission. Et ce pour plusieurs raisons, que j'identifie maintenant avec clarté. 

La première c'est qu'un temps plein, en ce moment, c'est trop pour moi. J'ai besoin de temps pour ma thérapie, pour réfléchir, me centrer, et me reposer. 8h par jour au boulot plus les trajets, ça m'oblige à courir constamment, mon fils a de longues journées, ce n'est pas vivre ça, c'est une course contre la montre, métro - boulot - dodo. Ca ne me nourrit pas, ça m'épuise. 

La deuxième, un job hyper sédentaire, ben oui quand on dispatch des e-mails toutes les journées, on n'a pas beaucoup de raisons de se lever, de marcher, de bouger un peu ... ce n'est définitivement plus pour moi non plus. Depuis presqu'un mois que cette mission s'est achevée, à raison d'une séance par semaine, ma kiné n'a pas encore réussi à m'enlever tous le stress qui partait de ma main droite pour monter jusqu'à mon épaule ! Affligeant non ? 

La troisième, accepter un job très répétitif et un peu ennuyeux simplement parce que c'est dans mes possibilités, et que mon expérience professionnelle et mon diplôme m'offrent ce genre de perspectives, cela ne me permet pas de trouver la motivation de me lever le matin suffisamment tôt, suffisamment longtemps pour que mon patron soit satisfait. 

Je ne suis pas en train de dire que je n'accepterai jamais plus rien d'autre que le job de mes rêves. Et à vrai dire, je ne sais pas exactement ce que c'est le job de mes rêves. Par contre, je sais au moins ce que je ne veux plus ! 

C'est déjà cela. Il y a quelques temps, j'avais retrouvé un petit questionnaire facebook qui me demandait, si vous pouviez faire le job de vos rêves, quel serait-il ? Et j'avais répondu que si je pouvais faire ce que je voulais, j'essayerais différentes choses, jusqu'à trouver ce qui me correspond vraiment, et certainement que ce serait plusieurs métiers différents, et pas un seul ! 

Je sais aujourd'hui, que j'ai besoin d'une activité qui me permet de rendre le monde meilleur, et que je n'aime pas la sédentarité, c'est mauvais pour moi. Quand je regarde le travail de Marshall Rosemberg, le père de la communication non violente, et l'aide qu'il a apportée partout dans le monde, en accompagnant des ennemis à se comprendre et à se rapprocher pour faire éclore la paix, cela me fait vraiment envie. 


mercredi 22 mars 2017

Reprendre le chemin du travail


Aujourd'hui, je reprends le travail, que j'avais laissé de côté depuis un peu plus d'un an.

Et je dois dire que ce matin, je me sentais légère, heureuse, impatiente, presque euphorique.

Le ciel était bleu, j'avais commencé en musique avec Shape on you d'Ed Sheeran, la journée s'annonçait très bien.

Jusqu'à ce que j'arrive à la gare de Bruxelles Midi, et que je vois les militaires. Là tout d'un coup, je me suis rappelé qu'on était le 22 mars, et que le monde avait changé, mon monde, ma ville. 

Cela ne change rien au fait que je suis contente de reprendre le travail, même si ce n'est que pour, a priori, 3 jours d'intérim. Mais je n'ai pas trop envie de rester longtemps sur Bruxelles. 

Ici c'est vrai, c'est décentré, et je traverse un parc pour arriver, l'ambiance est détendue. 

Pourtant, les militaires dans les rues, non vraiment, cela me plombe le moral, et bien entendu, cela ne sert à rien, j'ai entendu un colonel le dire aux infos. 

Aujourd'hui, c'est pour moi l'heure du bilan. Qui suis-je après l'épisode burn-out ?

Et bien je suis plutôt contente de qui je deviens, une femme connectée à elle-même, qui a toujours envie d'être dans les relations, mais qui n'en a plus un besoin viscéral. 
Quelqu'un qui aime mieux, qui s'aime mieux elle-même, qui tente de faire le deuil de ce qu'elle n'a pas reçu enfant, et de se l'offrir à elle-même, vu qu'elle a pris conscience qu'elle est capable de donner à son fils, ce qu'elle n'a pas reçu. Et ca me rend fière, fière de faire mieux, pas pour me sentir supérieure, mais pour sentir que j'avance, que je romps la chaine de la souffrance et ça, ça me remplit de joie. 

Donc je suis davantage moi-même, plus construite à l'intérieur, plus équilibrée, plus ancrée. Le travail n'est pas encore achevé, bien sûr, il y aura encore des étapes à franchir, mais je sais que j'avance dans le bon chemin, mon chemin, celui que je ressens, celui que je choisis, pas celui sur lequel autrui voudrait que j'aille. Donc je me sens légère et joyeuse. 

La reprise du travail intervient dans la même logique, au moment opportun, au moment où j'étais prête, pas au moment où le médecin conseil de la mutuelle a décidé que je devrais.