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mardi 24 novembre 2015

Enfin sevré, pour de vrai !

Il faut dire, que je le préparais déjà depuis très longtemps, comme vous savez. 

J'avais cru que l'entrée à l'école changerait tout, elle a changé beaucoup de choses ... 

Ce fut : pour ces 3 ans, le 01/11 nous étions chez mes parents pour fêter de bonnes nouvelles, resto en famille avec des amis aussi. 
Il était prévu qu'après le resto, mon mari et moi repartions chez nous et le petit resterait chez mes parents jusqu'à mercredi. Seulement voilà quand nous sommes rentrés, il n'a pas du tout été d'accord qu'on le mette au lit, il s'endormait, mais dès qu'il sentait qu'on essayait de partir, il se réveillait. 

Comme il a confiance en nous, on a promis de dormir là et il a enfin cédé au sommeil, et nous, nous avons campé au salon sur un matelas ... chouette expérience pour le dos en tout cas ! 

Le matin, nous avions réunion, nous y sommes allés avec une partie de ma famille, mais comme il n'avait pas voulu prendre son petit dèj, préférant jouer avec les petites voitures, il a très vite eu faim, donc je suis allée le nourrir à la nurserie. 

Je n'oublierai donc jamais cette dernière tétée, et je dois dire que je suis heureuse de m'en souvenir aussi bien. Parce que si il n'y avait pas eu celle-là, je n'aurais pas eu de souvenirs précis et cela aurait été dommage, vraiment dommage. 

Je n'ai pas pris de photos, mais les images sont dans ma tête ! 

Aujourd'hui, cela fait donc 23 jours, et il vient encore de temps en temps farfouiller et demander, et puis il fait sembler de manger la peau de mon décolleté avec de petits bruits trop mimi ... On a trouvé une nouvelle façon de se caliner et c'est heureux !

C'est la fin d'une très belle aventure, et je dois dire que grâce à cela, j'espère vraiment pouvoir retrouver mon corps, celui avec 18 kg en moins. 

En même temps, cela fait longtemps que je ne me pèse plus, plus d'un mois je dirais. Mais c'était trop déprimant. 

J'ai mis en place plusieurs choses pour prendre soin de moi, tout cela va décanter et porter ses fruits, j'en suis sûre et certaine. 

C'est comme le désencombrement que je viens d'entreprendre, je savais que je le ferais depuis longtemps, j'attendais l'énergie et le déclic pour m'y mettre, et ce qui devait arriver, arriva. 

Je dois cependant avouer, que parfois, quand il se met à pleurer fort, il me traverse l'esprit de ressortir la tétée, cela me traverse l'esprit, et c'est tout, ce n'est pas comme si je n'avais pas eu cette habitude pendant presque, à 6 jours près, 3 ans !!! 

Je reste convaincue que c'est une belle aventure à vivre, je n'en démords pas moins que nous, mères, devons nous respecter nous-mêmes, nous écouter aussi et qu'il existe peu d'aventures aussi intimes et "dévorantes"que celle-là, raison pour laquelle il est d'autant plus essentiel d'être en harmonie avec soi-même pour la mener à bien. 






mardi 15 septembre 2015

L'heure du sevrage qui s'éternise encore et encore !

Et oui, vous me connaissez, vous ne serez pas choqués, j'allaite encore ... 

Il aura presque 3 ans, et il y a toujours des moments où il réclame, de moins en moins, mais quand même ! 

C'est toujours un formidable moyen de calmer les douleurs, c'est toujours bon pour son système immunitaire, et bon pour mon sommeil. 

Après la réflexion d'une amie, je me dit que ce n'est peut-être pas si bon pour mon poids !

Il est vrai que juste après la naissance, l'allaitement, permet normalement de retrouver sa forme relativement rapidement. 

Sauf que pour moi cela ne s'est pas du tout passé comme cela. J'avais pris 13 kg pour ma grossesse, 3 semaines après la naissance j'en avais perdu 8 après j'en ai repris 10 et puis j'ai continué à monter, j'en ai perdu 8 encore et puis repris donc actuellement je dois me traîner environ 18 kg en trop, je dis environ car je ne me suis plus pesée depuis un moment, je n'ai pas envie de voir un chiffre démoralisant sur la balance, ma perte d'appétit n'a pas encore duré assez longtemps ! 

Cet été j'ai vu un psy et coach spécialiste dans le rapport à la nourriture, il m'a donné plusieurs pistes intéressantes, il faut croire que je n'étais pas encore prête à ce moment-là, mais ces conseils je les applique de mieux en mieux : 

- manger en conscience, écouter son appétit, ses émotions, ses envies, prendre du recul
- manger plus lentement : ne pas porter à la bouche la bouchée suivante avant d'avoir tout à fait terminé la précédente
- faire une pause au milieu du repas et se demander si on a encore vraiment faim
- ajouter à ma vie des tas d'autres sources de plaisir qui ne soient pas liées à la nourriture ! 
Du coup je chante, je sors, je me remets à jouer avec de la peinture et des marqueurs ! et j'ai bien fait les soldes aussi ! Demain, j'irai à l'aquagym, pour découvrir, car je ne connais pas, et mes genoux souffrent dès que je marche trop ou fait trop de vélo d'appartement ! 

J'ai fait une belle digression, tout ça pour dire qu'une amie m'a dit qu'elle avait perdu du poids au moment du sevrage. 

En repensant au phénomène qui cause la cellulite, je commence à penser que c'est possible, peut être que mon corps est toujours en mode stockage pour être sur de pouvoir couvrir nos besoins à tous deux ... et que quand les besoins diminueront, je pourrai perdre plus facilement, comme avant, quand j'étais jeune, dit la vieille de 30 ans ;-) 

L'autre chose que j'ai aussi commencée, toujours dans la même optique de recherche modérée des plaisirs : c'est de me maquiller plus souvent. 




Je n'étais pas fan avant, car je ne connaissais pas de produits cosmétiques bio de qualité, donc intuitivement, je n'avais pas envie de mettre des tas des choses potentiellement immondes sur ma peau, et si j'aimais les vêtements bien coupés et bien assortis, je préférais la beauté au naturel. Je gardais le sophistiqué pour les grandes occasions, ou le matin où l'envie me prenait ! 



Et force est de constater que l'envie me prend beaucoup plus souvent, et que j'en reçois des compliments, et que ma main devient de plus en plus sûre avec l'eye-liner ! 

A défaut d'être svelte, mon visage semble plus agréable à regarder, malgré les cernes que je traîne depuis toujours et qui ne sont jamais parties. Pourtant, j'ai aussi entendu dire, que parfois, elles disparaissaient avec le changement de métabolisme de la grossesse ! Mais pas pour moi, il faut croire qu'elles font parties de mon héritage familial et de mon identité ... comme mon foie ... 

Par contre, j'ai gagné un autre truc que je n'avais jamais connu avant d'être enceinte, enfin pas à mon souvenir : les brûlures d'estomac ! J'ai constaté que c'est surtout quand je bois du café ! Chez moi, le café est un subtil moment plaisir, et j'aime vraiment cette boisson, bien plus que le thé et autres tisanes. Par contre, j'avais lu dans le livre des régimes selon les groupes sanguins de d'Adamo que le café ne convient pas aux personnes de mon groupe, O, je n'avais jamais trop compris pourquoi, parce qu'il ne m'empêche même pas de dormir ! Maintenant, je le sens ! 

Et donc voilà, pour ce qui est du sevrage, je ne sais pas quand il se fera, j'arrête d'y penser, et je refuse des tétées de temps en temps, comme je prends encore des photos aussi ! Tout est dans les mains de Manoah ... j'avais cru que l'entrée à l'école serait un bon moment pour la fin, maintenant je m'arrête sur la date des 3 ans, on verra bien ! 





vendredi 26 septembre 2014

L'heure du sevrage


Quand je me suis lancée dans l'aventure de l'allaitement, je tablais sur un an. 

Aujourd'hui, cela dure depuis 1 an, 10 mois et 20 jours ! Je ne m'y attendais vraiment pas. 

Je me rappelle que je discutais avec une forumeuse dont le petit avait environ 17 mois, alors que le mien n'en avait probablement que 5 ou 6, et elle me disait qu'elle était passée d'un allaitement "à la demande", à un allaitement "à l'amiable". Et je ne comprenais pas qu'on puisse négocier des tétées !

A chaque âge ses besoins, il a fallu que mon fils atteigne 21 mois pour que je commence à ne plus apprécier qu'il tète autant. Cette aventure a eu des hauts et des bas. 

Déjà à 6 mois, alors que nous devions être à une grande fête de famille, nous étions à la clinique, service pédiatrique. Mr avait chopé une bactérie, mais avant qu'on sache que c'était une bactérie, il recevait une perfusion d'antibiotique toutes les 8h, pendant 5 jours. Je déteste les hopitaux, et qu'on bombarde mon fils d'antibiotiques alors qu'on ignorait encore si c'était viral ou bactérien, cela me mettait dans un grand stress, je ne dormais quasi pas. En plus, pour bien compliquer les choses, une infirmière a voulu m'imposer de l'attendre avant chaque tétée pour peser mon fils ... comme si je n'étais pas capable d'utiliser une balance. Heureusement qu'elle a cédé devant ma détermination. Le gros stress et le manque de sommeil avaient déjà sérieusement entamé ma lactation, mais cette contrainte supplémentaire aurait pu en avoir raison. Grâce à Dieu, après cet épisode, nous sommes encore restés ensemble quelque jours à la maison, histoire que tout reparte sur des chapeaux de roue !

Et puis le temps a passé, quand il a eu 9 mois, je n'ai plus eu droit aux pauses d'allaitement, donc je ne pouvais plus rentrer le nourrir à midi. Il s'est habitué au matin/soir la semaine et à volonté le weekend. Et puis le temps a passé, quand il a eu 18 mois, j'ai perdu mon emploi, avec maman constamment à la maison, le petit addictaulait s'en donnait à coeur joie. Des tétées courtes, mais très fréquentes. 

J'ai commencé à saturer petit à petit. Même si il a une santé de fer, un bon métabolisme, un bon transit, et qu'après la génétique, c'est du à l'allaitement, il faut quand même qu'il mange plus de solides. Et depuis qu'il ne va plus à la crèche, et bien, le solide, ça reste trop limité pour un enfant de son âge. Vu que j'ai rendu mes parents un peu dingues pendant un an à refuser tout ce qui n'était pas du danup et du saucisson, je ne m'en fais pas outre mesure, surtout qu'avec le lait maternel, il a tout ce dont il a besoin, et il pète la forme de toute manière. 

Quand j'en ai eu assez qu'il dorme dans mon lit, j'ai trouvé des livres pour enfants qui abordent le sujet. J'ai voulu en trouver qui parlent du sevrage, et il n'en existe apparemment que deux. Un qu'on trouve sur amazon : on m'a volé mes tétées, et l'autre qui est sur le site de la leche league et qui parle de l'allaitement en général, donc aussi de sa fin, je l'ai commandé, je l'attends toujours. En attendant, je lis moi-même l'art de l'allaitement maternel, de la leche league, en édition française. 

L'allaitement est une belle aventure, je suis contente de m'être accrochée au début, quand c'était dur. Je suis contente d'avoir utilisé les pauses d'allaitement pour rentrer à midi et être avec mon fils. Je suis contente d'avoir abusé de ce moyen génial pour le calmer et le combler. 

J'ai maintenant envie de passer à autre chose. Au départ, je me disais que je voudrais que cela vienne de lui. J'aurais peut être préféré, cela aurait été sans doute plus simple. En réalité, dans une relation de don de soi si forte, il faut aussi se respecter soi-même, et quand on sent qu'on arrive au bout, l'enfant peut très bien le comprendre, même si ce ne sera pas tous les jours simple à accepter. J'ai réduit les tétées de la journée, entre 11h et 17h, normalement, il ne tète plus, sauf si il se fait très mal, ou que quelque chose a perturbé l'emploi du temps.

J'espère qu'on arrête tout à fait aux alentours de ses deux ans, ainsi, j'aurai doublé mon objectif initial et cela me laissera un peu de répit avant de m'y remettre avec un 2e enfant. 


mardi 16 septembre 2014

Qu'est-ce qu'un bon parent, père et mère sont-ils interchangeables ?



Pour aujourd'hui, deux questions, bien distinctes, mais liées. 

La première, qu'est-ce qu'un bon parent ? 

Je ne vous ferai pas une liste des choses que FAIT un bon parent, plutôt une liste de ce que doit ETRE un bon parent. 

Et malgré l'exigence du métier de parent, je pense que les qualités requises d'un bon parent, sont les mêmes que celui d'un bon conjoint, d'un bon collègue de travail, d'un bon ami ... un bon parent c'est avant tout une bonne personne. 

Cette catégorisation BON / MAUVAIS semble un peu courte, un peu subjective et même trop vague. 

Voici pour moi le portrait d'une "bonne personne". 

C'est une personne authentique, qui ne porte pas de masque, ne joue pas de rôle. 
Une personne qui gère ses émotions avec le plus de compétence et de maturité possible. Elle y parvient grâce à une profonde connaissance d'elle-même. 
Une bonne personne a de l'empathie, de la compassion et de l'amour pour elle-même. Je ne parle pas ici d'égocentrisme, je parle d'être une bonne compagnie pour soi même, c'est à dire de s'accepter tel qu'on est, tout en cherchant à s'améliorer, de ne pas avoir besoin de relations de dépendance, de ne pas redouter la solitude. 
Une bonne personne a aussi de l'empathie pour les autres, et si elle les comprend, elle ne les prend pas en charge (sauf pendant l'enfance bien sûr). 
Une bonne personne respecte les autres et est respectée, elle n'est pas dans une logique d'oubli d'elle-même ou de sacrifice de son identité. 
Une personne adulte a guéri son enfance et a une posture adulte devant ses propres parents et toutes les autres figures d'autorité. 

Je suis persuadée qu'une telle personne est appréciée en tant qu'ami, conjoint, collègue et parent. Une telle personne peut aider autrui sur son chemin, sans renoncer à prendre soin d'elle. 

Il est vrai qu'un enfant a besoin de parents disponibles et à l'écoute, qui répondent à ses besoins. Un enfant a aussi besoin de modèles, il a besoin de voir ses parents heureux et continuer d'apprendre et de s'épanouir dans les différentes sphères de leurs vies. Ce pourquoi les parents dans la logique de "sacrifice" et qui vivent par procuration à travers leurs enfants ont pour moi un sérieux handicap, ils n'offrent pas de modèles enthousiasmants pour leurs enfants. 

A la deuxième question, père et mère sont-ils interchangeables ? 

Foncièrement, je pense que oui. Si autrefois on ne voyait jamais de pères changer une couche ou faire un calin, c'est bien différent aujourd'hui, et tant mieux, et bien des mères sont les figures d'autorité dans leur foyer !

A mon sens, un enfant a autant besoin d'un père que d'une mère, cependant, selon moi, ils peuvent donner la même chose, même si ils donneront différemment. La différence sera à mon avis, plus une question de style et de pesonnalité qu'une question liée au genre. 

Même si la société peint l'image d'un père pourvoyeur et protecteur et de la mère tendre, soignante et nourrissante .... qu'est-ce qui empêche une mère de connaître les arts martiaux et de bien gagner sa vie ? et qu'est-ce qui empêche un père de donner un biberon, caliner et donner les médicaments et les caresses ? 

Rien. Si ce n'est les rôles que chacun se plait à jouer ... Je vous assure que dans les familles monoparentales, un seul joue tous les rôles et même si c'est très lourd à porter, surtout si on a peu de soutien, ils y parviennent ! Rien dans notre physiologie ou notre psychologie ne nous empêche d'être tout ce qu'un enfant a besoin que nous soyons. 

Pour moi, l'intérêt d'être deux est surtout d'équilibrer la charge, de pouvoir être un relais l'un pour l'autre et que l'enfant bénéficie des différences de style. 

jeudi 11 septembre 2014

La violence du conformisme

C'est à nouveau inspirée par Mitsiko Miller que j'écris cet article, voici ma source : http://familleharmonie.com/2013/11/24/etre-cygne-dans-un-monde-de-canards/. 




Bien des éducations sont centrées sur ce que les parents attendent de leurs enfants, et les attentes de beaucoup de parents sont grandement influencées par les attentes de la société en général vis à vis des enfants. 

Cette société qui voudraient que les enfants soient obéissants, polis, propres, sages, studieux, sportifs, ne pleurent jamais, ne crient jamais, ne font jamais de bruit, n'oublient jamais leurs affaires, ne sont jamais en colère ou agressifs, mais ne sont jamais non plus des victimes, ne se mêlent pas des conversations d'adultes, s'occupent de leurs cadets ... 

Bref, il y a bien des attentes autour de "l'enfant parfait". 

L'école telle qu'elle existe est aussi un incroyable outil de conformisme. On y rassemble les enfants par catégorie d'âge, donc ils doivent apprendre au même rythme. La même méthode, la même explication devrait convenir à tout le monde. 
Sans parler de la dictature de la cour de récré : il faut porter les mêmes vêtements, avoir le même cartable, le même lunch, aimer les mêmes jeux, les mêmes programmes télé ... avoir les mêmes derniers gadgets à la mode, et peut être même aller en vacance au même endroit ... sinon gare à toi, ta différence, on te la fera payer cher ! 
Car en termes de souffrance de l'enfance : le rejet arrive sur le podium ! 

Alors pour les parents qui refusent de laisser la société dicter leur mode d'éducation, comment faire ? 

A mon sens, nourrir la confiance en lui de l'enfant, ainsi que l'amour des différences qui sont en fait des richesses est fondamental. 
Un enfant qui a réellement confiance en lui, qui s'aime lui-même, qui a conscience de sa valeur et ne laisse pas autrui la déterminer pourra affirmer sa différence sans devenir le bouc émissaire de la cour de récré. Car l'assurance, la sérénité forcent le respect. Un enfant qui a une grande confiance en lui, en l'amour inconditionnel de ses parents, dégage à mon avis un certain charisme qui peut impressionner ceux qui voudraient jouer les petits durs en tournant sa différence en dérision. 
Un enfant qui respecte les autres pour ce qu'ils sont, sans jamais se moquer de leurs différences mais plutôt en les admirant a beaucoup de chance d'être respecté lui aussi. 

A mon avis, la plupart des enfants qui sont si mal à l'aise avec la différence le sont parce qu'ils ont peur du rejet, si ils se sentent acceptés tels qu'ils sont, cette peur disparaît. 

Nous avons un rôle encore plus actif à jouer pour favoriser chez nos enfants l'amour de la différence. Déjà, par notre exemple : qui sont nos amis ? Appartiennent-ils tous à la même culture ? la même religion ? le même pays ? le même milieu social ? Voyageons-nous avec eux ? Découvrons-nous ensemble des choses nouvelles et des lieux nouveaux qui nous mettront en contact avec des gens que nous ne pourrions pas rencontrer autrement ? 
Dans notre façon d'expliquer le monde à nos enfants, manions-nous la langue de la tolérance et de la compréhension ? Qui n'empêche d'ailleurs pas d'avoir des convictions fortes ! 

En nous autorisant déjà nous-même à être différents du "gentil petit CONsommateur", en choisissant vraiment notre vie, notre mode de vie, nous donnerons à nos enfants l'assurance que oui on peut être différent, et oui cela peut nous rendre très heureux ! 

Le temps de qualité

C'est Mitsiko Miller qui a, avant moi, écrit un article sur le temps de qualité, vous pouvez le trouver ici : http://familleharmonie.com/2013/11/28/temps-de-qualite/

Son très bel article, décrit des moments de bonheurs partagés en famille. Ce qu'elle décrit est vraiment quelque chose à vivre souvent. 



Pourtant en moi, ce concept "temps de qualité", évoque quelque chose de moins réjouissant. 
Je m'explique. Il y a plusieurs années, j'avais lu un article selon lequel, il était plus important de passer des "moments de qualité" avec ses enfants plutôt que d'être souvent avec eux. 
L'article faisait comprendre de façon implicite, qu'il est mieux pour des enfants d'avoir une mère qui bosse 50h semaine mais prend une après-midi de congé pour leur préparer une super fête d'anniversaire, que d'avoir une mère constamment à la maison et qui gère en même temps les tâches ménagères. 

L'article expliquait donc que la qualité du temps qu'on passe avec les enfants, prime tout à fait sur la quantité. 

Et là, je n'étais pas du tout d'accord. Car même si bien des mères font autre chose que donner une attention complète et totale à leur enfant quand elles sont à la maison, le fait d'être souvent ensemble permet malgré tout de se connaître mieux et de multiplier les occasions pour se parler, apprendre l'un de l'autre et faire des choses ensembles. 

Vous n'imaginez pas le nombre de conversations enflammées que j'ai eu avec ma mère en faisant la vaisselle ou pendant qu'elle repassait ! Pour une mère de famille, ces tâches deviennent tellement automatiques, que parler en les faisant et écouter avec attention est tout à fait possible. 

Alors c'est vrai ce moment ne correspond peut être pas tout à fait à la définition "temps de qualité" de Mitsiko, mais ces moments restent des moments partagés, qui à mon sens nourrissent le lien. 

Cela n'enlève rien au fait qu'il faut aussi des moment où on donne une complète attention, sans rien faire d'autre, surtout si l'enfant nous parle de quelque chose qui le touche profondément. 

Cependant, à mon sens, la quantité de temps qu'on passe avec nos enfants est aussi très importante. Même si par moments nous sommes fatigués et un peu sur les nerfs, même si par moments nous sommes au téléphone, en train de passer l'aspirateur ou de payer les factures ... c'est important que nos enfants nous voient vivre, car rien qu'en nous regardant, ils peuvent aussi apprendre ! 

Avoir très régulièrement des parents présents, même si ils ne sont pas totalement disponible est à mon sens bien plus profitable que d'avoir des parents absents la plupart du temps et totalement disponibles quelques heures de temps en temps. 

lundi 8 septembre 2014

Bébé doit-il pleurer ?


La majorité des gens parents ou non, n'aiment pas entendre pleurer un bébé. Bien des gens qui n'ont pas d'informations sur les pleurs veulent à tout prix faire taire le bébé ou l'enfant qui pleure. 

Déjà, il est bon de rappeler que les pleurs sont au départ le seul moyen de communication du bébé, quand ses besoins non comblés le font souffrir physiquement, pleurer est le meilleur moyen de le signaler pour que l'adulte fasse le nécessaire. 

Dans le livre "le concept du continuum", que je n'ai pas lu personnellement mais dont j'ai découvert des bribes sur le net, il parait que les bébés ne pleurent jamais. Un autre article découvert récemment et évoquant l'allaitement en Mongolie allait dans le même sens. 

Un bébé qui est constamment porté par sa mère finit par créer avec elle une telle intimité qu'elle ressent les besoins du bébé avant qu'ils deviennent intolérables, elle est donc toujours en train d'anticiper. Le bébé tète avant d'avoir trop faim, on joue avec lui au premier signe d'ennui, on lui fait faire ses besoins de manière à ne pas utiliser de couches, donc il est toujours au sec ... 

Un bébé dont les besoins sont toujours comblés n'a aucune raison de pleurer, donc il ne pleure pas. 

Malheureusement dans notre monde "moderne", les mères de famille vivent dans le stress, elles ont des horaires, des contraintes, des obligations à respecter, donc elles n'ont pas la possibilité de combler constamment tous les besoins de l'enfant, l'enfant a donc des raisons de pleurer. 

Et plus du fait de signaler son mal-être, les pleurs ont une fonction physiologique, ils permettent à l'enfant de se débarrasser du trop plein, de retrouver son équilibre. 

Pleurer libère les tensions et permet de se dégager des émotions désagréables. Quand on empêche un enfant de pleurer, il garde les émotions négatives et les tensions en lui, à la longue, il se coupe de lui-même, de son ressenti, il apprend à refouler les émotions. Au bout d'un moment, il devient un adulte étranger à lui-même, vivant, mais mort intérieurement. 

Il est vrai qu'il n'est pas agréable d'entendre pleurer un enfant. D'ailleurs, la première chose à faire est de trouver le besoin à combler et le combler, ainsi l'enfant arrêtera de pleurer de lui-même. 

L'autre chose à faire est de nous demander pourquoi ces pleurs-ci, (examiner les circonstances, l'intensité, notre propre état émotionnel) nous semblent autant insupportables. La plupart du temps, quand un enfant pleure alors que ses besoins évidents sont comblés, et que l'on est pas capable de l'écouter avec empathie, de le rassurer par notre contact chaleureux et notre présence, la raison est à chercher dans notre propre histoire. 

En ayant un point de vue plus éclairé sur les pleurs, nous ne parviendrons pas toujours à les éviter, mais nous pouvons composer avec. La plupart des parents qui ont un enfant qui pleure se sentent également coupables et impuissants, surtout qu'ils se souviennent qu'en pleurant un bon coup (après avoir comblé les besoins) l'enfant restaure lui-même son équilibre interne, pleurer lui fait du bien, pour autant qu'il ne soit pas laissé seul. Pleurer dans les bras d'un être aimé fait du bien. Pleurer seul dans une pièce augmente le désarroi. 

Maintenant, si vous ne supportez vraiment plus les pleurs, mieux vaut le laisser seul dans son lit plutôt que le secouer ou le frapper. Dans ce cas, l'idéal serait de pouvoir passer le relais à l'autre parent, aux grands-parents, voisins, amis ... 

Elever un enfant est métier exigeant, les parents ont besoin de soutien, il est illusoire de penser pouvoir toujours s'en sortir seul ! 

lundi 21 juillet 2014

Etre maman, et prendre soin de soi

Ces derniers temps, je me sens facilement agacée avec mon fils ... 

Je sais que ce n'est pas lui qui en est responsable. C'est à moi de prendre soin de moi, c'est à moi de prendre en charge mes propres besoins et de les faire respecter. Mêmes mariés, ne formant "qu'une seule chair" nous restons deux personnes distinctes, avec leurs envies, leurs besoins, leurs préoccupations. 

C'est difficile d'être toujours sur la même longueur d'ondes, de changer une habitude quand il n'y a qu'à un membre de la famille qui en a besoin ! 

Beaucoup de mamans parmi celles que j'entends, que je lis, que je vois, ont la même difficulté à prendre du temps pour elles, pour se ressourcer, faire quelque chose, aller quelque part, sans enfant et y prendre plaisir. 



Etre mère est une aventure merveilleuse et en même temps, on ne devrait pas cesser d'être une personne, une femme. 

Il n'est pas bon pour les enfants que toute notre vie, notre bonheur repose sur eux. Nous sommes des exemples que nous le voulions ou non, alors quelle image montrons-nous ? 

Comment pourront-ils s'occuper d'eux-mêmes, si au lieu de les rendre autonomes nous passons tout notre temps à tout faire pour eux ? 

Quel exemple montrons-nous quand nous ne prenons pas soin de nous-même, quand nous nous oublions ? 

Et puis quelle ambiance mettons-nous dans la famille quand nous sommes constamment à bout, sur les nerfs, à fleur de peau ... uniquement parce qu'on n'a pas pris assez de temps pour soi depuis longtemps ? 

Comment pourrait-on être bon pour l'autre, favoriser son estime de lui, sa joie de vivre, si nous ne sommes pas bons avec nous-même et heureux de profiter de la vie ? 

C'est un grand service que nous rendons à nos enfants que de faire ce qui est possible pour que nous soyons heureux. 



Les enfants ont besoin de notre attention, mais surtout de notre réelle disponibilité, être là, mais sur les nerfs, on n'est pas vraiment disponible, on ne donne rien de très bon. Mieux vaut être là un petit moins, mais avec une complète disponibilité de coeur et d'esprit ! 



mardi 17 juin 2014

Les enfants dans l'espace public

L'auteure du blog les questions composent s'interrogeait récemment sur la place faîte aux enfants dans l'espace public. 

Il y a des endroits qui leur sont spécialement dédiés : les plaines de jeux, les café-poussette, les crèches ... 

On a pensé les nouveaux trams bruxellois pour que les poussettes puissent y entrer facilement, pareil pour les bus ... 

C'est une bonne chose, les enfants sont là, les parents doivent bouger, il faut que leurs petits puissent les accompagner, en maximisant le confort de chacun : les parents, les enfants et aussi les autres passagers. 




Je parlais récemment avec la propriétaire d'un café poussette qui me disait participer à un projet pour sensibiliser tous les restaurants, bars et cafés au fait de proposer des tables à langer et autres commodités qui leur permettraient d'obtenir un "label" ici on aime les bébés. 

Je constate pour ma part qu'il y a souvent des chaises hautes dans les restaurants, les quick et autre mcdo ont des aires de jeux, ils visent un public familial ... 

Devenir parent ne devrait pas nous obliger à renoncer à la vie sociale ! 

A quand des mini-crèches à côté des cinémas, des théâtres, des musées et autres entreprises pour faciliter la vie des parents ? 

Il y a d'énormes besoins particulièrement à Bruxelles ! Il me semble que pour une entreprise de plus de 100 travailleurs, la législation devrait obliger à penser à une crèche ! Cela créerait de l'emploi et faciliterait l'équilibre vie-privée /vie-professionnelle des parents. Cela favoriserait l'allaitement ... 

Les enfants d'aujourd'hui sont les adultes de demain, ils ont besoin de soin, d'attention, ils ont besoin de voir leurs parents continuer à s'épanouir dans leur vie propre, tout en y ayant une bonne place, une place pratique ... 

A quand le congé parental pendant un an complet pour les pères et les mères ? 

Élever un enfant est une tâche gratifiante sur le long terme, une tâche cruciale,il s'agit du bonheur de l'humanité, ce n'est pas un enjeu de seconde classe. Une société qui se veut "civilisée", une société qui se dit "moderne", ne devrait pas oublier que nous restons des êtres d'émotions, d'instinct et que cela fait le sel de la vie, sa beauté, cela lui donne son goût. 

Cela mérite le plus grand respect, la considération, le temps. 

Sinon, il y a aussi l'idée de l'allocation universelle. Chaque personne majeure devrait recevoir une allocation qui lui permette de vivre décemment. Peu importe son âge, sa santé, sa formation ... 

Il ne devrait pas, dans une société soucieuse de justice, avoir des écarts de l'ordre de un à 400 entre le plus bas salaire et le plus haut au sein de la même entreprise. Quel exemple montrons-nous à nos enfants ? 

Est-ce acceptable que certains démarrent dans la vie en mangeant mal, s'habillant mal, aillant froid ? Alors que d'autres ont tellement de biens qu'ils ne savent comment les user ? 


Je ne me raccroche à aucune idéologie politique, sauf peut être la théocratie, ... 

Je suis pour la justice, la décence, le respect de la vie de sa conception à son ultime instant. 

La façon dont une société traite ses enfants et ses vieillards est très révélatrice des valeurs qu'elle défend, quand on est pas encore "productif" ou qu'on ne l'est plus, comment sommes-nous traités ? 

Sommes-nous solidaires ? Conscients des richesses, des sagesses de chacun ? Sommes-nous prêts à penser au bien commun et pas uniquement à notre intérêt personnel ? 
Sommes nous prêts à refuser la violence et à régler des conflits sans perdants ? 

Avons-nous encore un peu d'humanité à transmettre à nos rejetons ou sommes nous définitivement devenus de vulgaires consommateurs qui mourrons plus jeunes et plus malades que leurs grands-parents ? 

vendredi 30 mai 2014

Faut-il laisser tout faire aux enfants ?

Voici une question plus complexe qu'il n'y parait à laquelle j'ai moi aussi eu envie de réfléchir en lisant cet article : http://lesquestionscomposent.fr/eduquer-sans-punir/. 

Je cite : "Faut-il tout laisser faire aux enfants?

Oui et non. Je pense que dans la pratique, ce qu’on doit ou non laisser un enfant faire est une question extrêmement compliquée, et ce dès le début. Pour ma part j’essaie d’appliquer un principe simple qui est le suivant: à peu près tout est autorisé, excepté ce qui fait mal à soi ou aux autres. Ça parait simple comme ça mais en pratique, c’est relativement complexe. [...] La règle de ne pas faire mal à soi ou aux autres peut paraître très basique. Elle force en fait à se demander pourquoi telle chose que j’ai envie d’interdire devrait l’être, donc en quoi quelque chose me dérange dans la mesure où ça ne fait de mal à personne. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les parents ont tendance à interdire de nombreuses choses qui n’enfreignent pas cette règle. Par exemple détruire ses jouets, s’habiller d’une certaine façon, parler d’une certaine façon… Quand j’ai envie d’interdire quelque chose, mais que je n’ai pas de motif précis, ça me force à me demander quel est mon problème. Par exemple, ce qu’on va penser de moi en tant que parent peut m’amener à interdire des choses à mon enfant. Seulement, c’est mon problème, pas le sien…" 

J'ai trouvé ça très intéressant comme réflexe de me demander pourquoi j'aurais envie d'autoriser ou d'interdire quelque chose, cela ne devrait en effet pas être des automatismes sans fondements, sans utilité. Nos décisions quotidiennes dans l'éducation de nos enfants devraient avoir une cohérence globale, s'accorder avec nos valeurs et les besoins de tous. Si les valeurs devraient rester relativement stables et constantes, nos besoins peuvent varier au cours d'une même journée et peuvent différer d'un parent à l'autre, cela est très important. 

Si les parents devraient partager leurs valeurs, leurs besoins peuvent différer. Si leurs valeurs diffèrent, il faudra soit faire des compromis entre eux pour accepter que dans certaines circonstances ce soit la valeur de l'un ou de l'autre qui assoit un comportement, soit faire comprendre à l'enfant la différence d'opinion, un apprentissage intéressant, qui compliquera certainement un peu le quotidien. 

Alors laisser tout faire aux enfants sauf ce qui fait mal à soi ou aux autres ? 

Cela peut être un bon point de départ à mon sens, surtout si on élargit un peu le "faire mal" à "déranger", "mettre mal à l'aise", "ne pas respecter les besoins (de soi ou de l'autre)". 

Pour ma part, je souhaite aussi apprendre à mon fils le respect des objets. Je n'aime pas qu'on déchire les livres, je n'aime pas qu'on dégrade les objets en général. Causer une usure normale en utilisant un objet ne me pose aucun problème, démolir volontairement quelque chose d'utile me gène profondément, car j'ai horreur du gaspillage, quand on ne prend pas soin de ses affaires, on doit sans cesse en acheter de nouvelles et c'est inutilement coûteux. 

Sans parler du fait de peiner quelqu'un quand on démolit volontairement un objet auquel cette personne tient.  

Il reste qu'on est parfois très démuni quand il s'agit de faire respecter nos besoins par nos enfants. Hier soir j'étais fatiguée, et pas mon fils, résultat, je n'ai pas pu dormir avant que lui décide de dormir également, je me suis énervée, de façon tout à fait inefficace et au final je trouve ça déplorable de n'avoir pas trouvé une meilleure approche. D'un côté, je sais qu'il est encore petit, (presque 19 mois) et donc pas nécessairement capable de comprendre mes besoins, pourtant il a déjà compris mon besoin de sommeil quand il était beaucoup plus petit et que mon besoin était beaucoup plus vital qu'hier. De l'autre quand je lui demande quelque chose en étant très sérieuse un peu énervée, il rigole à pleine gorge, alors j'ai le réflexe de penser "il me nargue", alors qu'une autre voix en moi me dit : "mais non, il en est incapable, il y a une autre raison". D'ailleurs quand je me blesse accidentellement et que m'exprime ma douleur, il rit tout autant ... Visiblement, que je sois fâchée, ou que j'ai mal, je fais une tête inhabituelle qui le fait rire ... 

Et par ici quelques idées bien concrètes et pratiques : http://www.poule-pondeuse.fr/2011/05/18/eduquer-sans-punition-2/>

jeudi 3 avril 2014

Quel âge pour entrer à l'école ?

Dans l'idéal, je voudrais avoir le temps de faire les formations Montessori pour faire l'école à la maison. 

La deuxième solution serait d'avoir une bonne école réellement Montessori dans les environs. 

La troisième solution est une école plus classique, mais quand même à pédagogie active. 

Pour le moment, c'est cette dernière solution qui est à l'ordre du jour. Les autres possibilités étant pour le moment, matériellement hors d'atteinte.

Alors se posait la question du moment de l'entrée ... 

Notre petiot est né en novembre, donc à la fin de l'année, je suis plutôt à vouloir l'y mettre le plus tard possible, on a donc opté pour janvier 2016, il aura 3 ans et 2 mois. 

Comme je le disais sur le forum Magic Maman, tout ce que j'attends de l'école, c'est au minimum qu'on ne lui tue pas son plaisir d'apprendre, et qu'il ne soit pas dans un climat de violence et de maltraitance. Et comme je vois qu'il a déjà un caractère bien affirmé, je ne voudrais non plus que ce soit lui le petit caïd. 

L'école peut être un endroit agréable à partir du moment où : 

- les enseignants aiment leur métier
- les moyens financiers sont suffisants
- les classes ne comportent qu'une quinzaine d'enfants
- le matériel pédagogique est bien adapté
- les parents sont associés à certaines activités. 

Il y a des écoles "bisounours" ça existe encore, et en même temps, on peut déplorer que ce soit de plus en plus rare ! Il y a même des enfants qui ne trouvent pas d'écoles maternelles à Bruxelles !

Je ne comprends pas comment c'est possible ... mais il semblerait que certains parents qui ont aussi une vie professionnelle avec des horaires contraignants ne soient pas capable de traverser toute la ville pour les déposer dans la seule école où on leur aura trouvé une place !

Dans le ligueur, une interview relatait combien les administrations cafouillent quand on veut ouvrir un nouvel établissement scolaire tellement c'est devenu rare, alors que les besoins sont criants ! 

La Belgique est le pays du surréalisme, en voici un nouvel exemple ! 

mercredi 2 avril 2014

La chaise évolutive Tripp Trapp de Stokke



Déjà pendant la grossesse, j'ai voulu faire une liste de cadeaux de naissance qui contiendrait des choses vraiment utiles, et durables, autrement dit à utiliser longtemps.

Je pense que de tous les achats, celui qui servira le plus longtemps, c'est bien la chaise évolutive Stokke.

Petit bout a commencé à aller dedans un peu avant ses 6 mois. Il y a de cela une semaine, j'ai enlevé la protection en plastique car il sait très bien sortir de sa chaise, même avec !

Sur le mode d'emploi, ils conseillent de le garder jusqu'à 3 ans. Et en même temps, vu que nous préférons qu'il apprenne à se débrouiller seul dès qu'il se sent prêt, j'ai décidé de faire le test.

La chaise peut s'habiller d'un coussin et se lave facilement.

Et miracle, hier je l'ai vu monter sur sa chaise et s'y asseoir confortablement tout seul, et de sa propre volonté. Après, évidemment il a continué son ascension pour s'installer sur la table de la cuisine. Il a joué tranquillement pendant une bonne vingtaine de minutes.

C'est passionnant à voir ! Son comportement habituel, et spontanné, nous conforte tous les jours de la justesse des principes de Maria Montessori qui défend l'idée selon laquelle les enfants, très petits sont capables d'une énorme concentration !

Pour ce qui est de ses autres pas vers l'indépendance, à 17 mois, il est capable d'enlever son pull, de le mettre dans le panier à linge, il prend aussi le balais, il le pousse, mais n'a pas encore bien compris comment cela s'utilisait, il sait que quand on renverse, il faut passer l'éponge. Il boit à la paille. Il participe à la vaisselle.



mercredi 20 novembre 2013

Qui choisit les cadeaux et leur quantité ?

Un autre vaste débat !

Je le dis tout de suite, j'ai la chance que nos proches soient raisonnables au niveau cadeaux, et comme nous ne fêtons pas la St Nicolas, Noël, Pâques et les anniversaires, la question ne se pose pas vraiment car il n'y a pas de cadeaux obligatoires.

La plupart du temps, quand un cadeau vient du coeur, il a été mûrement réfléchi pour faire plaisir, et en cas de doute, les parents ont été consulté, donc tout va bien.

Pour ceux de mes proches qui me lisent, pour les garçons, j'ai pas vraiment de resctrictions en matière de cadeaux, si ce n'est que je ne veux pas de playstation et autres consoles de jeux chez moi. Mais pour ça, il est encore trop petit !

Pour le moment, les cadeaux que je pense lui faire sont des livres adaptés à son âge, et des jeux d'imitation, oui parce qu'il est très intéressé par tous nos ustiles de cuisine et de nettoyage !

Et pour moi, les garçons aussi doivent apprendre à faire le ménage, donc tout ce qui est petite brosse, ramassette, cuillère en bois, casserole, rouleau à pâtisserie, surtout ne vous privez pas! 

Un autre truc que je trouve aussi très utile et ludique, c'est le lavabo à adapter sur la baignoire !

Quand il grandira, je pense que les légo, les kapla, les playmobils, le petit chimiste, le petit bricoleur sont d'excellents cadeaux, les ballons, balles de jonglerie aussi.
Sans oublier l'irremplaçable vélo, la trotinette et pourquoi pas le skateboard ou les rollers.

J'aimerais aussi qu'il s'essaye à l'art et à la musique, donc dans 4 ou 5 ans, on lui proposera des instruments, des aquarelles et des crayons ! Même si les crayons on commencera plus tôt bien sûr.


Pour les filles, le seul jeu que je ne veux pas recevoir, ce sont les fameuses barbies avec des corps impossibles ! Si ils se décident à fabriquer des barbies avec un corps féminin plus réel, alors pourquoi pas ... par contre je crois que ma soeur n'a jamais vraiment aimé les barbies, elle préférait les polypockets, et ça n'a jamais été un souci, il y a tellement de possiblités pour jouer !


Bien sûr les enfants ont besoin de jouer, souvent on constate que les jeux les plus simples et les moins chers sont les plus appréciés, inutiles donc de rivaliser de créativité pour trouver le plus cher, le plus rare, le plus sophistiqué.

Inutile également de les pourrir avec des quantités indécentes. Le mieux est toujours aussi de vous assurer qu'ils ne possèdent pas déjà ce que vous souhaitez offrir.


Pour ma part, quand ils ont déjà tout ce dont ils ont besoin, pour ceux qui veulent encore faire un cadeau, les vêtements c'est toujours très apprécié, ou alors le virement sur le compte épargne.


Un petit enfant ne coûte pas cher comparé aux souhaits et besoins d'un adolescent, ainsi, si à 18 ans il reçoit son compte épargne bien garni, il sera très content de pouvoir se payer l'auto-école, un beau voyage ou sa première voiture ! 

vendredi 15 novembre 2013

Le jour où j'ai laissé mon fils à la baby-sitter

Mon fils allait bientôt avoir un an, j'avais épuisé tous mes congés, mon mari devait aller à un rendez-vous important. Que faire ?

Une jeune amie s'était proposé de le garder quand nous en aurions besoin, cela ne durerait que 3h, on s'est dit pourquoi pas !

Sauf que le pitchoune ne l'a pas entendu de cette oreille. Je l'avais pourtant prévenu de ce qui allait se passer, et il connaissait un peu quand même la personne qui allait rester avec lui, mais rien n'y a fait ! Après une courte sieste, monsieur a pleuré, pleuré, pleuré, il était inconsolable, il ne s'est calmé que lorsque je suis arrivée, et ce en moins de 10 secondes !

Certainement que nous n'avions pas choisi le meilleur moment, l'angoisse de la séparation a commencé à le gagner, et la seule autre personne en dehors de son père ou sa mère capable de la calmer, c'est sa puéricultrice attitrée à la crèche, et oui, il la cotoie depuis ses 3 mois !

Donc, aussi étrange que cela puisse paraître, si vous souhaitez de temps en temps confier votre petiot à une baby-sitter, surtout commencez tôt et qu'il la voie souvent, ainsi il aura eu le temps de tisser une relation de confiance avec elle avant ses 8 mois et ce fameux point de départ des angoisses de séparation !

Et croyez-moi, je sais combien il est difficile de les lâcher ! Pourtant, on n'a pas toujours le choix, et puis en dehors de notre rôle de mère, nous restons aussi des femmes qui avons parfois besoin de décompresser, de nous sentir "femme" pour quelques heures, et pas seulement mère.

Non pas que ce ne soit pas satisfaisant et agréable d'être mère, simplement, nous ne nous résumons pas à cela, nous avons besoin que s'épanouissent nos différents talents, les différents aspects de notre personnalité, les différents rôles que nous jouons !

Peut-être cette impossibilité pour mon fils de se consoler en notre absence est-elle amplifiée par le fait qu'il n'ait pas encore choisi de doudou ! Nous en avions choisi un dès avant sa naissance, il est toujours dans son lit, il nous a accompagné à la maternité, mais il n'y a jamais prêter grande attention. J'ai même poussé la fantaisie jusqu'à lui acheter son jumeau pour qu'il en ait un à la crèche ! Il faudra que je m'en assure, mais je pense qu'il fait plus décoration qu'autre chose !

D'un côté, ça m'arrange, pas d'objet à ne jamais oublier ...

De l'autre, si cela pouvait le rassurer et lui faire accepter d'être gardé par une baby-sitter, ce ne serait pas plus mal !