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vendredi 11 décembre 2015

Protéger les enfants de la peur ?

J'ai pris un peu de temps avant d'aborder le sujet des "événements" du 13 novembre à Paris. 

Je voulais éviter d'écrire sur mon blog à chaud sur ce sujet. L'expérience m'a montré que certaines personnes frustrées aiment à interpréter les choses sans se demander une seule seconde si c'est bien ce que l'auteur d'un post a voulu dire. 

Pour ma part, protéger mon fils du climat délétère ne fut même pas difficile, je n'avais pas peur, l'équipe éducative de son école n'avait pas peur ... personne ne paniquait autour de lui, donc je crois qu'il n'a pas non plus eu peur. 

La seule chose est que lorsqu'il s'est réveillé le dimanche matin, j'étais en larmes devant les infos parce que je connais beaucoup de gens à Paris, et au fur et à mesure que les nouvelles de chacun se disant en sécurité me parvenaient, je suis passée à autre chose. 




Pour moi, ce n'était finalement qu'un fait divers atroce parmi tant d'autres. Et croyez-moi, il se produit des tas de choses semblables, partout dans le monde et on n'en fait pas pas autant de publicité !!! Alors quoi, la douleur a-t-elle une couleur ? La souffrance d'une personne n'est-elle pas aussi inacceptable que celle d'une autre, indépendamment du lieu où elle est née ? 


Sauf que beaucoup de gens n'ont pas du tout vu les choses comme moi, tout cela est monté en épingle et très vite, notre Bruxelles s'est vu envahie par des militaires, des patrouilles de police ... 

Et j'ai trouvé cela délétère, et même plus que ça, voir des militaires dans ma station de métro, j'ai trouvé ça irritant !

Oui oui, on sait payer des plantons qui ont tout juste l'air d'êtres sortis des jupes de leur mère, par contre, les escalators eux ne roulaient pas ! 

Et les gens y vont de leurs mines apeurées en discours de repli sur soi ... on rase les murs ... 

Et pendant ce temps-là, trop peu de gens pour réfléchir aux problèmes de fond : 

- quelle place faisons-nous aux étrangers dans nos pays occidentaux ? 
- quel sentiment d'impunité donnons-nous aux criminels ? 
- comment laissons-nous certaines minorités profiter de nos libertés pour porter atteinte à celles d'autrui ? 
- comment réglons-nous nos conflits et quel exemple donnons-nous à nos enfants sous ce rapport ? 
- quel soin prenons-nous de notre personne intérieure, de nos émotions, de nos traumatismes ? 

Les mesures "sécuritaires" d'un état policier ne nous rendront pas la vie plus belle. 

Le changement, il passe par chacun, non pas en allant voter pour des pantins, mais en prenant soin de nous, en étant solidaires, en consommant de façon responsable et consciente, en éduquant nos enfants dans la bienveillance, en résolvant nos conflits sans perdants et sans violence ... 

Le changement passe par l'éducation, la conscience et le soin, et par nul part ailleurs ! 


mardi 24 novembre 2015

Enfin sevré, pour de vrai !

Il faut dire, que je le préparais déjà depuis très longtemps, comme vous savez. 

J'avais cru que l'entrée à l'école changerait tout, elle a changé beaucoup de choses ... 

Ce fut : pour ces 3 ans, le 01/11 nous étions chez mes parents pour fêter de bonnes nouvelles, resto en famille avec des amis aussi. 
Il était prévu qu'après le resto, mon mari et moi repartions chez nous et le petit resterait chez mes parents jusqu'à mercredi. Seulement voilà quand nous sommes rentrés, il n'a pas du tout été d'accord qu'on le mette au lit, il s'endormait, mais dès qu'il sentait qu'on essayait de partir, il se réveillait. 

Comme il a confiance en nous, on a promis de dormir là et il a enfin cédé au sommeil, et nous, nous avons campé au salon sur un matelas ... chouette expérience pour le dos en tout cas ! 

Le matin, nous avions réunion, nous y sommes allés avec une partie de ma famille, mais comme il n'avait pas voulu prendre son petit dèj, préférant jouer avec les petites voitures, il a très vite eu faim, donc je suis allée le nourrir à la nurserie. 

Je n'oublierai donc jamais cette dernière tétée, et je dois dire que je suis heureuse de m'en souvenir aussi bien. Parce que si il n'y avait pas eu celle-là, je n'aurais pas eu de souvenirs précis et cela aurait été dommage, vraiment dommage. 

Je n'ai pas pris de photos, mais les images sont dans ma tête ! 

Aujourd'hui, cela fait donc 23 jours, et il vient encore de temps en temps farfouiller et demander, et puis il fait sembler de manger la peau de mon décolleté avec de petits bruits trop mimi ... On a trouvé une nouvelle façon de se caliner et c'est heureux !

C'est la fin d'une très belle aventure, et je dois dire que grâce à cela, j'espère vraiment pouvoir retrouver mon corps, celui avec 18 kg en moins. 

En même temps, cela fait longtemps que je ne me pèse plus, plus d'un mois je dirais. Mais c'était trop déprimant. 

J'ai mis en place plusieurs choses pour prendre soin de moi, tout cela va décanter et porter ses fruits, j'en suis sûre et certaine. 

C'est comme le désencombrement que je viens d'entreprendre, je savais que je le ferais depuis longtemps, j'attendais l'énergie et le déclic pour m'y mettre, et ce qui devait arriver, arriva. 

Je dois cependant avouer, que parfois, quand il se met à pleurer fort, il me traverse l'esprit de ressortir la tétée, cela me traverse l'esprit, et c'est tout, ce n'est pas comme si je n'avais pas eu cette habitude pendant presque, à 6 jours près, 3 ans !!! 

Je reste convaincue que c'est une belle aventure à vivre, je n'en démords pas moins que nous, mères, devons nous respecter nous-mêmes, nous écouter aussi et qu'il existe peu d'aventures aussi intimes et "dévorantes"que celle-là, raison pour laquelle il est d'autant plus essentiel d'être en harmonie avec soi-même pour la mener à bien. 






mardi 15 septembre 2015

L'heure du sevrage qui s'éternise encore et encore !

Et oui, vous me connaissez, vous ne serez pas choqués, j'allaite encore ... 

Il aura presque 3 ans, et il y a toujours des moments où il réclame, de moins en moins, mais quand même ! 

C'est toujours un formidable moyen de calmer les douleurs, c'est toujours bon pour son système immunitaire, et bon pour mon sommeil. 

Après la réflexion d'une amie, je me dit que ce n'est peut-être pas si bon pour mon poids !

Il est vrai que juste après la naissance, l'allaitement, permet normalement de retrouver sa forme relativement rapidement. 

Sauf que pour moi cela ne s'est pas du tout passé comme cela. J'avais pris 13 kg pour ma grossesse, 3 semaines après la naissance j'en avais perdu 8 après j'en ai repris 10 et puis j'ai continué à monter, j'en ai perdu 8 encore et puis repris donc actuellement je dois me traîner environ 18 kg en trop, je dis environ car je ne me suis plus pesée depuis un moment, je n'ai pas envie de voir un chiffre démoralisant sur la balance, ma perte d'appétit n'a pas encore duré assez longtemps ! 

Cet été j'ai vu un psy et coach spécialiste dans le rapport à la nourriture, il m'a donné plusieurs pistes intéressantes, il faut croire que je n'étais pas encore prête à ce moment-là, mais ces conseils je les applique de mieux en mieux : 

- manger en conscience, écouter son appétit, ses émotions, ses envies, prendre du recul
- manger plus lentement : ne pas porter à la bouche la bouchée suivante avant d'avoir tout à fait terminé la précédente
- faire une pause au milieu du repas et se demander si on a encore vraiment faim
- ajouter à ma vie des tas d'autres sources de plaisir qui ne soient pas liées à la nourriture ! 
Du coup je chante, je sors, je me remets à jouer avec de la peinture et des marqueurs ! et j'ai bien fait les soldes aussi ! Demain, j'irai à l'aquagym, pour découvrir, car je ne connais pas, et mes genoux souffrent dès que je marche trop ou fait trop de vélo d'appartement ! 

J'ai fait une belle digression, tout ça pour dire qu'une amie m'a dit qu'elle avait perdu du poids au moment du sevrage. 

En repensant au phénomène qui cause la cellulite, je commence à penser que c'est possible, peut être que mon corps est toujours en mode stockage pour être sur de pouvoir couvrir nos besoins à tous deux ... et que quand les besoins diminueront, je pourrai perdre plus facilement, comme avant, quand j'étais jeune, dit la vieille de 30 ans ;-) 

L'autre chose que j'ai aussi commencée, toujours dans la même optique de recherche modérée des plaisirs : c'est de me maquiller plus souvent. 




Je n'étais pas fan avant, car je ne connaissais pas de produits cosmétiques bio de qualité, donc intuitivement, je n'avais pas envie de mettre des tas des choses potentiellement immondes sur ma peau, et si j'aimais les vêtements bien coupés et bien assortis, je préférais la beauté au naturel. Je gardais le sophistiqué pour les grandes occasions, ou le matin où l'envie me prenait ! 



Et force est de constater que l'envie me prend beaucoup plus souvent, et que j'en reçois des compliments, et que ma main devient de plus en plus sûre avec l'eye-liner ! 

A défaut d'être svelte, mon visage semble plus agréable à regarder, malgré les cernes que je traîne depuis toujours et qui ne sont jamais parties. Pourtant, j'ai aussi entendu dire, que parfois, elles disparaissaient avec le changement de métabolisme de la grossesse ! Mais pas pour moi, il faut croire qu'elles font parties de mon héritage familial et de mon identité ... comme mon foie ... 

Par contre, j'ai gagné un autre truc que je n'avais jamais connu avant d'être enceinte, enfin pas à mon souvenir : les brûlures d'estomac ! J'ai constaté que c'est surtout quand je bois du café ! Chez moi, le café est un subtil moment plaisir, et j'aime vraiment cette boisson, bien plus que le thé et autres tisanes. Par contre, j'avais lu dans le livre des régimes selon les groupes sanguins de d'Adamo que le café ne convient pas aux personnes de mon groupe, O, je n'avais jamais trop compris pourquoi, parce qu'il ne m'empêche même pas de dormir ! Maintenant, je le sens ! 

Et donc voilà, pour ce qui est du sevrage, je ne sais pas quand il se fera, j'arrête d'y penser, et je refuse des tétées de temps en temps, comme je prends encore des photos aussi ! Tout est dans les mains de Manoah ... j'avais cru que l'entrée à l'école serait un bon moment pour la fin, maintenant je m'arrête sur la date des 3 ans, on verra bien ! 





L'entrée à la maternelle checked


Quelle aventure ! Nous sommes le 15 septembre, il est maintenant temps de vous raconter tout cela !

Comme je l'avais dit, j'étais plutôt enthousiaste pour sa première rentrée. Surtout que les deux stages qu'il a fait durant les vacances se sont très bien passés, il s'est vite habitué à ces nouveaux endroits et nouvelles têtes, et les adultes responsables le disaient tout à fait prêt ! 

Par contre, il n'avait plus envie d'aller à la crèche après le premier stage qui eu lieu fin juillet, donc je l'ai gardé davantage, et cela aussi s'est mieux passé que ce que j'avais imaginé ! Je n'avais pas le coeur de le laisser dans des locaux surchauffés, sans jardin et avec toujours les mêmes activités qu'il connait depuis des mois, donc je n'ai pas voulu insister pour qu'il y retourne. 

Par contre, nous avons préparé un petit souvenir pour l'équipe qui s'est très bien occupée de lui depuis novembre 2014 et, en échange, il a reçu son diplôme de l'enfant sage, une farde avec ses dessins et un petit plumier minions. Nous sommes allés dire au revoir, en promettant de revenir donner des nouvelles aux prochaines vacances scolaires. 

Et le grand jour arriva. 

J'étais toute excitée ! Nous avons rencontré une autre famille à l'arrêt du bus, avec deux petits métisses, comme le mien, sauf que le papa était plutôt d'origine pakistanaise ou quelque chose comme cela ... et le petit garçon avait le même âge que mon fils, seulement il n'est pas dans la même classe. 

Il s'avère que son instit principale travaille en 4/5e donc le lundi il a quelqu'un d'autre, pour de si petits, ce n'est pas l'idéal ... mais bon ... 

On a salué la maitresse, j'ai récupéré des documents, ensuite on a mis le manteau et le sac au porte-manteau, et les collations dans les petits caddies préposés à cela. Puis il a commencé à jouer avec des bateaux, la première fois que j'ai dit que j'allais partir, il s'est un peu effondré, alors je suis restée encore quelques minutes, et quand je suis vraiment partie, il chouinait légèrement ... 

Le soir, quand je suis retournée le chercher, il donnait la main à l'éducatrice de la garderie et il m'avait mouillé son pantalon ! 

Ce fut pareil pendant les 8 premiers jours. Sauf que dès le 2e jour, le matin c'était : je ne veux pas aller à l'école, nnnnnooooooonnnnnn



Avec bien sûr, refus de s'habiller, refus de marcher jusqu'au bus ... et moi qui arrivait à chaque fois en retard au travail, je ne vous dis pas le stress ... 

Surtout que le lundi suivant j'ai voulu discuter avec l'instit et j'ai compris qu'elle était en 4/5e, et puis, celle que j'avais devant moi, me rassurait "bêtement" : "oui c'est normal il a besoin de s'adapter, y'a 2 ou 3 enfants comme cela, c'est normal ne vous en faites pas"

Merci, je sais tout cela, moi ce que je voulais savoir c'est comment se sent-il, qu'avez-vous observé ? à quels moments, mais c'était logique qu'elle ne puisse rien me dire, vu que pour elle, c'était son premier jour avec lui vraisemblablement ! Cette réflexion-là, je me la fais maintenant !

A ce moment-là, cela m'a coupé l'appétit et le sommeil, je peux accepter une difficulté que je comprends, qui est identifiée clairement, mais juste savoir "que ça ne se passe pas super bien", sans savoir exactement le comment du pourquoi, cela m'est insupportable, tout comme le fait d'arriver systématiquement en retard au travail, cela me met de mauvaise humeur ! 

Donc bien sûr, le corps a lâché, et le mercredi, j'étais juste incapable de me lever pour aller travailler ! Le jeudi je suis allée voir mon médecin qui m'a dit de prendre du magnesium, car j'avais déjà ce qu'il fallait pour soigner mon rhume ! Elle m'a aussi donné mon vendredi !

Le magnesium a été souverain, tout comme la décision de mon mari de s'occuper à nouveau d'aller le conduire et le chercher pendant 10 jours, à partir d'aujourd'hui donc ! 

Et ce matin, tout s'est très bien passé ! Pas de crise le matin, pas de pantalon mouillé ! 

L'autre point qui me pose problème, c'est bien ce qu'il mange : beaucoup trop de sucreries, mais le souci c'est que je n'ai pas l'impression d'avoir beaucoup de possibilités pour qu'il mange sain tellement il refuse les légumes. 

De plus, sans repas chaud, pour lui les choix sont restreints, vu qu'habituellement, nous ne sommes pas vraiment des dévoreurs de pain, il mange plus de pâtes, de riz et de frites. Seulement toujours tièdes et sans sauces ni mayonnaises, il accepte seulement le fromage râpé sur les pâtes. 

Et ce qui le fait manger des légumes c'est, soit les pots pour enfant de 6 mois de chez carrefour, soit manger comme tous les enfants à la crèche, soit cuisiner une quiche soi-même ... mais je ne suis pas sûre qu'il mangerait la quiche sans qu'elle soit réchauffée ! 

Donc pour le moment son lunch c'est deux tranches de pain et deux tranches de jambon, et puis il a des biscuits, une compote et de l'eau bien sur, mais j'ai l'impression qu'il boit bcp moins qu'à la maison, ou alors on lui remplit sa gourde sur place ! 

Pendant le premier stage, je lui avais mis des tomates cerises, mais il n'en a pas voulu ... Il faudra tenter avec d'autres choses ! 

Si vous avez des idées, je suis preneuse ! 

Les fruits, il accepte juste les bananes et les pommes et il a enfin goûté un petit morceau d'ananas ! 

Mais les compotes de fruit il les mange toutes. Moi qui aies toujours adoré les fruits, je ne comprends pas qu'il ne les souhaite pas en morceaux. Il faudra aller les cueillir sur l'arbre, ça pourrait marcher.  

Bref, c'était une sacrée aventure et ce n'est pas terminé !

En dehors de cela il rentre totalement crevé, si bien qu'à 19h, il doit dormir, il doit se réveiller pour 7h actuellement. 

Le dernier mardi où je suis allée le chercher, il ne donnait plus la main à l'éducatrice de la garderie quand je suis arrivée, il jouait au bac à sable avec d'autres enfants, j'étais contente, un petit pas de franchi ! 





mardi 21 juillet 2015

Le livre : J'arrête de râler sur mon conjoint et mes enfants de Christine Lewicki et Florence Leroy

Ce livre est juste fabuleux, et très bien écrit, jamais lourd, pas trop de répétitions comme j'en lis souvent dans tout ce qui touche au développement personnel, comme par exemple dans le livre de Thomas d'Ansembourg, cessez d'être gentils, soyez vrais. 

Et pour les parents pressés, à la fin de chaque chapitre, il y a un petit résumé des points pratiques à appliquer. 

Les extraits que je vais recopier, proviennent de ces résumés. 




Evidemment, la première étape consiste à faire un état des lieux et se demander : pourquoi on râle ! Le livre expose différentes raisons, les plus communes. 

Premier rappel p. 67.

Quand je râle, je veux satisfaire un de mes besoins, mais la stratégie que j'utilise amène les autres à me fuir (ou m'ignorer) ou à m'attaquer pour se défendre.

Si vous avez un peu de mal à situer la frontière entre "je râle pour dire ce que je pense" et "j'exprime mon opinion sans me laisser faire", souvenez-vous que si vous exprimez : 
- en étant victime de la situation et en cherchant un coupable (positionnement)
- en ruminant (ton)
- en n'ayant pas le mot juste, que vous exagérez, amplifiez vos propos avec des "toujours", des "jamais" (propos) ; 

alors vous râlez !

p.77 
Je ne râle pas pour ne pas ancrer mes frustrations dans ma réalité et pour apprendre à puiser dans mes ressources qui elles, pourront créer du vrai changement. Si je râle, je remets les compteurs à zéro. 

Je communique directement en face à face avec les personnes concernées par mon problème, sans accuser et sans dramatiser, j'apprends à avoir le mot juste. 

p.87
Les 4 phases du challenge sont : 
1- L'enthousiasme
2- Je prends conscience combien je râle et je commence à penser que je n'y arriverai jamais. 
3- Je réussis à passer quelques jours sans râler. 
4- Je ne râle plus jamais, je puise dans mes ressources ! 


p.96 Arrêtez de râler ne veut pas dire tout accepter. 
Quand une situation potentiellement à risque de râlerie se présente, prendre du recul et observer ce qui se passe en moi et en l'autre. 
Essayez différentes choses jusqu'à trouver celle qui marche. 
Traiter les problèmes au plus vite, dès la racine. 

p.102
L'insanité consiste à faire toujours la même chose et à espérer un résultat différent. A. Einstein. 
Choisissons nos batailles, tout traiter en même temps n'est pas possible, une chose à la fois !

p.116 
Quand une situation ne nous convient pas, il s'agit de décrire les choses précisément à la personne concernée, sans exagérer, de parler en "je", en exprimant le besoin qui n'est pas satisfait, en faisant une demande claire et en vérifiant que la personne accepte. 

p.119 La bienveillance est le langage qu'un sourd peut entendre et qu'un aveugle peut voir. M. Twain. 

p.123 Pour être bienveillant, il faut pouvoir discerner l'état émotionnel de l'autre, et avoir conscience du sien et en tenir compte. Semer la bienveillance amènera forcément une récolte de bienveillance. 
Apprenons à différer notre réponse pour pouvoir réfléchir et prendre tous les aspects en compte. 

p.129
Célébrer c'est utiliser nos mots pour ancrer nos joies dans notre vie. 
En célébrant nous donnons une nouvelles directions à toutes nos conversations. 
Une once de pratique vaut mieux qu'une tonne de théorie. Maitre Yoga. 

p.136
N'attendons pas que tout soit parfait pour reconnaître les efforts de chacun. 
Evitons les étiquettes sur les gens. 
Même quand un comportement qui ne nous convient se cachent des éléments qui vont dans le bon sens. 
Un enfant qui ne reçoit pas d'attention positive en cherchera de la négative parce que l'attention négative c'est mieux que l'indifférence. 
La reconnaissance est un élément crucial d'une vie familiale heureuse et sereine. 

p.141 
Se culpabiliser de nos échecs ne nous fait pas avancer, ce qui est important c'est ce qu'on décide de faire maintenant pour arranger les choses. 
Nous avons toujours une nouvelle opportunité de faire mieux. 

p.171
Faire un tableau avec les projets, les rêves et les valeurs familiales avant d'échanger sur des choses qui nous tiennent à coeur et colorent notre vie, et pas seulement sur la logistique du quotidien. 

p.176 Croire que nos proches font partie de la solution et non du problème. 

p.177 Oser demander l'aide et la reconnaissance dont on a besoin. 

p.186 Se rappeler que si notre enfant était capable de faire ce qu'on lui demande, il le ferait. Chercher ensemble ce qui bloque et trouver une solution. 


p.197 Quelques trucs à faire pour prendre soin de soi :
- donner la priorité au sommeil
- prévoir une virée seul ou en couple tous les 3 mois
- s'autoriser à se faire plaisir
- choisir une vie de famille imparfaite
- s'entourer aussi de familles qui nous ressemblent
- se fier à notre intuition profonde
- prendre rendez-vous avec son conjoint pour parler calmement des questions importantes


Voilà, c'est un livre formidable, j'espère que cette petite mise en bouche vous aura donné envie de le lire en entier. 

Pour ma part, j'ai commencé hier un défi : pas de sucre raffiné pendant 21 jours. Je vous dirai ce que ça donne. 

Pour le défi j'arrête de râler ... je me prépare encore un peu ! 



vendredi 10 juillet 2015

le DVD Etre et Devenir



J'avais commandé le DVD Etre et devenir, avant qu'il soit terminé, il s'agissait d'une souscription. 

Il a donc fallu longtemps avant que je le reçoive, pourtant mon intérêt ne s'est pas éteint avec le temps qui a passé, au contraire. 

Ce DVD raconte les rencontres qu'une femme a faites pendant sa grossesse et les premiers mois de la vie de son enfant. 

Elle a commencé à réfléchir au genre d'instruction qu'elle voulait pour lui, et au lieu de seulement lire des livres et regarder des reportages, elle est partie à la rencontre de gens qui avaient faits des choix de non scolarisation pour les leurs.

Elle a rencontré des familles aux modes de fonctionnement variés. D'une part, parce que chaque famille est unique, mais aussi parce que les contraintes sont différentes en fonction des pays. 

L'Angleterre, par exemple, a une culture plus ouverte vis à vis de l'instruction en famille, que la France où cela semble toujours assez marginal voir suspect. 

Ce DVD est donc une formidable aventure de rencontres. 

Pour ma part, les informations que j'ai davantage appréciées, sont celles des adultes qui ont grandi grâce à l'instruction en famille. 
De voir où ils étaient arrivés, en étant jamais allé à l'école traditionnelle, cela donne à rêver, cela alimente la réflexion. 

Ces adultes semblent être des gens très équilibrés et épanouis. Quand ils ont voulu apprendre quelque chose, y compris le solfège au conservatoire, leur grande motivation leur a permis de le faire facilement, car ils avaient un objectif précis et personnel à atteindre, sans aucune pression extérieure ! 

Il y avait aussi une femme qui a été recteur à l'université, et qui a choisi de ne pas scolariser ses propres enfants, elle a également constaté que les enfants non scolarisés qui arrivent au final à l'université sont plus avides d'apprendre, plus motivés et surtout plus créatifs que les autres étudiants. Par leurs questions, ils poussent les professeurs à sortir des sentiers battus. 

C'est Mandela qui disait que : 
« L’éducation est l’arme la plus puissante que vous puissiez utiliser pour changer le monde.  »

et Maria Montessori qui disait que : 
"« N’élevons pas nos enfants pour le monde d’aujourd’hui. Ce monde n’existera plus lorsqu’ils seront grands. Et rien ne nous permet de savoir quel monde sera le leur. Alors apprenons-leur à s’adapter »

Pour moi, ce sont les fondements d'une éducation réussie : parvenir à humaniser le monde affreux dans lequel nous vivons, ramener l'humain et la planète au centre des préoccupations, au détriment de l'argent qui règne en maître depuis environ 150 ans ! 
Et également, être capable de s'adapter, d'avancer, de continuer à explorer, à découvrir. 

Pour ceux qui en ont l'occasion, et qui se posent des questions sur l'instruction qu'ils souhaitent pour leurs enfants, ce DVD est vraiment riche d'enseignements. 

Et même si pour le moment, j'ai décidé d'envoyer mon fils à l'école, si il s'en plaint, si par malheur, cela se passe mal, il nous faudra trouver une alternative qui nous corresponde. 




samedi 13 juin 2015

Livre de Thich Nhat Hanh Prendre soin de l'enfant intérieur : faire la paix avec soi


J'ai lu ce livre en 2014, et comme j'ai décidé de m'abstenir de souligner dans les livres, je recopie des citations dans un carnet. 
Je pensais au départ pouvoir relire ce livre avant d'écrire cet article, mais je n'en ai pas eu l'occasion. 

Voici donc de quoi vous donner envie de le lire vous aussi, si vous êtes en recherche de sérénité intérieure, et de reconnection à soi. 



L'énergie de pleine conscience nous permet de soigner notre petit enfant intérieur. 

1- Reconnaitre la présence de l'enfant intérieur avec ses émotions
2- En prendre soin : le baigner de tendresse et de compassion, ainsi, même si la souffrance est là, elle est moindre, et l'apaisement vient. 
3- Soulager nos émotions difficiles
4- Pour les soulager, en percevoir les racines
5- Notre vision des choses s'élargit, s'approfondit, nous faisons une percée dans la réalité. 

L'énergie de pleine conscience nous permet de regarder en profondeur et d'acquérir la vision profonde dont nous avons besoin pour rendre possible toute transformation. 

A l'inverse, l'énergie d'habitude nous pousse à faire certaines choses, sans intention particulière, nous agissons sans conscience de ce que nous faisons, ou nous posons des actes que nous voulions éviter. 
L'énergie d'habitude vient des ancêtres, pour la neutraliser, nous devons le reconnaître, et faire le choix conscient d'agir autrement, mettant ainsi fin à la souffrance. 

A l'âge adulte, nous vivons encore avec la peur originelle d'être abandonné et avec le désir originel de survie. C'est parce que nous avons peur de mourir que nous désirons qu'une personne nous protège et nous aide à survivre. 
Or, reconnaissons que nous avons réellement besoin de peu pour être heureux, que toutes les conditions du bonheur sont réunies ici et maintenant et que maintenant, adultes, nous pouvons survivre par nous-même. 

Nous avons tendance à nous projeter sans arrêt le film de nos douleurs passées. Et bien que ce ne soit qu'un film, notre souffrance est réelle. Alors cessons de projeter le film, rassurons l'enfant intérieur sur le fait que les souffrances sont finies, nous avons grandis, nous sommes forts et capables de nous protéger ! 

Notre capacité à comprendre la souffrance permet de développer notre compassion et notre amour. La souffrance est notre maître. Elle nous enseigne énormément de choses si nous parvenons à la gérer. 

Si vous savez comment souffrir, la souffrance n'est plus un problème. 

Car en adoptant une attitude d'accueil véritable de la souffrance, on la sent nettement moins. 

La peur se fonde sur l'ignorance et ce manque de compréhension est lui-même source de colère. 

Il n'y a pas de chemin vers le bonheur, le bonheur est le chemin. 

Générer des sensations de joie et de bonheur est nécessaire dans le but de nous nourrir régulièrement avant de prendre soin des douleurs. 

En surface, l'océan est calme, mais il masque de nombreux courants dans ses profondeurs. Si notre pratique (de la joie et du bonheur) est superficielle, notre tranquilité le sera également. 

Comme nous ne connaissons pas toujours la nature de notre blessure, notre conscience n'est pas en mesure d'éclairer ni d'identifier sa présence cachée dans les profondeurs de l'inconscient. 

Lâcher-prise, c'est être dans l'ici et maintenant, en pleine conscience. 

La joie consiste à voir une oasis dans le désert, le bonheur serait de savourer l'eau de cette oasis ... 

La méditation doit apporter de la joie. 

Pour transformer la souffrance : 
1- semer et arroser des graines de joie et de bonheur
2- cultiver la pleine conscience en permanence
3- être en pleine conscience et inviter la souffrance à monter dans notre conscience mentale. 

Beaucoup restent prisonniers d'image du passé qui ne correspondent plus à la réalité d'aujourd'hui. 

L'amour n'est accessible que si nous comprenons notre souffrance et celle de l'autre. En acceptant de toucher notre souffrance, nous développons amour et compassion, indispensables au bonheur. 

Les cellules de notre corps coopèrent les unes avec les autres sans discrimination, avec équanimité. 

La nourriture et les divertissements sont des moyens de fuir la souffrance. Nous sentant vides et frustrés, nous vivons dans la peur et tentons de combler ces états d'âme, il s'agit de refoulant la douleur en consommant. 
Plus nous consommons, plus nous incorporons toxines et violence en nous, et plus la situation empire. 

Rien ne peut survivre sans nourriture, pas même la souffrance. 

Si nous voulons que notre amour survive, nous devons le nourrir. 
En mettant fin à la consommation d'images violentes et de conversations toxiques, nous alimentons un bon terreau pour la compréhension, la compassion, qui guérissent les souffrance en nous et autour de nous. 

Pour surmonter la peur : 
1- la reconnaître
2- être déterminé à la ne pas la fuir
3- observer notre réaction en l'absence de fuite. 
4- faire face avec gentillesse, acceptation et compassion envers nous-même. 

Tout cela demande de l'entrainement. 

Il est utile de dialoguer, d'écrire des lettres à l'enfant intérieur, des lettres d'amour. 

Elargissons notre coeur et nous pourrons alors étreindre la douleur sans en souffrir. 

Ce n'est qu'après avoir développé notre capacité à nous aimer et à prendre soin de nous que nous pourrons apporter une aide véritable aux autres. 

Devenons un ami pour nous-même, un ami, bon et aimant. 

Examiner nos sensations, notre corps, nos formations mentales, notre conscience, aspirer à l'amour, avec la pratique, l'aspiration devient une intention profonde. 

La pratique de l'amour développe notre tolérance, notre capacité à faire preuve de patience et à apprivoiser difficultés et douleurs. 

Notre traité de paix :
Je suis en colère, je souffre et je veux que tu le saches. 
Je fais de mon mieux. (c'est à dire, en colère, je me tais et n'agit pas) 
Svp, aide-moi. 

Dès que quelque chose va de travers, on voudrait que cela s'arrange immédiatement. 
1- Reconnaitre la difficulté
2- Faire parler la victime
3- Montrer de l'amour et de la compassion
4- La réconcilation et le soulagement viennent. 




vendredi 3 octobre 2014

Les terreurs de la cour de récré


Ce n'est un secret pour personne, la cours de récré n'est pas toujours un petit paradis, les enfants sont même parfois très durs entre eux. 

Malheureusement pour les adolescents, depuis que nous vivons à l'ère des réseaux sociaux, les moqueries de la cours de récré continuent aussi la porte de l'école fermée, ceci n'est pas tout à fait mon sujet du jour. 

Mon sujet du jour serait plutôt : pourquoi une relation bourreau/victime peut-elle s'installer entre des enfants et comment s'y prendre pour limiter les dégâts et revenir à des relations plus saines. 

Vaste sujet, n'ayant pas été confrontée au problème en tant que parent, mon expérience est partielle. 

Pour moi, la relation bourreau/victime est une relation défectueuse, et pour qu'une relation existe, il faut être deux. En l'occurrence, selon moi, dans la relation bourreau/victime, les deux personnes sont en souffrance, les deux personnes ont des blessures différentes qui vont s'emboiter comme les pièces d'un puzzle. 

Il y a une citation d'Eleanor Roosevelt qui dit : "Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement." 

Je pense que même face à un bourreau, tout le monde ne deviendra pas une victime, et que face à une victime, tout le monde ne devient pas bourreau. 

Le bourreau de la cour de récré, est souvent un enfant qui contient beaucoup de colère et d'agressivité en lui car il est lui-même victime dans d'autres sphères de sa vie. Le seul moyen pour lui de retrouver un peu de la puissance qu'il n'a pas, c'est d'en prendre sur autrui. Il sait qu'il ne peut pas affronter son propre bourreau, alors il s'en prend à plus vulnérable que lui. Cela ne signifie pas qu'un enfant bourreau est maltraité physiquement ou dévalorisé verbalement, il peut aussi nourrir de la colère face à des parents surprotecteurs qui ne le laissent pas respirer et l'étouffent tout en le privant des occasions de prendre conscience de ses capacités. Un enfant peut aussi nourrir de la colère quand on lui impose trop de frustrations, pas toujours volontairement, ou quand il est sans cesse confronté à des injustices. 

Le besoin d'humilier, de dévaloriser un camarade provient à mon sens, d'une colère refoulée, qui au lieu d'être entendue par la personne qui la cause se déverse petit à petit contre un punching-ball, c'est à dire un être innocent et surtout sans défense. 

Pour ne pas faire de nos enfants des bourreaux, la solution est simple à comprendre, selon moi, nettement moins simple à appliquer au quotidien : apprenons-leur la grammaire des émotions en leur fournissant des outils pour exprimer les leurs sainement, voir les évacuer, via le sport pour se défouler, ou l'EFT (emotional freedom technique) pour ôter une charge émotionnelle trop forte qui nous encombre. 

Si le mécanisme qui fait d'un enfant une victime a des similitudes avec celui qui fait de lui un bourreau, la solution pour éviter cela est la même : apprendre à gérer ses émotions, être capable de prendre du recul par rapport aux relations que nous entretenons, être capable de poser les limites qui garantissent notre intégrité. 

Principalement qu'est-ce qui fait d'un enfant une victime ? Le manque de confiance en soi, un besoin excessif d'être apprécié, le besoin excessif d'éviter le conflit. Et qu'est-ce qui peut causer cela ? Aussi la surprotection, les dévalorisations, les conflits dans la famille, le manque d'amour, d'attention, de compliments, d'encouragements, l'angoisse, la pression de la performance, le perfectionnisme. 

Un enfant qui se sent en paix avec lui même, compris, accepté tel qu'il est, aimé n'aura pas le réflex d'entrer dans des relations de rapport de force avec autrui, il n'en aura pas du tout besoin. Et si quelqu'un lui manque de respect ou tente de le blesser, il aura les moyens pour s'en protéger et se défendre, il pourra identifier que ce comportement n'est pas acceptable et soit régler le problème seul, soit se faire aider. 




vendredi 26 septembre 2014

L'heure du sevrage


Quand je me suis lancée dans l'aventure de l'allaitement, je tablais sur un an. 

Aujourd'hui, cela dure depuis 1 an, 10 mois et 20 jours ! Je ne m'y attendais vraiment pas. 

Je me rappelle que je discutais avec une forumeuse dont le petit avait environ 17 mois, alors que le mien n'en avait probablement que 5 ou 6, et elle me disait qu'elle était passée d'un allaitement "à la demande", à un allaitement "à l'amiable". Et je ne comprenais pas qu'on puisse négocier des tétées !

A chaque âge ses besoins, il a fallu que mon fils atteigne 21 mois pour que je commence à ne plus apprécier qu'il tète autant. Cette aventure a eu des hauts et des bas. 

Déjà à 6 mois, alors que nous devions être à une grande fête de famille, nous étions à la clinique, service pédiatrique. Mr avait chopé une bactérie, mais avant qu'on sache que c'était une bactérie, il recevait une perfusion d'antibiotique toutes les 8h, pendant 5 jours. Je déteste les hopitaux, et qu'on bombarde mon fils d'antibiotiques alors qu'on ignorait encore si c'était viral ou bactérien, cela me mettait dans un grand stress, je ne dormais quasi pas. En plus, pour bien compliquer les choses, une infirmière a voulu m'imposer de l'attendre avant chaque tétée pour peser mon fils ... comme si je n'étais pas capable d'utiliser une balance. Heureusement qu'elle a cédé devant ma détermination. Le gros stress et le manque de sommeil avaient déjà sérieusement entamé ma lactation, mais cette contrainte supplémentaire aurait pu en avoir raison. Grâce à Dieu, après cet épisode, nous sommes encore restés ensemble quelque jours à la maison, histoire que tout reparte sur des chapeaux de roue !

Et puis le temps a passé, quand il a eu 9 mois, je n'ai plus eu droit aux pauses d'allaitement, donc je ne pouvais plus rentrer le nourrir à midi. Il s'est habitué au matin/soir la semaine et à volonté le weekend. Et puis le temps a passé, quand il a eu 18 mois, j'ai perdu mon emploi, avec maman constamment à la maison, le petit addictaulait s'en donnait à coeur joie. Des tétées courtes, mais très fréquentes. 

J'ai commencé à saturer petit à petit. Même si il a une santé de fer, un bon métabolisme, un bon transit, et qu'après la génétique, c'est du à l'allaitement, il faut quand même qu'il mange plus de solides. Et depuis qu'il ne va plus à la crèche, et bien, le solide, ça reste trop limité pour un enfant de son âge. Vu que j'ai rendu mes parents un peu dingues pendant un an à refuser tout ce qui n'était pas du danup et du saucisson, je ne m'en fais pas outre mesure, surtout qu'avec le lait maternel, il a tout ce dont il a besoin, et il pète la forme de toute manière. 

Quand j'en ai eu assez qu'il dorme dans mon lit, j'ai trouvé des livres pour enfants qui abordent le sujet. J'ai voulu en trouver qui parlent du sevrage, et il n'en existe apparemment que deux. Un qu'on trouve sur amazon : on m'a volé mes tétées, et l'autre qui est sur le site de la leche league et qui parle de l'allaitement en général, donc aussi de sa fin, je l'ai commandé, je l'attends toujours. En attendant, je lis moi-même l'art de l'allaitement maternel, de la leche league, en édition française. 

L'allaitement est une belle aventure, je suis contente de m'être accrochée au début, quand c'était dur. Je suis contente d'avoir utilisé les pauses d'allaitement pour rentrer à midi et être avec mon fils. Je suis contente d'avoir abusé de ce moyen génial pour le calmer et le combler. 

J'ai maintenant envie de passer à autre chose. Au départ, je me disais que je voudrais que cela vienne de lui. J'aurais peut être préféré, cela aurait été sans doute plus simple. En réalité, dans une relation de don de soi si forte, il faut aussi se respecter soi-même, et quand on sent qu'on arrive au bout, l'enfant peut très bien le comprendre, même si ce ne sera pas tous les jours simple à accepter. J'ai réduit les tétées de la journée, entre 11h et 17h, normalement, il ne tète plus, sauf si il se fait très mal, ou que quelque chose a perturbé l'emploi du temps.

J'espère qu'on arrête tout à fait aux alentours de ses deux ans, ainsi, j'aurai doublé mon objectif initial et cela me laissera un peu de répit avant de m'y remettre avec un 2e enfant. 


mardi 16 septembre 2014

Qu'est-ce qu'un bon parent, père et mère sont-ils interchangeables ?



Pour aujourd'hui, deux questions, bien distinctes, mais liées. 

La première, qu'est-ce qu'un bon parent ? 

Je ne vous ferai pas une liste des choses que FAIT un bon parent, plutôt une liste de ce que doit ETRE un bon parent. 

Et malgré l'exigence du métier de parent, je pense que les qualités requises d'un bon parent, sont les mêmes que celui d'un bon conjoint, d'un bon collègue de travail, d'un bon ami ... un bon parent c'est avant tout une bonne personne. 

Cette catégorisation BON / MAUVAIS semble un peu courte, un peu subjective et même trop vague. 

Voici pour moi le portrait d'une "bonne personne". 

C'est une personne authentique, qui ne porte pas de masque, ne joue pas de rôle. 
Une personne qui gère ses émotions avec le plus de compétence et de maturité possible. Elle y parvient grâce à une profonde connaissance d'elle-même. 
Une bonne personne a de l'empathie, de la compassion et de l'amour pour elle-même. Je ne parle pas ici d'égocentrisme, je parle d'être une bonne compagnie pour soi même, c'est à dire de s'accepter tel qu'on est, tout en cherchant à s'améliorer, de ne pas avoir besoin de relations de dépendance, de ne pas redouter la solitude. 
Une bonne personne a aussi de l'empathie pour les autres, et si elle les comprend, elle ne les prend pas en charge (sauf pendant l'enfance bien sûr). 
Une bonne personne respecte les autres et est respectée, elle n'est pas dans une logique d'oubli d'elle-même ou de sacrifice de son identité. 
Une personne adulte a guéri son enfance et a une posture adulte devant ses propres parents et toutes les autres figures d'autorité. 

Je suis persuadée qu'une telle personne est appréciée en tant qu'ami, conjoint, collègue et parent. Une telle personne peut aider autrui sur son chemin, sans renoncer à prendre soin d'elle. 

Il est vrai qu'un enfant a besoin de parents disponibles et à l'écoute, qui répondent à ses besoins. Un enfant a aussi besoin de modèles, il a besoin de voir ses parents heureux et continuer d'apprendre et de s'épanouir dans les différentes sphères de leurs vies. Ce pourquoi les parents dans la logique de "sacrifice" et qui vivent par procuration à travers leurs enfants ont pour moi un sérieux handicap, ils n'offrent pas de modèles enthousiasmants pour leurs enfants. 

A la deuxième question, père et mère sont-ils interchangeables ? 

Foncièrement, je pense que oui. Si autrefois on ne voyait jamais de pères changer une couche ou faire un calin, c'est bien différent aujourd'hui, et tant mieux, et bien des mères sont les figures d'autorité dans leur foyer !

A mon sens, un enfant a autant besoin d'un père que d'une mère, cependant, selon moi, ils peuvent donner la même chose, même si ils donneront différemment. La différence sera à mon avis, plus une question de style et de pesonnalité qu'une question liée au genre. 

Même si la société peint l'image d'un père pourvoyeur et protecteur et de la mère tendre, soignante et nourrissante .... qu'est-ce qui empêche une mère de connaître les arts martiaux et de bien gagner sa vie ? et qu'est-ce qui empêche un père de donner un biberon, caliner et donner les médicaments et les caresses ? 

Rien. Si ce n'est les rôles que chacun se plait à jouer ... Je vous assure que dans les familles monoparentales, un seul joue tous les rôles et même si c'est très lourd à porter, surtout si on a peu de soutien, ils y parviennent ! Rien dans notre physiologie ou notre psychologie ne nous empêche d'être tout ce qu'un enfant a besoin que nous soyons. 

Pour moi, l'intérêt d'être deux est surtout d'équilibrer la charge, de pouvoir être un relais l'un pour l'autre et que l'enfant bénéficie des différences de style. 

vendredi 12 septembre 2014

Tu honoreras ton père et ta mère

Je viens de commencer le livre d'Alice Miller intitulé : "Notre corps ne ment jamais". 

Je ne sais pas ce qu'elle a au fond d'elle contre la religion chrétienne, mais la façon dont elle démolit le 4ième commandement en titre de cet article est trop virulente et manque à ce point de bon sens, que forcément des sentiments et émotions fortes y sont mêlés.



Je cite en page 31 : "J'ai vu par hasard une émission de télévision consacrée à ce thème réunissant des autorités religieuses de diverses confessions. Toutes ont déclaré que l'on doit honorer ses parents quels que soient leurs agissements. On cultive ainsi la dépendance de l'enfant. Plus encore que quiconque, les croyants ignorent qu'adultes, ils peuvent se dégager de cette sujetion. Pourtant, à la lumière de nos connaissances actuelles, le 4e commandement recèle une contradiction interne. La morale peut certes nous prescrire ce que nous devrions faire et ce qui nous est interdit, mais non ce que nous devrions ressentir. "

A moins que nous n'ayons pas le même dictionnaire, pour moi, "honorer" est un verbe d'action et pas de sentiment. Donner de l'honneur à quelqu'un c'est lui montrer du respect, prendre en charge son bien-être, parler de lui en bien, avoir une conduite qui ne lui fait pas honte. 

Et selon moi, c'est ce qu'un enfant adulte devrait pouvoir manifester à ses parents. Il n'est pas question ici de continuer à les idéaliser en leur attribuant des mérites qu'ils n'ont pas ou en les remerciant pour les gifles et les insultes reçues, en niant le tort qu'ils nous ont causé, souvent par ignorance. 
Pour moi, tout être vivant (humain ou animal) a droit au respect peu importe ce qu'il fait. Le respect n'est pas l'affection ! Quant au fait de le prendre en charge, c'est ce qui est attendu d'en enfant adulte quand son parent n'est plus capable de le faire. Cela ne veut pas dire qu'on doit se dévouer à nos parents oubliant notre propre vie. On peut très bien les loger dans une institution spécialisée pour s'occuper d'eux. Cependant, si les parents n'en sont plus capables, les enfants devraient faire les démarches en ce sens, et être en contact avec l'institution pour régler les questions qui se posent au fur et à mesure. Si la relation avec les parents n'est pas toxique, on devrait leur rendre visite de temps en temps. 
Pour ce qui est de parler de lui en bien, la majorité des parents qui ont éduqué selon des principes éducatifs trop durs ne l'ont pas fait avec malveillance, ces gens ont aussi des qualités qu'on peut reconnaître et mettre en avant plutôt que de ressasser leurs défauts. Surtout que si on parvient à guérir de son enfance, les blessures auront cicatrisé. 
Pour le dernier point, "avoir une conduite qui ne leur fait pas honte", si un adulte doit avoir une bonne conduite, c'est avant tout pour son bien-être personnel. Un adulte qui a un métier qui lui plait, une vie de famille qui lui plait, qui est heureux, épanoui, équilibré honore ses parents par sa conduite. 

Alors qu'Alice Miller se rassure, les croyants adultes savent très bien qu'ils n'ont pas à vivre dans la sujetion à qui que ce soit. 

D'ailleurs dans son livre "je t'en veux, je t'aime" Isabelle Filliozat cite Maitre Eckart un savant chrétien, qui décrit les étapes vers la foi profonde, ce sont les mêmes étapes qui conduisent à une relation mature avec ses parents : dépendance, contre-dépendance, indépendance, interdépendance. 

Et pour répondre aussi à ce qu'elle écrit en page 32 : Dieu n'est évidemment pas avide de notre amour, il se suffit à lui-même, que nous l'aimions ou pas ne change rien à son bien-être personnel. 
Cependant, il est notre Créateur, et il nous a créé avec le besoin de croire et d'aimer, donc si il souhaite que nous l'aimions, c'est pour notre bien-être à nous. Et Dieu nous a également donné le libre arbitre. Il ne s'impose jamais dans nos vies. D'ailleurs, la Bible dit bien : Approchez-vous de Dieu et il s'approchera de vous. Ce qui démontre avec force et simplicité que c'est à nous de choisir de faire le premier pas ! 

Le seul amour de Dieu qui puisse combler une vie est un amour librement consenti, joyeux, authentique, basé sur la gratitude pour les actes de bonté de Dieu à notre égard. Il n'y a pas de devoir ou d'obligation là-dedans.  

Et pour terminer, elle balaye du revers de main le travail de "la majorité des thérapeutes actuels" parce que selon elle, ils ne travailleraient pas sur les émotions et auraient peur des parents de leurs patients car ils n'auraient pas guérit leur propre enfance. 
Il est évident qu'il y a des thérapeutes de ce genre, mais les considérer comme la majorité, à mon sens c'est inexact, il suffit de voir le succès des livres d'Isabelle Filliozat. Elle appartient à une tendance grandissante, elle n'est pas seule dans ce combat ! Il suffit de regarder la popularité croissante de techniques comme l'EMDR et surtout l'EFT (Emotional Freedom Technique) que je viens de découvrir. 
De plus en plus de gens s'intéressent aux émotions et trouvent des moyens de guérir les émotions refoulées ! La microkiné s'intéresse également à cet aspect des choses !

Il me semble qu'avoir autant travaillé sur la maltraitance des enfants a fait perdre à Alice Miller son optimisme et c'est bien dommage. 

Pour ma part, à voir fleurir les blogs de parents sur la parentalité positive, bienveillante, je suis convaincue que de plus en plus de gens veulent éduquer autrement et faire mieux que les générations précédentes. Je suis convaincue que les récentes découvertes sur le cerveau sont intégrées, communiquées au grand public et mises à profit. Je suis persuadée que bien des gens ont compris que nous avions les outils nécessaires pour rétablir la paix sur terre, et même si nous ne sommes encore qu'une minorité, le mouvement est en marche ! Certainement que dans 2 ou 3 générations, nos approches "révolutionnaires" seront devenues la norme ! 

Et ainsi les livres d'Alice Miller sur la maltraitance des enfants pourront se retrouver non plus sur les rayons des bibliothèques, mais dans les musées comme témoignages d'archives !