vendredi 26 septembre 2014

L'heure du sevrage


Quand je me suis lancée dans l'aventure de l'allaitement, je tablais sur un an. 

Aujourd'hui, cela dure depuis 1 an, 10 mois et 20 jours ! Je ne m'y attendais vraiment pas. 

Je me rappelle que je discutais avec une forumeuse dont le petit avait environ 17 mois, alors que le mien n'en avait probablement que 5 ou 6, et elle me disait qu'elle était passée d'un allaitement "à la demande", à un allaitement "à l'amiable". Et je ne comprenais pas qu'on puisse négocier des tétées !

A chaque âge ses besoins, il a fallu que mon fils atteigne 21 mois pour que je commence à ne plus apprécier qu'il tète autant. Cette aventure a eu des hauts et des bas. 

Déjà à 6 mois, alors que nous devions être à une grande fête de famille, nous étions à la clinique, service pédiatrique. Mr avait chopé une bactérie, mais avant qu'on sache que c'était une bactérie, il recevait une perfusion d'antibiotique toutes les 8h, pendant 5 jours. Je déteste les hopitaux, et qu'on bombarde mon fils d'antibiotiques alors qu'on ignorait encore si c'était viral ou bactérien, cela me mettait dans un grand stress, je ne dormais quasi pas. En plus, pour bien compliquer les choses, une infirmière a voulu m'imposer de l'attendre avant chaque tétée pour peser mon fils ... comme si je n'étais pas capable d'utiliser une balance. Heureusement qu'elle a cédé devant ma détermination. Le gros stress et le manque de sommeil avaient déjà sérieusement entamé ma lactation, mais cette contrainte supplémentaire aurait pu en avoir raison. Grâce à Dieu, après cet épisode, nous sommes encore restés ensemble quelque jours à la maison, histoire que tout reparte sur des chapeaux de roue !

Et puis le temps a passé, quand il a eu 9 mois, je n'ai plus eu droit aux pauses d'allaitement, donc je ne pouvais plus rentrer le nourrir à midi. Il s'est habitué au matin/soir la semaine et à volonté le weekend. Et puis le temps a passé, quand il a eu 18 mois, j'ai perdu mon emploi, avec maman constamment à la maison, le petit addictaulait s'en donnait à coeur joie. Des tétées courtes, mais très fréquentes. 

J'ai commencé à saturer petit à petit. Même si il a une santé de fer, un bon métabolisme, un bon transit, et qu'après la génétique, c'est du à l'allaitement, il faut quand même qu'il mange plus de solides. Et depuis qu'il ne va plus à la crèche, et bien, le solide, ça reste trop limité pour un enfant de son âge. Vu que j'ai rendu mes parents un peu dingues pendant un an à refuser tout ce qui n'était pas du danup et du saucisson, je ne m'en fais pas outre mesure, surtout qu'avec le lait maternel, il a tout ce dont il a besoin, et il pète la forme de toute manière. 

Quand j'en ai eu assez qu'il dorme dans mon lit, j'ai trouvé des livres pour enfants qui abordent le sujet. J'ai voulu en trouver qui parlent du sevrage, et il n'en existe apparemment que deux. Un qu'on trouve sur amazon : on m'a volé mes tétées, et l'autre qui est sur le site de la leche league et qui parle de l'allaitement en général, donc aussi de sa fin, je l'ai commandé, je l'attends toujours. En attendant, je lis moi-même l'art de l'allaitement maternel, de la leche league, en édition française. 

L'allaitement est une belle aventure, je suis contente de m'être accrochée au début, quand c'était dur. Je suis contente d'avoir utilisé les pauses d'allaitement pour rentrer à midi et être avec mon fils. Je suis contente d'avoir abusé de ce moyen génial pour le calmer et le combler. 

J'ai maintenant envie de passer à autre chose. Au départ, je me disais que je voudrais que cela vienne de lui. J'aurais peut être préféré, cela aurait été sans doute plus simple. En réalité, dans une relation de don de soi si forte, il faut aussi se respecter soi-même, et quand on sent qu'on arrive au bout, l'enfant peut très bien le comprendre, même si ce ne sera pas tous les jours simple à accepter. J'ai réduit les tétées de la journée, entre 11h et 17h, normalement, il ne tète plus, sauf si il se fait très mal, ou que quelque chose a perturbé l'emploi du temps.

J'espère qu'on arrête tout à fait aux alentours de ses deux ans, ainsi, j'aurai doublé mon objectif initial et cela me laissera un peu de répit avant de m'y remettre avec un 2e enfant. 


2 commentaires:

  1. Bravo à toi pour ce très long allaitement ! tu auras bien tenu.
    Moi j'aurais voulu allaiter mon petit homme jusqu'à ses un an, mais je commencer à en avoir marre vers 8-9 mois. J'ai commencé à diminuer puis j'ai enfin pu le laisser un week end et souffler un peu, j'en avais vraiment besoin. J'ai prolongé mon congé parental, donc j'étais à la maison. J'ai voulu stopper l'allaitement mais me suis rendu compte que je n'étais pas prête, alors j'ai continuer. Un week end nous sommes parti à Charleville, j'avais oublié mon tire-lait, hélas. Et c'est comme ça que mon allaitement a pris fin. Je l'aurai allaité 11 mois quand même, et je ne regrette pour rien au monde, bien qu'il a fallu s'accrocher par moment.

    RépondreSupprimer
  2. A vrai dire, l'allaitement n'est pas encore fini ... j'ai voulu réduire, ça a réduit un peu, mais pas encore autant que je le voudrais ... le "terrible two" est assez terrible comme ça, je n'ai pas envie d'ajouter encore à la frustration en arrêtant l'allaitement brutalement.

    RépondreSupprimer